HYDROMEL
lique agricole ; c’est à tort qu’on a l'habitude de les en isoler. La pisciculture (voy. ce mot) est, en. effet, un des moyens les plus efficaces et qu'il convient de ne pas négliger pour tirer parti utile des eaux courantes. H. S.
HYDROCÈLE (vétérinaire). — Tumeur molle de la région testiculaire, due à une collection de liquide séreux dans la gaine vaginale.
L'hydrocèle existe rarement comme affection essentielle. Presque toujours, elle est symptomatique d’une autre maladie (hernie inguinale chronique, lésion du cordon testiculaire, ascite). La tumeur qui constitue l’hydrocèle est produite par une distension de la bourse correspondante. Cette tumeur est arrondie, indolente, fluctuante dans toutes ses parties, excepté en arrière, où l’on perçoit invariablement une petite masse dure formée par le testicule. Dans quelques cas, elle atteint un volume considérable et peut descendre jusqu'à mijambe ou même jusqu'au jarret. L’hydrocèle s’accompagne toujours d'une certaine dilatation de l'anneau inguinal supérieur, altération qui prédispose à la hernie inguinale.
La castration est le seul moyen curatif. On doit employer le procédé dit à testicule couvert et placer le casseau aussi haut que possible sur le cordon. P.-J.:0
HYDROCOTYLE (botanique). — Genre de plantes dicotylédonées, de la famille des Ombellifères. Les plantes dont il s’agit ont tous les caractères principaux du groupe auquel elles appartiennent (voy. OMBELLIFÈRES), mais elles se distinguent par quelques traits de valeur secondaire, empruntés surtout à la structure de leur fruit, à leur inflorescence et à leur manière de végéter.
Le fruit est ovale, orbiculaire ou didyme, rarement aplati perpendiculairement à la cloison; ses côtes sont égales et peu prononcées, quelquefois reliées entre elles par des veinules superficielles et anastomosées. Les vallécules sont toujours dépourvues de bandelettes ; quelques espèces en possèdent dans l'épaisseur des côtes, ct seulement visibles, par conséquent, sur une coupe transversale.
Les Hydrocotyle (en français Cotylioles) sont des herbes vivaces (rarement annuelles), dont le rhizome, plus ou moins grêle, rampe sur le sol humide du bord des eaux ou dans la vase, et émet des racines adventives au niveau des nœuds. Les feuilles sont toujours simples, longuement pétiolées, stipulées et de formes assez variables. Les fleurs, ordinairement rapprochées en cymes contractées, forment quelquefois des ombelles simples : ou irrégulièrement composées.
On connait une soixantaine d'espèces, la plupart répandues dans les régions chaudes du globe, et. dont une seule croit dans les endroits marécageux de notre pays, c’est la Cotyliole commune (Hydrocotyle vulgaris L.), plus connue dans les campagnes sous le nom vulgaire d’Ecuelle d’eau. C’est une petite herbe rampante, à feuilles longuement pétiolées, dont le limbe arrondi et pelté est un peu concave en dessus, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec une sébile, d’où son nom vulgaire. Elle n’a aucune importance pratique, bien qu'elle ait passé autrefois pour résolutive et vulnéraire. La Cotyliole d'Asie (H. asiatica L.) qui croit non seulement en Asie, mais aussi en Afrique et dans quelques contrées de l'Amérique méridionale, a été très vantée comme remède infaillible des affections chroniques de la peau, notamment de la lèpre. Elle ne paraît pas avoir justifié le bruit qui a été fait à son endroit. E. M.
HYDROMEL. — Liquide fermenté fabriqué avec du miel. La préparation de ce liquide était connue et pratiquée dans l’antiquité : les Grecs et les Romains en ont fait grand usage. Pendant le moyen âge, on recherchait aussi l'hydromel, qu'on appelait souvent borgéras. Dans les temps modernes,