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LITIÈRE
jeunes rameaux remplacent facilement les pailles.
Les Fougeres ont le grand avantage d’accumuler dans leur tissu l'acide phosphorique du sol en même temps que la potasse, de sorte qu’elles permettent au cultivateur des terres granitiques de trouver dans leur emploi un moyen de fournir à ses champs, d’une manière très économique, l'acide phosphorique qui est presque toujours en quantité insuffisante. Coupées pendant l’été et fances, elles se conservent très bien en meules.
Les Ajoncs qui, dans l'Ouest, servent à l'alimentation du bétail, ne sauraient avoir partout la même destination. Ceux qui poussent dans le centre et le sud de la France, sont coupés tous les deux ans et étendus dans les étables. Ils rendent de grands services et sont très recherchés. Beaucoup d’exploitants du département de la Dordogne, par exemple, les payent jusqu’à 10 centimes la botte de 10 kilogrammes.
Les Roseaux et les Joncs qui poussent en si grande abondance dans certains marais, sur le bord des cours d’eau, dans les fossés qui limitent les prés et malheureusement même dans tant de prés, peuvent faire de très bonnes litières quand
| on les fauche d'assez bonne heure.
La fanneée, c’est-à-dire le vieux tan sortant des fabriques à un état de désagrégation assez avancé, peut servir d’excipient dans les étables ; les propriétés nuisibles qu’on lui reproche quand on l’emploie directement, disparaissent après fermentation dans la masse du fumier auquel elle apporte 6,48 pour 100 de matières minérales et 6,69 pour 100 d'azote. Ce n’est donc pas une matière à dédaigner.
La tourbe est de plus en plus recherchée comme litière. D'abord délaissée totalement malgré les conseils de Scnwerz, elle a été peu à peu introduite dans les villes du nord de l’Europe, en Allemagne et en Hollande notamment; aujourd’hui on l’emploie en France, surtout pour les chevaux, et son usage se répand jusque dans les exploitations agricoles. Il y a lieu de remarquer qu'on n'utilise que la tourbe blanche ou tourbe de mousse qui occupe la partie supérieure des tourbières importantes. Elle se. présente sous forme d’une masse spongieuse très élastique, fibreuse, mélangée d’un peu de sable. Le traitement industriel qu’on lui fait subir consiste à la découper par morceaux qu'on laisse sécher à l'air, qu’on déchire et qu’on tamise pour enlever les matières terreuses. Il reste alors le tissu élastique et léger qu’on comprime de manière à former des balles facilement transportables. C’est cette tourbe qui pénètre dans les villes, où elle vient faire concurrence à la paille et qui peut même, grâce à son bas prix actuel, être employée dans les fermes. M. Sagnier a fait absorber à cette matière huit fois son poids d’eau. M. Damseaux fait observer que la tourbe de mousse est très pauvre en cendres et en azote; elle dose cependant un peu plus de cette dernière substance que les pailles. On a trouvé en effet dans un échantillon de cette litière bien séchée à l'air :
Haute ner odrottrob one 14,50 + LE DENTS M Re ER RE ee ; 4,21 ATOLE ASSET ENS ete rase 0,64 Acide phosphorique........:... 0,09 POTASS ET RL RE Te NE ren 0,08
La moyenne de huit analyses de tourbe légère du Holstein donnait :
pour 100 À DAV MN EEE EE QAR LT 7,4 Cendrier RS ANNEE RE Ur: 3,4 Matière organiques. 24.00. 89,0 AZOTE SNS TN RE EN SE ets Le 0,95
La tourbe est non seulement très douce, très absorbante pour les liquides, mais encore elle fixe