JOUBARBE
Considérées au point de vue technique, les Joncacées n’offrent qu’un intérêt médiocre, assez souvent négatif pour l’agriculteur, en ce sens qu’elles représentent des mauvaises herbes dont il doit chercher à se débarrasser. Le lecteur trouvera quelques éclaircissements sur ce sujet aux articles JONC et LUZULE. E. M.
JONESCO (biographie). — Jean Jonesco, agronome roumain, né à Romano (Moldavie), vint en France étudier l’agriculture sous la direction de Mathieu de Dombasle. Il fut ensuite chargé de missions agricoles et de la création d’une ferme-modèle en Roumanie. Il a publié un Calendrier du cullivateur et Excursions agricoles dans la Dobrutscha el la Thessulie (1853). H.S.
JONQUILLE (horticullure). — Voy. NARCISSE.
SOTTE. — Un des noms vulgaires de la Moutarde sauvage.
JOUATTE (z0otechnie). — Nom donné dans le midi de la France à une sorte de joug avec lequel on attelle les bœufs pour labourer les Vignes ou autres plantes cultivées en lignes. La jouatte est un joug long de deux mètres environ (voy. Jouc), dans lequel les places de tête sont plus éloignées l’une de l’autre que d’ordinaire. Entre ces places, il y a quatre ou cinq trous dans le joug pour recevoir la cheville portant l’anneau qui doit recevoir le timon. On peut ainsi rapprocher ce timon soit de l'un des bœufs, soit de l’autre, en sorte que le bras du levier sur lequel il agit est moins long que celui de son compagnon et que celui-ci se trouve ainsi avoir un moindre effort à déployer. Il est donc favorisé.
L'emploi de cette sorte de joug a l'avantage de permettre de coupler ses bœufs de facon inégale, en équilibrant néanmoins leurs efforts. Il est en outre commandé, paraît-il, par le genre de travail. En ce cas, s’il n’y a pas inégalité de force entre les deux bœufs, il convient de changer, à chaque attelée, le point de tirage, afin que chacun des bœufs soit favorisé, à tour de rôle, par la longueur de son bras de levier, et n’ait pas à effectuer, dans la journée, plus que sa part de travail en déployant un effort moyen plus grand que celui de son compagnon. A5:
JOUBARBE (horticullure). — Genre de plantes appartenant à la famille des Crassulacées. Les Joubarbes (Sempervivum L.) ont des fleurs hermaphrodites composées d’un nombre de pièces dont le nombre varie d’une fleur à l'autre. C’est ainsi que le calice comporte de six à vingt divisions ; celles de la corolle sont en nombre égal, tandis que celui des étamines est toujours double. Le réceptacle porte entre les étamineset les carpelles un nombre de glands habituellement égal à celui des pièces du périanthe ; chaque carpelle renferme des ovules nombreux bisériés. Ce sont des herbes vivaces portant des feuilles épaisses, charnues, disposées en une sorte de rosette que l’on a de tout temps comparée à l'inflorescence d’un Artichaut, d’où ses noms vulgaires d'Arfichaut bâtard ou Artichaut des toits. La tige, courte et trapue, qui porte ces feuilles en rosette, se prolonge au moment de la floraison en une colonne centrale sur laquelle les fleurs sont disposées en grappe de cimes unipares. La tige est garnie également de rameaux qui rampent pendant quelque temps en ne portant que des écailles, puis se terminent par une rosette nouvelle qui s’enracine avec la plus grande facilité.
Les Joubarbes, à cause de leur grande rusticité et de leur peu d’exigence, sont fréquemment cultivées. Elles peuvent servir à décorer les murailles, les toits de chaume ou les rocailles, car elles ont à peine besoin de terre pour végéter. Dans ces derniers temps, les Joubarbes étaient très en honneur pour la confection des mosaïques (voy. ce mot) ou tapis de plantes aux dessins variés. Elles ont l'avantage de ne pas craindre les froids et de