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Fig. 119. — Ancicnne houe à cheval à bâti en bois.
d'un usage presque général pour les façons à donner aux Vignes.
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Les houes à main sont remplacées dans un grand nombre d'exploitations par la houe à cheval. Cet instrument, inventé au dix-septième siècle par l'Anglais Jethro Trull, a été introduit en France dans le courant du siècle dernier ; mais c’est seulement depuis soixante à soixante-dix ans qu’il s'est répandu dans les fermes ;: son usage est devenu d'autant plus général que le prix de la main-d'œuvre a augmenté partout. L'ancienne houe à cheval se compose (fig. 119) d’un bâti constitué par un age A flanqué de deux bras B et B', montés à charnières aux deux tiers de sa longueur, et articulés à leur extrémité par deux tiges se croisant. L’age est soutenu par une petite roue Ï qui s’y relie par un régulateur, et le tirage se fait en J; deux mancherons E et E' sont fixés à l’arrière de l’instrument. Un petit soc H est placé en avant de la charnière, et chaque bras est muni de deux couteaux dont le premier D est vertical et le second C coudé de façon à présenter son tranchant parallèle-
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dité, la profondeur à laquelle on veut exécuter le travail, etc. Le cadre qui porte les lames est mobile dans le sens transversal à l’extrémité d’un levier régulateur, que le conducteur tient des deux mains et qui lui permet de suivre les sinuosités qui peuvent se rencontrer dans les lignes de plantes. Deux chaines attachées au cadre se terminent à deux roues fixées sur une traverse que porte l'avant-train ; en agissant sur un levier, on relève instantanément toutes les lames, et l’on peut-tourner sans encombre aux extrémités des lignes. La souplesse de l'instrument lui permet de suivre les irré-
ment à la surface du sol. Pour
travailler, on règle l’entrure par la roue I, on règle aussi l’écartement des bras suivant la largeur de la raie à parcourir : le soc H 3 fend et coupe dans le milieu de cette raie, les couteaux verticaux fendent le sol sur les côtés et les lames coudées rasent toutes les mauvaises herbes qu'elles rencontrent. Cette houe, propre spécialement pour le sarclage des plantes en lignes assez écartées, Pommes deterre, Betteraves,Carottes, etc., est généralement remplacée aujourd’hui par des houes à bâti en fer et montées sur deux roues (fig. 120) ; les socs sont fixés par des colliers à la traverse postérieure du bâti; comme ils sont mobiles, on peut les rapprocher ou les écarter :
les uns des autres, suivant l’écartement des lignes de plantes. — Au même type se rattachent les houes dites à expansion (fig. 121) dans lesquelles les rasettes peuvent être écartées ou rapprochées à volonté, soit en les faisant glisser sur les tringles qui les
. Fig. 120. —Houe perfectionnée à bâti en fer.
gularités du sol, sans entamer les plantes cultivées. La houe peut servir pour des écartements de lignes très différents; à cet effet, les lames sont mobiles sur le cadre qui les porte, et il suffit de desserrer quelques écrous pour en régler l’écartement à volonté. Avec un cheval, un enfant pour le conduire et un homme pour diriger l'instrument, on peut sarcler, dans une journée, de quatre à einq hectares de céréales, de Betteraves ou d’autres cultures. La largeur de ces houes est, dans les modèles moyens,
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portent, soit en changeant l’écartement de ces tringles qui sont montées à charnière. Z
Des houes de plus grandes dimensions ont été construites lorsque la culture des céréales en lignes s’est développée sur une grande échelle. Plusieurs modèles ont été imaginés, tant en France qu'en Angleterre.
La figure 122 montre une houe du système Garrett. Un avant-train monté sur deux grandes roues, auquel est fixé le brancard d’attelage, porte Le bâti ou cadre en fer de la houe sur lequel sont fixés des leviers horizontaux munis de lames en acier verticales coudées à leur partie inférieure à angle droit ou un peu obtus, de telle sorte que les tran-
chants soient tournés alternativement à droite et à |
gauche, pour travailler dans l'espace qui les sépare. Chaque levier porte à son extrémité un poids qui détermine l’entrure de la lame, et que l'expérience apprend à placer suivant la nature plus ou moins compacte du sol, son état de sécheresse ou d’humi-
UE roiollfimetst et
Fig. 121. — Houc à expansion.
de 1",20 ; elle atteint et dépasse même 2 mètres dans les plus grands modèles.
Parmi les houes à cheval construites en France, cèlles du système Bajac (fig. 123) se recommandent par leur simplicité et leur bon fonctionnement; elles sont à soes mobiles et indépendants; le cadre est, comme dans le modèle précédent, mobile dans le sens transversal ; l’entrure des couteaux et des socs se règle à volonté. Ces instruments présentent, sur les modèles anglais, l'avantage de coûter beaucoup moins cher.
Les houes ordinaires sarclent entre les lignes de plantes; pour que les sarelages puissent être opérés en travers des lignes comme en long, il est nécessaire que les semailles soient faites en quin-
HOUE conces ; on atteint ce résultat dans la plantation des Pommes de terre en poquets sur raies croisées;
mais, pour la plupart des autres plantes, les semis étant opérés en lignes, on doit, après la levée,
60 centimètres environ de diamètre, muni de socs; un même bâti porte deux ou plusieurs disques de ce genre, dont l’axe est perpendiculaire à celui des roues; lorsque l’appareil est en marche, les