‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 3 sur 198 · RL ON · texte numérisé non relu

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HOUBIÔN. +

à un grand nombre de £âmifications couvertes de fleurs femelles. On rechhivre l'errgrais d'une bonne couche de terre meuble: | PISCE

C’est ordinairementtau commencemenpt.de la troisième année qu'on plante les perche& ui doi. vent soutenir les longueSStiges du. Houblong Ces perches, suivant les localités; *ont 8 40 et même 12 mètres de longueur. Les unes sont en Chêne, les autres sont extraites de massifs de Sapin ou d’Epicea. Les premières sont solides, mais elles sont lourdes et souvent un peu tortueuses ; les secondes sont très régulières et très droites. Les unes et les autres durent ordinairement dix ans. Un hectare qui comprend 3000 pieds de Houblon nécessite donc, pour les perches seulement, une avance de 2000 à 3000 francs. Ces tuteurs sont préalablement écorcés et ensuite appointillés à leur partie inférieure. Dans le but de rendre aussi durable que possible la partie qu’on implante dans le sol, on en carbonise avec soin la partie extérieure. Les perches sulfatées ou injectées de sulfate de cuivre ont généralement une durée plus longue.

La mise en place des perches a lieu un mois ou six semaines après la taille. On les enfonce dans des trous profonds de 65 à 75 centimètres ou 1 mètre, pratiqués à l’aide d'un pal ou d’une barre de fer, alin qu’elles puissent bien résister, d’une part, à l’action de vents violents et, de l’autre, au grand poids que présentent les tiges et leurs ramifications lorsque celles-ci sont chargées de cônes.

On a proposé à diverses reprises de remplacer les perches, qui engagent un capital important par hectare, par des fils de fer. Mathieu de Dombasle avait pensé que le Houblon accomplirait très bien toutes ses phases d'existence sur des fils de fer horizontaux. L'expérience à permis de constater que cette plante devait pouvoir développer ses tiges verticalement pour donner de bonnes récoltes de cônes. C’est pourquoi M. Stromayer, d'une part, et M. Schattenmann, de l’autre, avaient remplacé les fils de fer horizontaux par des fils verticaux ou obliques. Ces deux moyens de soutenir des tiges de Houblon ayant 8 à 10 mètres de longueur ont donné des résultats satisfaisants dans les lieux abrités de l’Alsace, mais on a été forcé d’y renoncer dans les localités où les vents ont une certaine intensité vers la fin de l’été. En somme, jusqu’à ce jour, les perches bien droites et solidement implantées ont été regardées, malgré la grande dépense qu'elles occasionnent, comme plus pratiques que les fils de fer.

Lorsque, après le perchage, les pousses du Houblon ont environ 50 à 60 centimètres de longueur, on les dirige vers les perches auxquelles on les attache à l’aide d’un brin de paille de Seigle qu'on a fait préalablement tremper dans l’eau pendant vingt-quatre heures. On répète cet accolage une ou deux fois jusqu’à ce que les jeunes tiges enserrent bien les perches et ne tombent pas sur le sol. Au commencement de mai, après le premier accolage et lorsqu'on exécute le premier binage, on supprime toutes les pousses supplémentaires qui affameraient les pieds. Chaque fois que l'on bine la terre qui environne les pieds, on butte légèrement ces derniers. Ces buttages d'été ont pour but de maintenir plus de fraicheur autour des racines. Pendant le printemps et l'été, et à l’aide d’une charrue légère, d’un petit scarificateur, ou d’une houe à cheval, on maintient le sol de la houblonnière propre et meuble.

A mesure que les tiges s'élèvent autour des perches, on procède à l'enlèvement des bourgeons jusqu’à 2 et souvent 3 mètres de hauteur, élévation à laquelle on laisse se développer les branches fruitières. Les ouvriers doivent couper les bourgeons avec un outil bien tranchant et éviter de les détacher des tiges en les arrachant. La même pré-

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