‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 57 sur 198 · INFLUENZA · texte numérisé non relu

INFLUENZA

snomènes d'entrainement si fréquents dans les ;plantes (voy. RAMIFICATION, SOUDURE). | |

Il arrive assez souvent que le fait dont il s’agit -se produise, sans que l'union des deux axes se prolonge aussi loin; ce qui fait que le pédoncule

général devient libre à une hauteur variable au- .dessus de la feuille ou bractée mère, mais sans .atteindre le niveau des appendices supérieurs. L'inflorescence est alors dite extra-axillaire. Cer- “tains Sedum, quelques Hydrangea, montrent des «exemples de cette disposition.

L’entrainement peut avoir lieu entre le pédon- .cule et la feuille même à l'aisselle de laquelle il “est né; c'est ce que l’on voit facilement dans les .Helwingia etles Phyllonoma, où les inflorescences sont insérées au milieu ou vers le haut de la face

supérieure des feuilles (fig. 167), et aussi dans les Tilleuls, où l'union du pédoncule commun se fait -avec une grande bractée foliacée.

D’autres fois, c’est au contraire la bractée ou ‘feuille mère d’un axe d’inflorescence qui est entraînée plus ou moins loin par lui, et l’on conçoit - qu’il puisse en résulter, à l’état adulte, une complication, un dérangement dans le rapport des “parties qui rendent assez obscure la véritable -nature des phénomènes, surtout quand ces unions -se font à des hauteurs différentes les unes des autres. L'Orpin blanc (Sedum album L.) est, sous

-ce rapport, {rès instructif à observer.

Chez un assez grand nombre de plantes, les . adhérences dont il s’agit se produisent entre inflo- -rescences voisines, et l’aspect général de l’en- - semble peut devenir ainsi on ne peut plus irrégulier. “Bon nombre de Borraginacées et de Solanacées nous en offrent des spécimens plus ou moins com- «pliqués. Telles, par exemple, sont la grande Con- - soude (Symphytum officinale L.), la Pomme de <terre, la Douce-amère, et une foule d’autres.

: Il serait d’ailleurs impossible de développer - dans le cadre restreint qui nous est assigné, toutes -kes modifications qu'on peut observer dans les . plantes à l’égard de ces anomalies; et nous devons

prier le lecteur de se reporter, pour plus amples “renseignements, aux traités spéciaux de Botanique :générale. E. M.

INFLUENZA (vétérinaire). — Par ce mot, on désigne une maladie épizootique des solipèdes, ana- : logue à la grippe de l’homme, et qui est souvent

confondue, dans la pratique, avec une affection catarrhale simple des voies respiratoires ou avec la -fièvre typhoïde bénigne.

L’influenza débute ordinairement par un état fé- “brile, variable dans son intensité. Les sujets deviennent subitement tristes et perdent l'appétit; la tête est portée basse, la bouche est sèche, le pouls : petit, les muqueuses jaunâtres ; la respiration tou- Jours notablement accélérée est petite, quelquefois “tremblotante et parait douloureuse. Ces manifesta- “tions sont parfois si peu accusées, qu’elles n’attirent “pas tout d’abord l'attention. Dans quelques cas, la -maladie s'annonce par une toux, d’abord sèche, courte, sonore, puis grasse, accompagnée d’expec- :foration; on constate une sensibilité excessive de la gorge, un empâtement de l’auge et certains signes révélés par l’auscultation et la percussion.

Lorsque l’influenza cst localisé plus particulière- -ment à la gorge, il survient du ptyalisme ; le jetage êst souillé de parcelles alimentaires, et, comme - dans l’angine, lors de la préhension des liquides, une partie de ceux-ci est rejetée par les naseaux.

Assez souvent, dans le cours de l’influenza, il sur- “vient des symptômes oculaires. Les troubles du système nerveux et de l'appareil digestif, qui ont * fait établir dans l’influenza une forme nerveuse et -mne forme abdominale, sont rares.

La durée de la maladie est ordinairement d'une

‘à deux semaines. La terminaison à peu près con- -Stante est la résolution,

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