INCINÉRATION
INCINÉRATION (chimie). — Opération qui a pour objet de soumettre les substances organiques à la combustion, afin de déterminer la proportion de matières minérales qu’elles renferment (voy. CENDRES DES VÉGÉTAUX).
.INCISION (horticulture). — Opération qui con- Siste, comme le mot l’indique, à inciser l'écorce des arbres fruitiers. Elle agit dans le même sens que les entailles (voy. ce mot), c’est-à-dire que quand on fait une incision transversale sur une branche, toute la partie qui est placée au-dessus se développera lentement pour la raison que l’alimentation s’y fera mal, les liquides puisés par les racines ne pouvant plus s’y élever librement. Par contre, la partie placée inférieurement se développera avec plus de vigueur, toute l’activité de la végétation étant concentrée en ce point. Ge moyen est fréquemment mis en pratique, quand il s’agit d'augmenter ou de diminuer la vigueur d’un rameau ou d’une branche. L’incision se fait alors à l’aide de la serpette ou du greffoir ; elle ne doit trancher que la partie corticale, aussi se cicatriset-elle très vite et est-il souvent utile de la renouveler dans le cours de la même année.
L’incision faite sur tout le pourtour d’un rameau prend le nom d’incision annulaire.
L’incision peut encore se faire en sens longitudinal. Elle agit alors favorablement sur le grossissement des tiges. On l'utilise pour réduire le bourrelet des greffes. Dans le cas de la maladie des arbres à fruits à noyaux, et principalement du Pêcher, maladie que l’on désigne sous le nom de gommose, et qui consiste en la transformation des tissus cellulaires en gomme, l’incision longitudinale, en mettant les parties malades au contact de l’air extérieur, empêche le développement du mal et peut amener dans une certaine mesure la guérison du sujet atteint. J. D.
INCISION ANNULAIRE (viticulture). — L'’incision annulaire a été proposée à maintes reprises pour améliorer et régulariser la production de la Vigne. Cette opération consiste à détacher un anneau d’'écorce, soit vers l’origine d’un rameau aoûté de l’année précédente, de manière que tous les rameaux qui naîtront de l’évolution de ses bourgeons bénéficient de son influence, soit à la base d’un jeune rameau encore herbacé de l'année même. La bande détachée ne doit pas être trop large, de manière à pouvoir se cicatriser pendant le courant de l’année ; on la limite habituellement dans ce but à 0,005. L’incision se fait tantôt avec une serpette ordinaire, tantôt au moyen d'outils spéciaux (coupe-sève ou pince à inciser). Le premier de ces outils est formé d’une pince dont les mors, échancrés, portent chacun un double tranchant destiné à couper circulairement l'écorce et
Ar Tree
Fig. 147. — Pince à inciser.
une lame perpendiculaire au plan de ces tranchants qui enlève l’écorce entre les deux sections. La pince à inciser (fig. 147) est armée de deux mâ-
choires portant une série d’entailles au moyen des-
quelles on peut arracher l’écorce sur une largeur égale à l’épaisseur des mors. La manière d’employer ces deux instruments est la même : on saisit le rameau au point convenable, de manière à en embrasser la circonférence et l’on fait tourner l’instrument dans un plan perpendiculaire à l’axe de la branche.
L'incision annulaire doit être faite avant la floraison, On voit après l'opération se former deux