INDIGESTION
vices d’eaux à des usages agricoles ou domestiques ; établissement de clôtures ; plantation de houblonnières ; plantation de vergers ou arbustes à fruits ; mise en culture de terres vagues ; colmatage de terres ; établissement d’endiguements et d’écluses pour garantir des inondations.
2° Amélioration dont on doit donner avis au bailleur : drainage.
3° Améliorations pour lesquelles le consentement du bailleur n’est pas requis : emploi de phosphates de chaux non dissous ; emploi du sulfate ou du carbonate de chaux ; écobuage ; terrage ; chaulage ; marnage ; erxiploi d'engrais artificiels” ou autres achetés par le fermier ; consommation sur la ferme par les bêtes à cornes, ‘les moutons et les porcs, de tourteaux et autres nourritures qui ne seraient pas récoltées sur la ferme.
La loi a réglé, en même temps, la procédure à suivre pour régler les indemnités, pour faire les expertises, pour assurer la part des bénéfices à revenir aux deux parties dans chaque cas spécial. Cette loi n’est applicable jusqu'ici qu'en Angleterre, etnon en Ecosse et en Irlande. HS.
INDIGESTION (vétérinaire). — On entend par ce mot l'arrêt subit, momentané et accidentel des fonctions digestives. Sous l'influence de causes nombreuses et très variées dans leur nature, les sécrétions physiologiques de l'estomac et de l'intestin peuvent être très diminuées ou taries; souvent aussi, par l’action de ces mêmes causes, les contractions lentes, insensibles, qui font cheminer les substances alimentaires ne s'effectuent plus, et les organes préposés à la digestion perdent la faculté de dissoudre les aliments.
Fréquentes chez les herbivores, les indigestions sont rares chez les carnassiers qui vomissent très facilement et se débarrassent ainsi en quelques instants des substances qui surchargent leur estomac. Parmi nos animaux herbivores, il en est qui, entretenus en liberté, en plein air, mangeant à leur volonté, prenant peu d'aliments à la fois, ne sont guère exposés à ces accidents. Il en est d’autres, compagnons serviles de nos travaux, qui sont souvent condamnés à de longues abstinences, qui endurent fréquemment la faim et la soif, et qui, en raison même de leur mode d'utilisation, sont obligés de prendre leur repas très rapidement ; fréquemment chez eux les aliments s’entassent dans l'estomac sans avoir été triturés, imprégnés de salive : une indigestion en est facilement la conséquence. Outre la préhension d’une trop grande quantité d'aliments à la fois, il faut encore indiquer comme causes principales des indigestions, la mauvaise qualité de ces aliments, les altérations variées que l’on y constate : foins vasés, poudrés, moisis, récoltés dans de mauvaises conditions ; l'ingestion de quelques plantes (Trèfle, Luzerne) lorsque les animaux les prennent dans certaines circonstances, quand, par exemple, ces plantes, après avoir été couvertes d’une abondante rosée, ont subi l’action du soleil.
Envisagée dans les diverses espèces animales, l'indigestion offre des modalités nombreuses dont la connaissance est importante, parce qu’elles commandent des indications thérapeutiques différentes. Les indigestions du cheval ayant été étudiées à l’article COLIQUES, nous nous bornerons à exposer ici les principales considérations relatives aux indigestions des Ruminants et des Carnassiers.
INDIGESTIONS DES RUMINANTS. — On distingue l'indigestion du rumen, celle du feuillet et celle de la caillette.
Indigestion du rumen. — Encore désignée sous les noms de fympanite, de météorisation, l’indigestion du rumen est une affection très commune sur les animaux des races bovines. Elle se manifeste presque invariablement sur les animaux nourris aux pâturages ; il est rare de la constater sur