‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 95 sur 198 · JOHANNISBERG · texte numérisé non relu

JOHANNISBERG

les matériaux de construction fournis par les aliments soient en rapport avec ces changements naturels. Et d’ailleurs on constate aussi par l’expérience que ces matériaux sont utilisés de même en proportion graduellement décroissante. Des pesées périodiques, comme celles que nous avons suivies en grand nombre sur les agneaux de l’école de Grignon, par exemple, montrent que le coefficient d'accroissement, qui est au début d'environ 20 pour 100 du poids initial, pour un mois d'alimentation, tombe à la fin vers 2 pour 100. Il passe par la série des nombres intermédiaires, en négligeant les oscillations que les causes inévitables de perturbation introduisent dans la marche de tous les phénomènes naturels.

C’est là du reste un fait connu de tout le monde et auquel des constatations comme celles dont il s’agit donnent seulement plus de précision. On sait bien que l'activité nutritive est plus grande chez les jeunes et qu’elle l’est davantage lorsqu'ils sont plus rapprochés de leur naissance. Les praticiens éclairés, qui savent calculer leurs entreprises, n'ignorent point que les plus lucratives sont celles qui portent de préférence sur les animaux exploités durant leur première jeunesse. Il en est ainsi parce que ces animaux utilisent au plus haut point leurs aliments, quand on a su, conformément aux données scientifiques exposées Ici, les approprier exactement à leurs besoins naturels. Ce n’est donc pas seulement au point de vue technique que ces données peuvent être intéressantes et qu’il convient de ne les point méconnaitre. Elles ont une importance économique non moins considérable, puisqu'elles font voir que la même quantité d'aliments consommée dans la jeunesse a toujours un effet utile incomparablement plus grand que quand elle est consommée dans l’âge adulte et surtout dans la vieillesse. On peut dire, conséquemment, que les jeunes animaux sont à la fois des machines à plus grand travail et à plus grand rendement. A.S.

JOHANNISBERG (œnologie). — Nom d’un village de l’ancien duché de Nassau (Allemagne), situé à 17 kilomètres à l’ouest de Mayence, célèbre par ses vignobles qui donnent le vin le plus connu des côtes du Rhin. La production moyenne des Vignes de Johannisberg est évaluée à 25 pièces de 1300 bouteilles.

JOHNSTON (biographie). — James-T.-W. Johnston, né à Paisley (Angleterre) en 1796, mort en 18595, chimiste et agronome, a été professeur à l'Université de Durham et chimiste de la Société royale d'agriculture d'Ecosse. On lui doit plusieurs ouvrages, dont le principal, Elements of agricultural chemistry and geology, a eu le plus grand succès en Angleterre et à été traduit dans presque toutes les langues, notamment en français par J. Laverrière. H. S.

JOINTÉ (zootechnie). — Expression dont on se sert en hippologie pour désigner la longueur et la direction de la première phalange, dite os du pàturon (voy. PATURON). On dit d’un cheval qu'il est court-jointé ou long-jointé, qu'il est droit-jointé ou bas-jointé. C’est de l’argot hippique, dont nous sommes bien obligés de tenir compte, tout en déplorant qu'il n’ait pas encore pu être remplacé par un langage plus scientifique et surtout plus facilement compréhensible.

Le cheval court-jointé est celui dont le paturon cst reconnu comme trop court, par rapport à la longueur du canon, sans qu’on dise toutefois quel est le rapport normal des deux longueurs. La disposition ainsi qualifiée est considérée comme tou- Jours défectueuse, et plus encore au membre antérieur qu’au postérieur, à cause de la surcharge imposée par le rapprochement du centre de gravité. Elle le serait surtout chez le cheval de selle, en raison des réactions dures pour le cavalier qu'elle détermine. Mais il est facile de voir, en

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