HUBER
mates presque sessiles. Les fleurs blanches sont disposées en bouquets axillaires. Le fruit est une: baie à quatre noyaux : sa couleur est d’un rouge vif,
Le Houx se présente le plus communément sous la forme d’un arbrisseau très rameux de 2 à 3 mè— tres de hauteur, mais il acquiert parfois les dimensions d’un arbre de 8 à 10 mètres. Quand il prend. ces proportions, les feuilles des branches basses restent épineuses, mais celles qui garnissent les. rameaux supérieurs deviennent entières ‘et perdent leurs épines. Il a une croissance très lente, il supporte le couvert et repousse bien de souche. Sa transplantation est difficile.
Le bois de Houx est lourd, dur, très homogène, finement maillé. Sa couleur est blanche : il prend un beau poli. On l’'emploie surtout pour la marqueterie et la fabrication des manches d'outils. Les filets qui encadrent les boîtes, les meubles de luxe se font avec ce bois, qui imite assez bien l’ivoire. Son écorce sert à faire la glu.
Le Houx est souvent planté comme arbuste d’ornement. Il forme de beaux massifs, et des haies impénétrables. La persistance de ses feuilles d’un beau vert, la couleur de corail de ses graines, le rendent précieux pour la décoration des jardins. Ses nombreuses variétés à feuillage plus ou moins panaché entrent dans la composition des massifs, qu'elles embellissent par la variété de leurs teintes.
Parnu les espèces exotiques, nous citerons seulement : le Houx du Paraguay (/lex paraguiensis), dont les feuilles sont employées à préparer le maté, infusion dont les habitants de l'Amérique du Sud font un usage habituel; le Houx de Mahon (J. Balearica), dont les feuilles sont entières, et les Houx japonais, dont les feuilles ressemblent à cellés du Laurier cerise. B. DE LA G.
HOUX (PETIT). — Voy. FRAGON.
HOYAU (outillage). — Sorte de pioche à lame étroite et aplatie en biseau, dont on se sert pour le défoncement des terres qui ne sont nitrop compactes ni trop pierreuses. — On donne quelquefois ce nom à une pioche à deux dents (voy. PIOCHE). Le hoyau sert aussi pour creuser et pour curer les rigoles d'arrosage.
HUBBACK (z0otechnie). — Nom du taureau avec lequel Charles Colling commença l'amélioration des Courtes-cornes anglais (voy. COURTES-CORNES). Il n’a que peu contribué à cette amélioration, car devenu bientôt trop lourd et infécond, en raison même de l’ampleur de ses formes et de sa grande aptitude à l’engraissement, il dut être réformé. Lors de l’établissement de The General Shorthorned Herd-Book, en 1822, la pureté de son originefut contestée. On l’accusa d’avoir du sang Kiloe.. Mais le fils de l’ancien propriétaire de sa mère, M. Hunter, encore vivant, attesta qu'il était bien pur Teeswater..
Ce taureau a sa légende. On raconte qu'un forgeron de Darlington, qui l’avait acheté comme veau de M. Hunter, le donna en cadeau de noces à sa fille. Le jeune ménage, peu fortuné, le faisait paître sur le communal. Charles Colling eut loc— casion de l'y voir et fut frappé de ses belles formes. Il l’acheta de compte à demi avec son frèreainé Charles. Lui prévoyant ensuite de grandes destinées et voulant s’en assurer les avantages: exclusifs, il manœuvra, dit-on, de façon à en devenir seul possesseur.
Les historiens des Courtes-cornes qui rapportent: cette légende en font volontiers un titre de gloire: pour Charles Colling, dont ils vantent l’habileté en cette circonstance. Vraie ou fausse, l’anecdote im-porte peu pour l’histoire de la variété bovine en question, si ce n’est peut-être au point de vue du caractère anglais. En tout cas, nous demandons la permission de ne pas nous associer à la glorification du trait attribué à Charles Colling. AUS;
HUBER (biographie). — François Huber, né à