RENDE- RENDEMENT PROVINCES SURFACES MENT TOTAL MOYEN
hectares quintaux quintaux
métriques métriques Done le ER Len 7 340 000 3 369 200 9,90 Nord-Ouest et Oude.. 2096000 18474000 8,81 SAUT CHOSE 2783 000 26930600 9,63 Provinces centrales. 4 561 000 8 997 530 5,50 151 0 UP EN LE TETE 3923 000 1 155 020 3,57 Bombay ARE rs. 1188 000 8014000 6,74 Provinces anglaises. 89291000 66 540 350 8,02 KASDOMNT A seed 200 000 1333 330 6,67 Rajpootana .......... 600 000 3 360 000 5,60 Inde centrale... 4 400 000 5 000 000 3,97 Hyderabad:.,.... 4 458 000 1140000 2,49 MINSSO TER 0. + 23 doute 8 000 20 560 2,57 Etats indigènes..... 2 666 000 10 853 890 4,08 Totaux et moyenne... 10957 000 71394240 7,06
Les régions où la culture du Blé a pris le plus d'importance sont celles où les chemins de fer ont aujourd’hui la plus grande longueur ; d'autre part, l'ouverture des voies ferrées paraît concomitante avec l'accroissement de la production du Blé. En 1876, l'Inde possédait 12 000 kilomètres de chemins de fer, et l’étendue cultivée en Blé était évaluée de 3 à 4 millions d'hectares ; en 1883, on y comptait
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17 500 kilomètres de voies ferrées, et le Blé oécupait près de 7 millions d'hectares ; en 1886, la longueur des voies ferrées est évaluée à 20 000 kilomètres, et l’on cultive près de 11 millions d'hectares en Blé. La culture du Blé ne dépasse pas le 15° degré de latitude, sauf dans le Myssore, mais c’est dans les provinces septentrionales qu’elle atteint les plus fortes proportions. Dans ces provinces, elle paraît avoir atteint ses limites extrêmes; mais il n’en est pas de même dans les autres régions du pays, notamment dans les provinces centrales ; là, de vastes surfaces d'un sol fertile, n’exigeant que peu de travail, pourront avantageusement produire du Blé le jour où les difficultés actuelles de transport auront disparu. On peut, sans exagération, évaluer à 25 millions d'hectares la surface que l'Inde peut cultiver en Blé; lorsque ce total sera atteint, la production actuelle sera plus que doublée. La consommation s’accroitra sans doute dans des proportions semblables; mais il est peu probable que les producteurs renoncent aux bénéfices que leur assure le commerce d'exportation, singulièrement favorisé par le change. Il est donc certain que le commerce du Blé indien continuera à jouer, pendant une longue série d'années, un rôle au moins aussi considérable que celui qu’il joue actuellement.
Sous un climat aussi chaud que celui de l'Inde, les irrigations sont appelées à exercer une influence capitale ; aussi sont-elles pratiquées de toute antiquité dans une grande partie du pays. Pour n’en citer que quelques exemples, dans le Myssore, on compte plus de 3700 réservoirs anciens qui captent les eaux des rivières et de la plupart de leurs affluents ; dans la présidence de Madras, on compte 33 000 réservoirs de ce genre. De nombreux canaux servant à l’arrosage ou à la navigation, ou simultanément à ces deux buts, ont été creusés dans toutes les parties du pays. C’est surtout depuis 18923 que ces travaux ont été entrepris : actuellement sur 80 millions d'hectares annuellement consacrés à la culture, on en compte 12 millions soumis à l'irrigation, dont 3 millions et demi arrosés par des canaux spéciaux aux irrigations, » millions par des puits et le reste par des sources captées. Les principaux canaux ont été établis dans les provinces septentrionales ; au premier rang se place le grand canal du Gange, ouvert en 1854, dont la branche principale a une longueur de 1050 kilomètres, et dont les branches secondaires ont une longueur totale de 4800 kilomètres, soit en tout 5850 kilomètres. Le canal oriental de Jumna, ouvert en 1830, est long de 1200 kilomètres; celui de Sirhind est long de 850 kilomètres ; celui d’Agra est long de 120 kilomètres. D’une manière générale, les districts les plus peuplés sont ceux dans lesquels les travaux d'irrigation les plus importants ont été exécutés jusqu'ici.
Les forêts de l’Inde présentent un intérêt spécial, non pas seulement sous le rapport climatérique et commercial, mais aussi comme élément actif pour procurer des ressources fourragères nécessaires au bétail dans les années de grande sécheresse qui arrivent trop fréquemment sous ce climat torrides Aussi depuis quarante ans, le gouvernement anglai. s'est préoccupé des movens propres à enrayer le déboisement provoqué par la hausse des prix des bois précieux qui constituent le fond de la plupart des forêts. Un service forestier spécial a été organisé, et il fonctionne aussi régulièrement que dans les pays d'Europe; son action s'étend surtout sur 6 390 000 hectares de forêts dites réservées dans les provinces anglaises, en dehors des vastes étendues boisées comprises dans les États indigènes. Une école forestière a été créée à Dehra-Doon pour former les agents de ce service.
Par suite de l'insuffisance des ressources fourragères, le bétail est relativement rare dans presque toutes les parties du pays. Les races chevalines ou
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bovines sont de petite taille, mais robustes et rustiques ; dans la plus grande partie du pays, les Buffles sont nombreux et ils sont employés à tous les travaux de culture. Des croisements des races ovines du pays, soit avec des races anglaises, soit surtout avec la race Mérinos, ont donné des résultats variables suivant les provinces. Les pores sont assez nombreux, sauf dans les Etats où les musulmans ont pris le dessus. Les déjections des bêtes à cornes sont le plus souvent séchées pour servir de combustible ; ce détail suffit pour donner une idée de l'insouciance qui préside à la fumure des terres; l'emploi des engrais, sauf en ce qui concerne le parcage des moutons, est extrêmement rare.
Le régime du sol dans l’Inde anglaise est encore placé sous les anciennes coutumes des Hindous, modifiées, d’une part, par les lois musulmanes auxquelles une partie du pays a été soumise, et d'autre part par des lois spéciales édictées par le gouvernement anglais. La propriété privée, telle que nous la comprenons, n'existe pas dans l'Inde, sauf dans quelques districts peu peuplés, où des ventes régulières de terres vaines ont été faites, principalement à des Européens, pour des plantations de Caféier, d'arbre à Thé et d'arbre à Quinquina. En principe, l'Etat ou le souverain est le propriétaire unique du sol, et il tire la plus grande partie de ses revenus du fermage, lequel se fait suivant des méthodes différentes. Tantôt le fermage est payé directement par le cultivateur indigène (ryot), tantôt il est payé par des confréries ou des réunions de ryots formant des villages, tantôt par des tenanciers (rameendar ou talookdar), intermédiaires qui ont affermé de vastes surfaces territoriales ; ces derniers sont de véritables fermiers. A diverses reprises, la compagnie des Indes, puis le gouvernement anglais ont apporté des modifications au régime du sol dans les provinces placées directement sous l’autorité de la métropole. Le droit des occupants a été déterminé, et plusieurs lois ont fixé le taux des contributions. Néanmoins, dans la plus grande partie du pays, l’ancien système féodal est resté en vigueur avec peu de changements; les ouvriers agricoles peuvent être considérés comme des serfs. Pour l'Inde entière, le rendement de l'impôt foncier est d'environ 5950 millions de francs, soit plus de 2 francs par tête d’habitant, ce qui est énorme si l’on tient compte de la faible valeur des denrées agricoles.
Le sol est d’ailleurs très morcelé. Dans le Bengale, on ne compte que 98 000 exploitations d’une étendue de 8 à 200 hectares, 12 000 exploitations entre 200 et 8000 hectares et 450 d'une étendue supérieure. La situation est analogue dans le reste de la presqu'île. La culture $e fait avec les instruments les plus primitifs ; les salaires agricoles sont extrèmement faibles.
INDE FRANÇAISE. — Les possessions actuelles de la France dans l’Hindoustan ne sont plus que des débris de l’ancien empire des Indes. Voici quelques détails sur les quatre établissements principaux.
1° Pondichéry et ses dépendances, sur la côte de Coromandel, d’une étendue de 29 122 hectares : on y compte 6600 hectares en Riz, 10 000 en autres grains, 285 en cultures potagères, 30 en Bétel, 6 en Tabac, 30 en Cotonnier, 2277 en arbres fruitiers, 442 en Indigotiers. Les terres incultes et celles du domaine public occupent le tiers du territoire.
2° Yanaon, sur la côte d’Oriza, d’une étendue de 1:30 hectares, sur lesquels on compte 635 hectares en Riz et autres grains, et 640 en Bananiers et en bois.
3° Mahé, sur la côte de Malabar, d’une étendue
de 5909 hectares, sur lesquels on compte 1470 hec.
tares en Riz et 3985 en arbres fruitiers.
4 Karikal, sur la côte de Coromandel, d’une étendue de 13515 hectares, dont 8065 en Riz, 600 en autres céréales, 130 en potagers, 16 en Bétel,