JABLE
SABLE. — Voy. FOUDRE.
JACARANDA (arboricullure). — Genre de plantes de la famille des Bignoniacées, constitué par de petits arbres de l’Amérique méridionale, dont plusieurs espèces ont été introduites dans les serres tempérées des jardins d'Europe. La principale est le Jacaranda du Brésil (J. mimosæfolia), qui supporte la pleine terre en France dans la région de l’Oranger ; ses feuilles, bipennées, sont décomposées en petites folioles; ses fleurs, d’un bleu violacé intense, sont disposées en larges panicules aux extrémités des rameaux. On multiplie cet arbre par boutures sur couche chaude.
JACÉE (horticulture). — Nom de l’une des espèces du genre Centaurée (voy. ce mot).
JACHÈRE. — Le mot jachère, pris dans son acception la plus étendue, exprime l’état d’une terre à laquelle on ne demande aucune récolte dans le cours de l’année et qu’on soumet pendant ce temps aux façons culturales qui ont pour effet de l’ameublir et de la nettoyer. Les dénominations de sombres, versaine, verchère, sommart, remplacent, suivant les localités, celle de jachère.
La jachère, qui a été employée dès les premiers âges de l’agriculture, s’est conservée jusqu'à nos jours. Les progrès de la culture ont d’abord fait diminuer la fréquence de son retour, et, peu à peu, on à vu cette pratique se restreimdre même dans sa durée; au lieu d'occuper l’espace d’une année, la jachère est devenue estivale ou hivernale.
Basée sur ce fait d'observation qu’une terre laissée sans récolte et soumise à des façons aratoires plus ou moins nombreuses devient plus productive, la jachère a eu et devait forcément avoir de nombreux adhérents dans tous les milieux peu riches, là où l’on ne dispose que d’une faible quantité d'engrais; on a même édifié sur son emploi des système de culture qui ont eu un moment de vogue, tels sont ceux de Jethro Tull et du Révérend Smith. C’est au commencement du dix-huitième siècle que l'Anglais Jethro Tull émit cette idée que les plantes se nourrissaient surtout de particules terreuses, et que, par suite, toutes les opérations qui ont pour résultat de diviser, de pulvériser la terre devaient concourir directement à en augmenter la productivité ; cette opinion le conduisit à préconiser un mode de culture tout spécial dans lequel un tiers seulement de la surface du champ était occupé par la récolte, tandis que les deux autres tiers recevaient de nombreuses façons d’ameublissement. Le pasteur Smith s’appuyait exclusivement sur la jachère comme moyen de fertilisation ; il avait, sur le domaine de Loïs Wedom, divisé le sol en bandes parallèles qui étaient alternativement ensemencées et labourées ; tandis que les unes portaient du Froment, les autres recevaient deux labours, deux hersages et un roulage.
Les résultats obtenus à Loïs Wedom engagèrent MM. Lawes et Gilbert à soumettre le système à