HYDROPHOBIE
l'usage de l'hydromel a presque complètement disparu, surtout depuis la grande extension prise par la culture de la Vigne.
On prépare l'hydromel, soit avec le miel pur, soit avec les eaux de macération des résidus des rayons. Pour faire de l’hydromel avee le miel pur, on chauffe à 950 degrés un hectolitre d’eau dans une chaudière en cuivre, et l’on y verse en remuant o0 kilogrammes de miel, en ayant soin d’agiter le liquide pour que le mélange soit régulier ; on continue à chauffer, en écumant, jusqu'à l’ébullition qu'on maintient pendant plusieurs heures; lorsque le liquide est réduit d’un quart, on le verse dans une cuve où il se refroidit; on le décante ensuite dans des tonneaux qu’on place dans un cellier sec dont la température doit se maintenir de 15 à 20 degrés. La fermentation commence après deux à trois Jours, et elle dure de cinq à six semaines. Lorsqu'elle est achevée, on procède au soutirage. On obtient ainsi l’hydromel concentré, qu'on conserve dans un cellier ou une cave sèche. On peut le consommer au bout d’un an, ou le garder pendant plusieurs années, Car il s'améliore en vieillissant. On peut lui donner des aromes spéciaux, en ajoutant, au moment de l’ébullition, des plantes ou des fruits aromatiques.
Pour fabriquer l'hydromel avec les eaux miellées, on met à macérer dans de l’eau les résidus des rayons, puis on fait bouillir cette eau ; la fabrication se poursuit comme pour l’hydromel concentré. Le liquide se consomme généralement au tonneau, comme le cidre, lorsque la fermentation est achevée.
On peut distiller les eaux miellées fermentées pour en extraire de l'alcool, transformer la boisson au miel en vinaigre, enfin préparer des liqueurs diverses en mélangeant de la bonne eau-de-vie à l'hydromel concentré.
HYDROPHOBIE (vétérinaire). — Voy. RAGE.
HYDROPISIE (véterinaire). — On peut désigner par cette expression toute accumulation de sérosité dans une cavité quelconque ou dans les mailles du tissu cellulaire, mais il convient d'en réserver l'application aux épanchements passifs qui peuvent se former dans les cavités séreuses. Suivant leur siège, les hydropisies ont reçu des noms variés. L'hydropisie de la poitrine se nomme hydrothorax ; celle de l'abdomen, ascite ; celle des bourses, hydrocèle ; celles du crâne et de l’étui rachidien, très rares chez nos animaux, hydrocéphalie et hydrorachis.
Les hydropisies proprement dites sont produites par une exsudation non inflammatoire ; ce caractère les distingue des épanchements qui accompagnent l’inflammation des séreuses (pleurésie, péritonite, méningite). Elles résultent presque toujours de causes mécaniques, parmi lesquelles vient en première ligne la gêne de la circulation veineuse. On admet une influence de la constitution : le tempérament lymphatique, la cachexie, quelques maladies générales favoriseraient leur production, les détermineraient même dans certains cas (hydropisies dyscrasiques).
Les symptômes de l'hydropisie sont très variables. On reconnaît l’ascite à la forme du ventre, à la fluctuation toujours facile à percevoir; l’hydrothorax aux signes que donnent l’auscultation et la percussion de la poitrine ; l’hydrocele à l'exploration méthodique des bourses.
Le traitement de l'hydropisie est celui de la cause qui lui a donné naissance. Lorsqu'il est impossible d'instituer un traitement rationnel, il faut se borner aux indications symptomatiques, à l’emploi des purgatifs, des diurétiques qui enlèvent au sang une partie du sérum qu’il contient. On peut aussi, dans la plupart des hydropisies, recourir aux moyens chirurgicaux pour donner issue au liquide épanché.
L'hydropisie générale du tissu cellulaire constitue l’altération fondamentale d’une affection grave du cheval (voy. ANASARQUE). P.-J. C.
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