JEFFERSON
Le javelage dure à peine un ou deux jours, dans les régions du Sud et du Sud-Ouest, parce que les céréales, au moment de la moisson, y sont presque sèches, ainsi que les plantes indigènes qui y sont associées. Il n’en est pas de même dans les régions du Centre, de l'Ouest, du Nord-Ouest et de l'Est; l’eau de végétation que renferment les céréales et les plantes nuisibles qu’on y observe assez souvent, obligent à les laisser en javelle pendant un certain temps, avant de procéder à leur mise en gerbes.
Le javelage un peu prolongé par un temps semipluvieux n’a pas de grands inconvénients si le sol est propre ou exempt de mauvaises herbes, et si on à la précaution de tourner et retourner les javelles, pour exposer à l’action de l’air la partie humide qui est en contact avec le sol. Le contraire a lieu quand la terre a été ensemencée en Trèfle pendant la végétationsd'une céréale ; les jeunes plantes sont souvent assez développées pour retenir une humidité capable de favoriser la germination des épis ou des panicules que comportent les javelles. Il en est de même quand le javelage a lieu par un temps brumeux sur un terrain rendu herbu par les mauvaises herbes.
Sous toutes les latitudes et sur tous les terrains, le javelage doit être aussi court que possible, parce que, prolongé, il nuit toujours à la qualité du grain et à la valeur nutritive et commerciale de la paille. Quand on reconnait l'utilité de moissonner les céréales un peu prématurément, afin d'obtenir des grains de parfaite qualité, on doit, dès que les javelles sont moyennement sèches, opérer la mise en gerbes et disposer celles-ci en moyettes (voy. ce mot), dans le but de les soustraire à l’action fàâcheuse des pluies prolongées.
La grosseur des javelles varie suivant la propreté des céréales. On peut les faire un peu fortes quand on y remarque très peu de plantes herbacées vertes ; mais il est nécessaire de les faire petites quand des plantes indigènes y sont nombreuses.
Le Seigle et l’'Orge supportent difficilement un long javelage quand les étés sont pluvieux, parce que les grains se tachent ou brunissent et germent aisément. Le Froment et l’Avoine peuvent résister pendant dix à quinze jours aux alternatives de pluie et de beau temps, si l’on retourne de temps à autre les Javelles.
Le Colza, la Navette, la Cameline sont aussi disposés en javelles à mesure qu’on les récolte. Le cultivateur doit prendre des précautions pour éviter que leurs graines ne s’échappent des siliques ou cossettes sous l'action simultanée de la pluie et du soleil. Quand on est forcé de retourner les javelles de ces plantes, on doit exécuter ce travail avec beaucoup de précaution, si l’on veut éviter l’égrenage.
Le Sarrasin est aussi mis en javelles par les ouvriers chargés de le couper, mais chaque jour, le soir, on les dresse sous forme de faisceaux ou de poupées, afin que les grains, qui germent aisément, ne restent pas en contact avec le sol.
Les Haricots et les Lentilles ne doivent pas aussi rester en javelles placées horizontalement, parce que les grains que contiennent les cosses qui sont en contact avec une terre humide se tachent aisément et perdent une partie de leur valeur com-— merciale. G. H.
JAVELLE. — Amas plus où moins volumineux de tiges de céréales ou de plantes oléagineuses, qu'on laisse horizontalement sur le sol aussitôt qu’elles ont été moissonnées, pendant un temps plus ou moins prolongé, selon les circonstances (voy. JAVELAGE).
JEFFERSON (biographie). — Thomas Jefferson, né à Shadwell (Etats-Unis d'Amérique) en 1743, mort en 1825, célèbre homme d'Etat américain, fut président de la république des Etats-Unis ; il avait été ambassadeur en France. On lui doit des