JOUE
pouvoir servir à des décorations hivernales. Elles s'étendent peu et doivent par conséquent être plantées très près les unes des autres. Leur multiplication s’opère par des rameaux terminés par une rosette qu'émet la plante et qui s’enracinent d’euxmêmes. On a obtenu par le semis de très nombreuses variétés qui peuvent se rapporter pour la plupart aux trois espèces botaniques suivantes :
Joubarbe des toits (S. tectorum L.). — Cette plante forme des rosettes d’une dizaine de centimètres de diamètre, dont les feuilles sont glabres, brusquement acuminées. La tige peut atteindre de 0",20 à 0,50 ; elle se termine par une grappe de cime à fleurs abondantes d’un rose pâle.
Joubarbe a toile d’araignée (S. arachnoidum L.). — Rosette de deux centimètres de diamètre, à feuilles épaisses, ovales, oblongues, munies au sommet de poils blancs entre-croisés,simulant des fils d’araignée. La tige florale atteint environ 0",15 de hautet porte des fleurs d'un rouge vif dont les pétales sont deux fois plus longs que les sépales.
Joubarbe des montagnes (S. montanum L.). — Rosette de petite dimension, formée de feuilles couvertes de poils visqueux rougetres. Tige florale de dix centimètres environ, portant des fleurs d'un rouge vif. J. D.
JOUE (z0otechnie). — La Joue est une des nombreuses régions que les auteurs de traités sur la conformation extérieure du cheval reconnaissent dans la tête et dont ils recommandent l’examen en particulier. Elle est située sur la partie latérale de la tête, limitée, en avant et en bas, par la commissure des lèvres ; en haut et en avant, par le chanfrein, l’œil et la tempe ; en bas, par la ganache, et enfin en arrière et en haut, par la parotide.
On y distingue deux parties, l’une supérieure, appelée plat de la joue, l’autre inférieure, dite poche de la joue. La première à pour base le muscle masséter, correspondant, d’une part, à l’os zygomatique et à la crête zygomatique du grand susmaxillaire, qui le continue, d'autre part à la branche montante de la mandibule ou maxillaire inférieur ; la seconde, une série de muscles membraneux allant d’un maxillaire à l’autre et aux lèvres et contribuant à former la paroi latérale.
Les conditions de beauté et de défectuosité qu’on indique pour la joue, et qui sont la sécheresse et ce qu’on appelle la joue chargée, dépendent de la race ou tout au moins du tempérament individuel. C’est ce que les auteurs qui procèdent à l’examen morcelé des régions ne peuvent pas se dispenser de reconnaitre. Conséquemment il n’y a pas lieu de s’en occuper spécialement. A.S.
JOUELLE (viticullure). — Voy. OUILLÈRE.
JOUG (z0otechnie). — Appareil d’attelage à l’aide duquel on fait travailler les animaux qui ont à exercer leur effort sur une résistance, le joug est connu depuis la plus haute antiquité. Il s'applique aux Equidés comme aux Bovidés, mais principalement à ceux-ci ; et dans sa forme primitive toujours à deux individus à la fois, dont il rend les efforts solidaires. La distinction entre le joug appelé simple ou indépendant et le joug double est moderne. Il y a une sorte de contradiction entre l’idée de joug et celle d'indépendance. Ces deux idées ne peuvent encore s'associer que dans le langage technique, où l’on a conservé le nom de joug au nouvel appareil s'appliquant à un seul individu.
Les points d'application du joug sont à la tête, à l'encolure ou au garrot. Il y a pour cela des jougs de tête, des jougs d’encolure et des jougs de garrot. On en connaît même qui s'appliquent à la fois à la tête et à l’encolure. Parmi les jougs de tête, les uns se placent sur le front, les autres sur la nuque. On distingue, d’après cela, le joug frontal du joug de nuque. Dans les deux cas le joug est lié aux cornes par leur base, à l’aide de courroies ou le plus souvent de longues lanières de cuir.