‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 42 sur 198 · IMPOTS · texte numérisé non relu

IMPOTS

cation des débouchés, une importance considérable dans quelques communes de la Provence, notamment à Ollioules et à Bandol ; la surface consacrée à cette culture est passée de 20 hectares en 1835 à 1200 hectares en 1885 (Gos, Production des fleurs d’'Immortelles en Provence). Ce sont le plus souvent les petits cultivateurs qui s’adonnent à cette culture. Les meilleures expositions sont les situations abritées, recevant directement les rayons du soleil. On propage la plante par boutures mises en pépinière au commencement de l'été, et repiquées en plein champ en automne ou, sur les points moins abrités, au printemps suivant. On plante en lignes, en espaçant les pieds de 40 centimètres en tous sens, en arrosant pour assurer la reprise. Des labours à la herse, des sarclages, un buttage à l’automne pour préserver les plantes pendant l'hiver, constituent les principaux soins de culture. Au mois de juin de la seconde année de la plantation, on obtient une première récolte de fleurs. On enlève . celles-ci avant leur épanouissement, et on les laisse en paquets sur le sol pendant vingt- quatre heures, pour qu’elles achèvent de s'épanouir. On les épluche et l’on en fait des bottes qu’on suspend dans une pièce sèche, exposée au midi. Une plantation d’Immortelles peut durer de huit à dix ans. Il convient de lui donner des engrais, au moins tous les deux ans; le tourteau et le fumier d’écurie consommé sont les engrais les plus employés. Les fleurs sont vendues pour la préparation de couronnes mortuaires ou de bouquets. La valeur du produit brut est soumise à des oscillations assez grandes, par suite des variations subies par les prix ; on l’évalue, en moyenne, à 500 francs par hectare.

Les Limaces, les Escargots, les Pucerons font parfois d'assez grands dégâts dans les plantations ; il en est de même de la chenille de la Vanesse du Chardon. On peut détruire ces parasites en leur faisant la chasse ou en saupoudrant les feuilles de la plante, lorsqu'elles sont couvertes de rosée, avec de la chaux finement pulvérisée.

IMPÉRIALE (COURONNE) (horticulture). — Voy. FRITILLAIRE.

IMPÉTIGO (vétérinaire). — Maladie cutanée caractérisée par une éruption de vésicules acuminées se remplissant rapidement de sérosités mielleuses et formant des croûtes jaunâtres, visqueuses, suintantes. On a distingué plusieurs variétés d’impétigo, mais cette maladie étant rare chez nos aninaux, nous ne dirons rien de ses modalités.

Pour traiter cette affection localement, on emploie les lotions légèrement astringentes ou la glycérine iodée, la teinture d’iode en applications quotidiennes. A l’intérieur on administre les arsenicaux ou les iodurés. P.-J. C.

IMPOTS (économie rurale). — L'impôt est la partie du revenu de chacun que demande le gouvernement d'un pays pour subvenir aux dépenses des services publics. La nécessité de l'impôt résulte de l'existence même des hommes en société. Il ne peut être question ici de disserter sur la nature même de l’impôt, mais de résumer brièvement l'influence que peuvent exercer les diverses sortes d'impôt sur la richesse agricole. On considère assez souvent l'impôt en lui-même comme une charge de l'agriculture; ce terme n'exprime pas une idée juste. En effet, si l’on supprime l'impôt, l'État ne garantira plus ni la sécurité, ni la justice, n'exécutera plus de travaux publics qui profitent à tous ; on reviendra à l'état barbare. L’impôt doit repré- senter la part de chacun dans les dépenses nécessaires de l'association humaine dont il fait partie ; il ne devient réellement une charge que lorsque le faux en est excessif et que la répartition en est faite contrairement aux principes d’une juste proportiotaalité entre tous les citoyens. C’est précisément vette proportionnalité qu'il est souvent dif-

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