‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 29 sur 198 · HYGROMÈTRE · texte numérisé non relu

HYGROMÈTRE

afin de bien comprendre que le changement qui s’est opéré, sous l'influence d’un esprit élevé, dans la désignation des objets dont nous nous occupons n’a pas été une simple substitution de mots. On vient de voir ce qu'est en réalité l’hygiène, dans son sens général, et spécialement ce qu'a voulu être l'hygiène vétérinaire. On trouvera ailleurs (voy. ZOOTECHNIE) de plus amples détails sur l'impossibilité de considérer isolément le problème hygiénique, en ce qui concerne les animaux. AD

HYGROMÈTRE, HYGROMÉTRIE (météorologie).

— L'hygrométrie est la partie de la météorologie qui a pour objet de rechercher les lois de la variation des quantités de vapeur d’eau contenue dans l'air atmosphérique, suivant les lieux et les saisons. On appelle état hygrométrique de l'air ou humidité relative de l'air le rapport entre la force élastique de la vapeur contenue dans l'air et la force élastique maxima de la vapeur à la même température ; en d’autres termes, comme le rapport des tensions est à peu près égal à celui des poids, l’humidité relative de l’air est représentée par le rapport entre le poids de la vapeur qu’il contient et le poids maximum de vapeur qu’il peut contenir à l’état de saturation, à la même température. Ce rapport est toujours inférieur à l’unité, sauf lorsque l’air est saturé de vapeur d’eau; on l’exprime en centièmes, et dans le langage courant on représente la saturation par 100, et les états intermédiaires par les nombres 1 à 99. Les hygrometres sont les instruments qui servent à déterminer l’humidité relative de l'air.

On distingue quatre sortes d’hygromètres : l’hygromètre chimique, l’hygromètre de condensation, le psychromètre et l’hygromètre d'absorption ou à cheveu.

L'hygromètre chimique consiste en un aspirateur par lequel on fait passer dans des tubes remplis de chlorure de calcium une quantité d’air connue. La différence de poids du chlorure pesé avant et après l'expérience indique la quantité de vapeur d’eau absorbée ; comme, d’autre part, on connait le volume d’air qui a traversé les tubes, on déduit facilement le poids de vapeur contenue dans l'unité de volume. Ce procédé est long et, par suite, il n’est pas d’une application commode dans les observations météorologiques.

Il en est de même pour l’hygromètre de condensation dont le plus moderne est dû à Regnault. La construction de cet appareil repose sur la détermination de la température à laquelle l'air serait saturé par la vapeur d’eau qu’il renferme ; on refroidit un dé en argent rempli d’éther, en faisant passer à travers le liquide, dans lequel plonge un thermomètre, un courant d’air qui détermine une évaporation rapide et, par suite, le refroidissement; on observe la température du thermomètre au moment où le dé se couvre de buée. On à ainsi la température du point de rosée ou de saturation de la vapeur, et comme on connait la force élastique maximum à la température ambiante, on en déduit facilement par le calcul l'humidité relative.

Le psychromètre est usuel dans les observations météorologiques. Il consiste (fig. 136) en deux thermomètres portés par un même support; le réservoir de l’un est entouré de mousseline qui est constamment mouillée ; l’évaporation à la surface de cette mousseline est d'autant plus active que l'air est plus éloigné de son degré de saturation; elle provoque un refroidissement d’où il résulte que la température du thermomètre mouillé est toujours plus basse que celle du thermomètre sec. Des tables construites à l'avance permettent de trouver l’état hygrométrique correspondant aux différences de température des deux thermomètres, pour chaque degré du thermomètre sec. On plonge, quelques minutes avant l’observation, la boule du

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