HOULETTE
Fig. 122. — Houe du système Garrett.
diminuer le nombre des plants avec la houe à main; c’est ce qu’on appelle l’éclaircissage ou quelquefois le démariage (voy. BETTERAVE). On a imaginé, pour
Je) UE GS DO EË i]
roues passent entre les lignes et les disques passent au-dessus ; les socs, en tournant, coupent les plantes sur leur passage ; leur rapidité est en raison
GUIGLET —
Fig. 123. — Houe à socs mobiles du système Bajac.
éclaircir les plants, des houes à cheval spéciales; telle est celle du système Olivier-Lecq. Get instrument est porté sur des roues qui servent de moteur à un arbre de couche horizontal et parallèle à l’essieu; cet arbre de couche commande par un pas de vis un pignon, dont l'axe porte un disque de
de celle de l’attelage. Les houes de ce genre sont
peu répandues Jusqu'ici. H.S.
HOUILLER (ETAGE) (géologie). — Noy. PERMO- CARBONIFÈRE.
HOULETTE. — Outil du berger, formé par une lame mince et étroite, légèrement recourbée en
HOULQUE
gouttière à son extrémité, fixée à un manche assez long et munie d’un crochet par lequel le berger peut saisir les moutons par un pied de derrière. Avec la houlette, le berger jette de petites mottes de terre du côté opposé à celui où il veut diriger son troupeau. Cet outil a été considéré comme son emblème dès la plus haute antiquité.
HOULQUE. — Voy. HOUQUE.
HOUPPIER (sylvicullure). — On désigne sous ce nom l’ensemble des branches et de l'extrémité de la tige qui forment la cime d’un arbre. Dans l’estimation des bois, le volume du houppier s’évalue à vue d'œil en comparant l'arbre à estimer à des arbre types dont le branchage a été cubé après avoir été façonné. On peut aussi déduire d’expériences faites sur un certain nombre d'arbres exploités, le rapport du volume du houppier à celui de la tige. B. DE LA G.
HOUQUE (botanique). — Graminée fourragère qu'on rencontre en Europe dans toutes les prairies naturelles qui ne sont pas marécageuses. On connait deux sortes de Houque.
La Houque laineuse (Holcus lanatus), que l’on nomme vulgairement Blanchard velouté, Houlque aristée, a des tiges de 50 à 80 centimètres de hauteur, qui sont velues dans leur partie supérieure ; ses feuilles sont molles, pubescentes, à gaines lanugineuses ; ses épillets biflores et velus sont disposés en panicules qui sont d’abord cylindriques et rougeûtres ou violacées et, ensuite, très lâches et blanchâtres.
Cette plante, à racines fibreuses et vivaces, est très commune dans les prairies fraiches ; tous les animaux la mangent avec avidité quand elle est verte, mais elle ale défaut d'arriver à maturité avant les autres plantes auxquelles elle est associée, et de produire une grande quantité de semences. C’est pourquoi on la regarde parfois comme une plante secondaire ou envahissante.
La Houque laineuse ne doit pas être une plante dominante dans une prairie. Lorsqu'elle existe dans une grande proportion, le foin qu’on récolte alors est un peu léger et blanchâtre, et a une grande tendance à devenir poudreux avec le temps. Cette plante s'associe très bien avec le Ray-grass anglais, le Vulpin des prés, l’Avoine jaunâtre, le Trèfle violet, la Lupuline, et, en général, avec toutes les plantes qui fleurissent de bonne heure. C’est à bon droit qu’on la place à côté des plantes les plus propres à former des herbages. Sa précocité, sa rusticité et la propriété qu’elle possède de repousser sans cesse sous la dent du bétail, permettent de la regarder comme plante précieuse, malgré son défaut de croître par touffes dans les terres fraîches de bonne qualité. :
On sème la Houque laineuse à raison de 20 kilogrammes par hectare quand on la cultive seule.
La Houque molle (Holcus mollis) a des racines traçantes ; ses tiges, hautes de 50 à 60 centimètres, ont des articulations velues, des gaines presque glabres, des feuilles glabres un peu rudes ; sa panicule un peu rousse est resserrée avec des glumes aristées. Cette espèce est vivace; on la rencontre principalement dans les prairies et les bois situés sur des sols sablonneux. Elle est aussi précoce que la Houque laineuse, mais le bétail lui préfère cette dernière espèce. Le foin qu’elle fournit blanchit aisément et devient plus poudreux encore que le foin produit par la Houque laineuse. G. H.
HOUX (sylviculture). — Le Houx commun (Jlex aquifolium) est un arbrisseau de la famille des Ilicinées qui n’a en Europe que ce représentant. Il a des feuilles persistantes d’un vert luisant, coriaces, dentées, épineuses. Ses fieurs hermaphrodites, régulières, sont composées d’un calice petit, persistant, à quatre dents, d’une corolle rotacée à 4 ou 5 lobes obtus, de 4-5 étamines insérées sur la corolle et alternant avec ses divisions et d’un style à 4 stig-