‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 58 sur 198 · INOCULATION · texte numérisé non relu

INOCULATION

L’étiologie de l’influenza est fort obscure. Bien des causes ont été signalées comme susceptibles d’en provoquer le développement. Indiquons principalement : les variations atmosphériques, les vents du nord et de l’est, la présence dans l’air d’un excès d'ozone. Mais l’action des influences pathogéniques incriminées est tout hypothétique. La maladie est vaisemblablement produite par une cause spécifique encore indéterminée.

Le traitement est en général très simple. Il faut entretenir une parfaite aération et une douce température dans les locaux habités par les malades. Si l'appétit est conservé, on donnera des boissons farineuses tièdes, des plantes-racines, du vert. S'il survient des complications, une prompte intervention est nécessaire. Pendant la convalescence, ordinairement assez longue, les animaux ne doivent être utilisés qu’à un travail modéré. P.-J.C.

INGA (arboriculture). — Genre de plantes de la famille des Mimosées, originaires de l'Amérique tropicale, constitué par des arbres et des arbrisseaux à feuillage élégant, dont le bois est employé par l’ébénisterie. On en cultive dans les serres d'Europe plusieurs espèces, notamment : l’Inga pulcherrima, arbuste à feuilles bipennées et à fleurs rouge cramoisi, et l’I. anomala, à fleurs en grappes terminales verdâtres. Ces plantes se cultivent comme l'Acacia Julibrizin dont elles sont voisines.

INGENHOUSZ (biographie). -— Jean Ingenhousz, né à Bréda (Hollande) en 1730, mort en 1799, naturaliste et chimiste, s’est fait connaître par des recherches importantes, notamment sur la nutrition et la respiration des plantes. Ces dernières études ont été publiées sous le titre : Experiments on vegetables discovering their great power of purifying the common air in sun-shine, but injuring it in the shade of night (1779). H. S.

INOCULATION (vétérinaire). — Opération qui consiste à introduire dans l’organisme une parcelle virulente ou un produit suspect, soit pour prévenir une maladie contagieuse grave (péripneumonie, clavelée, charbon) en conférant l’immunité aux animaux, soit pour déterminer avec certitude la nature d’une affection qui ne s’accuse que par des manifestations douteuses (morve, rage). Dans le premier cas, l’inoculation est préventive; dans les autres, elle est révélatrice.

La pratique des inoculations préventives est basée sur ce fait que certaines maladies infectieuses transmises artificiellement, en se plaçant dans des conditions rigoureusement spécifiées, sont infiniment moins graves et entrainent toujours une mortalité beaucoup plus faible que si elles sont contractées naturellement par l’une des nombreuses voies de la contagion, tout en conférant cependant l'immunité aux sujets inoculés; telles sont la péripneumonie et la clavelée. Lorsque l’inoculation prophylactique est faite avec le liquide virulent immédiatement recueilli sur le malade, avec le virus non atténué, elle n’est pas toujours inoffensive, bien s’en faut. Aussi a-t-on cherché, dans ces derniers temps, à perfectionner la méthode des inoculations préventives, en dépouillant les matières virulentes ou les éléments spécifiques eux-mêmes d’une partie de leur funeste activité. De précieux résultats ont déjà été obtenus pour le choléra des poules, la clavelée, le rouget, le charbon et la rage.

Les inoculations révélatrices sont employées dans la morve et le farcin, lorsque ces maladies ne s’accusent que par des symptômes qui laissent le diagnostic incertain, et aussi dans les cas de suspicion de rage, soit que les animaux aient succombé avant d’avoir été soumis à l'examen d’un vétérinaire, cas où la signification des symptômes qu'ils présentaient n’a pas été saisie; soit que, pendant la vie, on n’ait pas constaté chez eux les manifestations qui, dans la presque totalité des cas, caractérisent si nettement la terrible maladie. «

Page 1