‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 39 sur 198 · COTES FONCIÈRES IMPOSABLE · texte numérisé non relu

COTES FONCIÈRES IMPOSABLE

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Comment ont varié la valeur vénale et le taux de fermage, de 1852 à 1882? Le tableau suivant permet de s’en rendre compte :

Valeur vénale.

francs ee francs Terres labourables. 929 à 17145 1470 a 2649 41061 à 3326 PTÉS INRA RM ENS ANE 1026 22923 1870 3394 1222 3440 Vignes. 2e ri 1000 2000 1140 2180 » »

BOIS ERA a 813 2539 787 1958 440 2974

Taux du fermage.

Terres labourables. 99 à 53 A6 à 83 34à 98 Prés an re 33 10 59 101 40 113

Done, contrairement à ce que l’on constate presque partout en France, il n’y a pas décroissance de la valeur vénale ; le taux du fermage a de son côté subi une hausse assez sensible de 1852 à 1862, hausse qui se maintient en 1882.

El est un élément indispensable du progrès agricole, c’est la machinerie. De ce côté encore, le département d’Ille-et-Vilaine a fait de grands progrès. En 1859, on ne trouvait dans le département, comme instruments perfectionnés, que 6 machines à battre à vapeur. En 1862, le nombre en était passé à 36; on trouvait, de plus, 105 semoirs, 10 faneuses, 6 faucheuses et 2 moissonneuses. En 1882, le nombre des semoirs est de 807, celui des faucheuses de 165 ; celui des moissonneuses atteint 49; il y a 150 faneuses et ràâteaux à cheval, et 7150 machines à battre à vapeur ou à manège.

ut. — 15

IMANTOPHYLLUM

La force motrice employée exclusivement pour l'agriculture comprend 1584 chevaux-vapeur, représentés de la manière suivante : 179 roues hydrauliques d’une force nominale de 746 chevauxvapeur, 102 machines à vapeur d'une force nominale de 553 chevaux-vapeur, 103 moulins à vent d’une force nominale de 285 chevaux-vapeur.

Le département d'Ille-et-Vilaine, ainsi qu’on vient de le voir, est donc dans une situation prospère. Le cidre, dont la fabrication est constamment en progrès, reste non seulement la boisson du pays, mais aussi devient une source d'exportation. Les cultivateurs doivent s'attacher à améliorer sans cesse cette branche de leur culture; en présence de la cherté éventuelle du vin, le cidre, liqueur saine et hygiénique par excellence, trouvera sa place dans l'alimentation de toutes les classes de la société. La fabrication du beurre, d'un autre côté, doit s'améliorer dans le département; c’est encore là une source précieuse de richesses. Lorsque l’on constate qu'en 1882 il a été produit 3 316 211 kilogrammes de beurre représentant une valeur de 7 958 906 francs, on est en droit de se demander si ce n’est véritablement pas là une voie à exploiter, une industrie agricole à améliorer.

Un grand nombre d'associations agricoles entretiennent le mouvement de progrès et instituent de nombreux concours. Ce sont : la Société départementale d'agriculture, la Société centrale d'agriculture et quarante-trois comices agricoles organisés dans chacun des cantons du département.

Depuis l'institution des concours régionaux agricoles, quatre de ces solennités se sont tenues à Rennes, en 1863, en 1872, en 1880 et en 1887. La prime d'honneur y a été décernée deux fois : en 1863, à M. Gilbert, aux Grands-Champs, en Piré; et en 1872 à M. Desprez, à la Guerche. Le prix d'honneur des fermes-écoles a été décerné en 1872 à M. Bodin, directeur de la ferme-école des Trois- Croix.

Au point de vue de l’enseignement agricole, le département d’Ille-et-Vilaine possède une fermeécole, fondée en 1827, aux Trois-Croix, par M. Bodin. A cette ferme-école est jointe une fabrique d'instruments agricoles, et il convient de faire remarquer que c’est de Rennes qu’est parti le mouvement de progrès que nous avons constaté. Depuis 1886, une école pratique de laiterie pour les filles a été créée à Coëtlogon, dépendance de la ferme des Trois-Croix. Le département possède également une station agronomique à Rennes, et une chaire départementale d'agriculture. G. M.

IMANTOPHYLLUM (horticulture), — Synonyme de Clivie (voy. ce mot).

IMBIBITION. — Voy. CAPILLARITÉ.

IMMOBILITÉ (vélérinaire). — L'ancienne hippiatrie a donné cette appellation, conservée dans le langage vétérinaire moderne, à un état pathologique des centres nerveux dont le caractère principal consiste en une grande difficulté ou même l'impossibilité d'exécuter certaines actions locomotrices. Propre aux Solipèdes, l’immobilité est surtout commune chez les chevaux à tête longue et busquée, à front étroit. Souvent sa véritable cause ne peut être saisie. En dehors des différentes affections de l’encéphale dont elle est parfois la terminaison, les circonstances étiologiques qui président à son développement sont encore à déterminer.

Deux symptômes principaux dénoncent l’immobilité : la somnolence, l’hébétude, l'apathie des sujets, et une gêne plus ou moins marquée dans l'exécution des mouvements. Mais ces phénomènes anormaux sont plus ou moins apparents suivant certaines circonstances ; en général, l’échauffement par le travail, la fatigue, l'influence de la température élevée et surtout l'exposition au soleil les rendent plus évidents. Au repos, le cheval immobile est insensible à ce qui se passe autour de lui;

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