‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 75 sur 198 · IVRAIE · texte numérisé non relu

IVRAIE

priétaires ; le métayage est le régime ordinaire des moyennes propriétés. Qu'il s'agisse des fermiers ou des métayers, un des principaux obstacles au progrès est le manque de capitaux suffisants ; dans une partie de la haute Italie, les banques populaires assurent avec succès aux cultivateurs le crédit qui leur est nécessaire; une loi spéciale sur le crédit agricole, qui porte la date du 23 janvier 1887, aura probablement pour effet de faire affluer, dans toutes les parties du pays, les capitaux vers l’agriculture.

Il faut d’ailleurs rendre au gouvernement italien la justice qu’il multiplie les efforts pour accroître la production du sol. En 1859, on ne comptait, dans toute l'Italie, que 1472 kilomètres de voies ferrées ; en 1875, on en comptait 7690 kilomètres, et en 1883, ce nombre s'élevait à 9600 kilomètres. D'autre part, de nombreux établissements d’enseignement agricole (voy. ce mot) ont été créés; des stations agronomiques et des laboratoires pour l'étude de toutes les branches de la science agricole ont été multipliés; des concours de culture et de bétail ont été institués; des encouragements de diverse nature ont été donnés, soit pour les travaux d'irrigation ou d'assainissement, soit pour la diffusion des instruments agricoles, soit pour l’amélioration du bétail, soit pour lutter contre les ennemis des plantes. De leur côté, les agriculteurs italiens ne restent pas inactifs; les associations agricoles se sont multipliées pour provoquer les progrès de toute nature. Par l'union de tous ces efforts, l’agriculture italienne est dans une voie incontestable de progrès, lesquels paraissent devoir prendre un développement de plus en plus rapide. H.S.

IULE (z00ologie). — Genre de Myriapodes, ordre des Chilognathes, caractérisé par un corps cylindrique, à segments nombreux, sans saillies sur les côtés des anneaux. L'espèce la plus commune en France est l'Iule terrestre (lulus terrestris), long de 35 à 36 millimètres, de couleur cendré bleuûtre, avec deux bandes fauves sur le dos; il fait assez souvent des dégâts dans les champs, en rongeant les jeunes pousses des plantes après la germination ; on en a constaté les ravages dans des cultures de Betteraves.

IVRAIE (botanique). — Nom français d’un genre de Graminées établi par Linné, qui l’a appelé Lolium, et dont quelques espèces ou variétés jouent un rôle considérable en agriculture, où elles sont plus connues sous la dénomination vulgaire de Ray-Grass (voy. ce mot).

Les Lolium possèdent, cela va sans dire, tous les caractères essentiels des Graminées, parmi lesquelles ils se distinguent comme nous allons l'indiquer brièvement.

Les fleurs sont hermaphrodites, ou neutres par avortement vers le sommet des épillets. La glumelle inférieure est mutique ou porte une arête un peu au-dessous du sommet, la supérieure est toujours mutique et bicarénée. Il y a trois étamines et deux glumellules entières ou dentées, suivant les espèces. Le caryopse est glabre, étroitement enserré par la glumelle supérieure au moment de la maturité (voy. GRAMINÉES).

Chaque épillet comprend un nombre variable de fleurs (3 à 20) et porte à sa base deux glumes dont la supérieure est le plus souvent atrophiée, ce qui tient à la situation des épillets sur l’axe de l'inflorescence. Cet axe est comme creusé d’excavations disposées dans l’ordre distique, et dans chacune desquelles s’insère un épillet sessile. L'orientation de ce dernier est telle que la glume inférieure est située en avant, par rapport au rachis, tandis que la supérieure lui est adossée (ce qui, sans doute, en provoque l’atrophie). II résulte de ect agencement que toutes les fleurs de l’inflorescence (épi composé) sont placées dans un seul et même plan - qui passe également par le rachis; c’est ce qu’on

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