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TE ETENDUE RENDEMENT ETENDUE RENDEMENT

hectares hectol. hectares hectol.

Froment.... 63018 11/13 12 393 29,43 Météil. 1220819397 10/41 13978 19,61 Seigle...,... . 45502 7,86 349208 17,18 OLDE SALÉE 12607 11,06 11025 18,85 Sarrasin .... 26986 6,19 12367 19,49 Avoine.….... 82198 19,30 82 756 20,46 Mais ire 4 30,00 95 20,00

L'étendue totafe consacrée aux céréales s'élevait en 1852, à 254662 hectares ; en 1862, cette surface était de 253996 hectares ; d’après la statistique de 1882, elle n’est plus que de 226 757 hectares; nous verrons que cette diminution correspond à une augmentation dans les surfaces consacrées aux plantes industrielles et fourragères.

Le Froment occupe 4000 hectares de plus qu’en 1852; c'est la seule augmentation à signaler; pour toutes les autres céréales, il y a diminution, sauf pour l’Avoine, qui occupe sensiblement la même surface. Les rendements, grâce à l’emploi de la chaux, indispensable en Sologne si l’on veut avoir des récoltes rémunératrices, ont notablement augmenté. Le Froment voit son rendement doublé; le Méteil rend 9 hectolitres de plus qu’en 1852; le Seigle passe de 71,86 à 171,78; l’'Orge augmente de près de 8 hectolitres: le Sarrasin double son rendement; l’Avoine rend 8 hectolitres en plus. C’est là un progrès considérable qui continuera avec un emploi judicieux des engrais chimiques et des semences sélectionnées. |

Voici, d’autre part, au même titre, le tableau comparé des autres cultures :

Te ÉTENDUE RENDEMENT ÉTENDUE RENDEMENT

hectares hectares

Pommes de

terre. ‘3... 4706 G1 h1. 80 9266 70 qx Betteraves . 176 140 qx 98 2699 239 qx Légumes secs. 9724 41 h1. 80 1861 45 h1. 50 Racines et lé-

“gumes divers 300 110 qx 61 2856 160 qx Chanvre...... 721 5 hl. 28 166 6 h1. 50 DNS ER RTE Ce 7 9 hl. 08 4950 7 hl. 40 Colza meer ‘296 47 h1. 80 43 16 hi.

LOIR-ET-CHER

La surface consacrée aux cultures industrielles était de 8930 hectares en 1852; elle s'élève à 21111 hectares en 1882. Les principales augmentations portent sur les Pommes de terre, dont la culture occupe une surface double de celle de 1852; sur les Betteraves qui gagnent près de 2500 hectares ; sur les racines et légumes divers, et surtout sur le Lin, qui, en 1852, n’occupait que 7 hectares et qui, en 1885, est cultivé sur 4250 hectares.

Les 1861 hectares de légumes secs cultivés en 1882 comprennent 56 hectares de Fèves ou Féveroles, 1371 hectares de Haricots, 430 hectares de Pois et 4 hectares de Lentilles.

Les 2856 hectares de racines cultivés en 1882 comprennent 976 hectares de Carottes, 3 hectares de Panais et 1877 hectares de Navets. En 1852, les racines n'occupaient que 300 hectares seulement.

La statistique de 1852 évalue à 28413 hectares la superficie des prairies naturelles dont 4975 irrigués. En 1862, cette surface s'élevait à 27489 hectares, comprenant 20316 hectares de prés secs, 1031 hectares de prés irrigués et 142 hectares de prés vergers; de plus 2699 hectares étaient consacrés aux fourrages verts. D’après la statistique de 1882, les prairies naturelles occuperaient 28 233 hecfares répartis comme il suit :

hectares

Prairies naturelles irriguées par les crues DOSÉFIVIELE See conte sers eee Prairies naturelles irriguées à l’aide de tra- VAUX ABDECIAUL 8% ses sem ER TOR PCT 2 574 Prairies naturelles non irriguées.........

Il convient d'ajouter à ces chiffres 3565 hectares de prés et pâtures temporaires et 4017 hectares d'herbages pàturés Enfin, les fourrages verts étaient cultivés, en 1882, sur 11 261 hectares, comprenant : 2367 hectares de Vesces, 6455 hectares de Trèfle incarnat, 1427 hectares de Maïs-fourrage, 744 hectares de Choux, et 268 hectares de Seigle en vert.

En 1852, les prairies artificielles occupaient 38931 hectares; en 1862, 41 604 hectares. D’après la statistique de 1889, cette surface serait de 36316 hectares, répartis comme il suit :

hectares ER EG PEER TE ET 48 107 LÉO QU DEMO LE RE MP EONUE 9931 Sn tee ae ne CRC MSG 6713 Mélanges de Légumineuses........ 2215

On voit par ces chiffres que la production fourragère s’est notablement accrue dans le département. L'emploi des phosphates fossiles en couverture au printemps augmenterait encore dans de notables proportions la production fourragère.

La Vigne occupait, en 1839, dans Loir-et-Cher, une superficie de 25484 hectares. En 1852, cette surface était portée à 25 592 hectares qui ont produit 764441 hectolitres de vin d’une valeur de près de 10 millions de francs. En 1862, la Vigne occupait 25660 hectares qui ont produit 759413 hectolitres de vin évalués à 22675677 francs. Le prix du vin avait plus que doublé en dix ans. En 1882, la Vigne occuperait 41550 hectares, comprenant :

hectares Vignes en pleine produetion........... 39 440 Vignes nouvellement plantées.......... 5663 Vignes avec cultures intercalaires...... 447

Cette étendue doit être partagée en quatre groupes : les vignes du Blésois, les vignes de Sologne, les vignes des coteaux du Cher et les vignes du Vendômois. Dans le premier groupe les principaux cépages sont l'auvernat noir et blanc, le meunier, le cot, le gamay, le gros noir, le morillon, le meslier, le gros blanc, le sauvignon blanc. Ces

LOIR-ET-CHER

diverses vignes occupent des terrains disposés en planches bombées ou à plat; elles ne sont pas échalassées, en général.

Les vignes de Sologne produisent des vins blancs communs. Les vignes du Cher occupent les coteaux qui bordent la vallée traversée par le Cher depuis Montrichard jusqu’à Menneton-sur-Cher ; elles produisent des vins rouges très colorés, corsés et spiritueux. Chissay, Mareuil, Pouillé sont les centres de production ; le cépage cultivé est le cahors. Les vignes du Vendômois produisent sur les deux rives du Loir des vins rouges obtenus à l’aide du meunier, du pinot et du teinturier, et de la folle blanche.

Le Blésois et le Vendômois renferment quelques Noyers. Il existe sur la rive gauche de la Loire des Cerisiers et des Abricotiers dont les fruits donnent lieu à un commerce important. L’arrondissement de Romorantin et surtout le canton de la Motte- Beuvron produisent des châtaignes estimées.

En 1839, à l’époque du cadastre, les bois occupaient 68951 hectares; en 1862, 106269 hectares ; soit, en vingt-deux ans, une augmentation de 37 318 hectares. En 1882, le département posséderait 130 053 hectares de bois, se répartissant ainsi :

hectares Bois appartenant aux particuliers... 117681 — — aux communes... 9045 — — ECM DUENE cer ete 10 327

Les forêts de Blois (2784 hectares), de Boulogne (3962 hectares) et de Bussy (3217 hectares) appartiennent à l’Etat.Les autres forêts importantes sont celles de Marchenoir, de Fréteval, de Vendôme, de Chaumont et de Grosbois. Les essences les plus communes sont le Chène pédonculé, le Charme et le Châtaignier. Dans la Sologne blésoise, le Bouleau est associé au Chêne dans les taillis. De nombreux semis de Pins maritimes ont été opérés dans les landes de Sologne ; ils fournissent surtout des cotrets vendus à Paris pour la boulangerie. L'hiver de 1879-1880 a causé d'immenses ravages en S0logne dans les plantations de Pins maritimes; on commence seulement à se remettre de cette rude atteinte. L'Acacia, le Saule noir et le Peuplier suisse végètent très bien en Sologne.

Quels sont au point de vue de la culture les progrès réalisés dans le département de 1839 à 1882?

‘Les terres labourables occupaient lors de la confection du cadastre 391 336 hectares; en 1882, elles n'occupent plus que 380759 hectares. Les prés couvraient 28965 hectares; aujourd'hui ils occupent 32950 hectares; les vignes occupaient une surface de 25 484 hectares ; en 18892, elles s'étendent sur 41550 hectares. Mais où l'augmentation est le plus considérable, c’est sur la surface forestière qui est passée de 68 951 hectares à 130 053 hectares.

Les landes, pâtis, bruyères s’étendaient, en 1839, sur 69 565 hectares; les terrains incultes ne comprennent, en 1882, que 24 983 hectares répartis ainsi:

hectares Fandesrelépatis Parme 16 490 Terrains rocheux incultes...... 977 MALÉCALEUX: 0e ee 71132 TOUTDIÈT ES MER ne ET 29%

Le tableau suivant donne, relativement à la population animale du département, les chiffres accusés par les recensements de 1852, 1862 ct 1882 :

41852 1562 1882 ChevAUR PT TER 33037 35 467 39 870 Anes et ânesses.. ..... 6465 5 860 6348 Mulets et mules....... À 890 672 254 Bêtes bovines......... : 83177 100 854 94 364 Bêtes ovines ..... SPA 538 931 465 294 332 592 Bêtes porcines ........ 37218 44 392 52738 Bêtes caprines ......... 12624 19 453 20 616

LOIR-ET-CHER — D

L'espèce chevaline a augmenté son effectif de 92800 têtes; l'espèce asine et l'espèce mulassière restent stationnaires. L'espèce bovine, de 1852 à 1882, gagne 11000 têtes, mais les existences de 1882 sont en diminution sur celles de 1862. L’espèce ovine, par suite de la mise en cuiture des terres incultes et de l’extension de la culture forestière, perd 200 000 têtes environ; l'espèce porcine, par contre, gagne 15 000 têtes.

L'espèce chevaline est représentée par deux races très différentes l’une de l’autre. Dans le nord du Vendômois, on trouve la race Percheronne ; dans la Sologne blésoise, on rencontre la race Solognote dont la conformation est défectueuse — Le département n’a pas de race bovine spéciale : on rencontre bien depuis quelques années des animaux de race Charolaise, mais la plupart des bêtes bovines proviennent de croisements désordonnés entre les variétés Nivernaise, Mancelle, Choletaise ou Parthenaise et Bretonne. Le Vendômois possède surtout les races Normande et Bretonne. Il existe quelques vacheries d'animaux de race Durham.

Les bêtes à laine appartiennent en général, dans les plaines situées à droite de la Loire, à la race Mérinos. On trouve aussi la race Solognote et la race dite de la Charmoise créée par Malingié et qui n'est qu'un croisement New-Kent-Berrichon. Le croisement de la race Solognote avec la race Southdown a donné d'excellents résultats. C’est par les bêtes à laine que l’on utilise les immenses espaces qui sont encore incultes dans l'arrondissement de Romorantin.

L'espèce porcine comprend des races diverses qui s’améliorent chaque année, surtout dans les arrondissements de Blois et de Vendôme, parce qu'on les croise avec les races Berkshire et Yorkshire. Les volailles sont assez nombreuses ; l’éducation des Dindes et des Oies ainsi que des Pintades est lucrative et fait l’objet d’un commerce assez important. Les ruches sont au nombre de 17 129.

En 1885, les bêtes bovines ont fourni 705 512 hectolitres de lait ; les bêtes ovines ont donné 919 200 kilogrammesde laine et les ruches ont fourni 54794 kilogrammes de miel et 16654 kilogrammes de cire.

D’après le recensement de 1881, la population de Loir-et-Cher s'élève à 276013 habitants, ce qui donne une population spécifique de 43 habitants par kilomètre carré. Depuis 1801, le département a gagné 59 100 habitants.

La population agricole (mâles adultes), de 1862 à 1882, a subi les modifications suivantes :

18062 1882 Propriétaires agriculteurs. 36 036 40 963 Fermierss 4%, SRE 2918 7289 Métayers,. SF T ATTER 703 1164 Domestiques. :..5,1.….... ‘ 12 896 90 046 Journalierss ie te ; 8473 17 648

Le département comprend 1 246 422 parcelles d'une contenance moyenne de 49 ares. En 1830, le nombre des parcelles était de 1 318 000.

Le nombre des exploitations qui, en 1862, était de 23171, s'élève en 1882 à 45550. Rappelons, pour expliquer cette différence, que la statistique de 1862 n'avait pas recensé les exploitations de moins de 1 hectare qui, d’après la statistique de 1882, sont au nombre de 18 141. Ces exploitations se divisent comme suit :

1562 1882 Exploitations de moins de 10 hectares. 17094. 40 320 — de 10 à 40 hectares... 3641 4886 — de plus de 40 hectares. 2 426 2344

La culture directe est toujours la plus usitée; on trouve pourtant quelques fermes et un certain

LOIR-ET-CHER

nombre de métairies. Le tableau suivant indique les modes d'exploitation et la contenance moyenne de ces exploitations :

NOMBRE CONTENANCE D'EXPLOITATIONS MOYENNE hectares Culture directe....... 34644 D, 1 Fermagenrs sort 4756 30,12 Méftayage'a 2.250 1251 238,66

La contenance moyenne des cotes foncières a subi des diminutions assez sensibles depuis la confection du cadastre. La contenance moyenne était :

hectares D'aprésile cadastre CRE 6,32 En; 18512. 22H TS ER NNeRT 5,81 En ASGL Tree FM TERRRE 5,99 ERAS TE TE ENTER EEE 4,84 LOVE Kotes RP CEE Re nn 4,59

La valeur vénale de la propriété, de 1852 à 1889, a subi les fluctuations suivantes :

, 1852 1862 1582 francs francs francs Terres Jlabou-

TADIES RARES 344 à 1115 849 à 2028 415 à 2439 Prés re mrere. 896 29212 1380 3009 813 3056 Vignes... 725 1767 1319 92770 969 39215 Bots ee + 00611 4969 543 5159 590 3647

Pendant la même période, le taux du fermage par hectare a subi les variations ei-après :

francs francs francs Terres labourables... 19 à 31 27à 62 1004 PTÉS TRS Ce 35 84 61 96 41 116 VIENE SIENS MORT 31 67 30 112

Le matériel agricole est également en progrès très sensible, mais il est loin d’être encore ce qu'il devrait être. En 1852, le département ne possédait que 16 machines à battre ; en 1862, on en comptait 291. IL y avait 94 semoirs, 7 faneuses, 2 faucheuses et 1 moissonneuse. D’après la statistique de 1889, il y aurait 692 machines à battre, 75 semoirs, 113 faucheuses, 99 moissonneuses et 116 faneuses ou ràteaux à cheval. L'agriculture, dans le département, utilise une force de 886 chevaux-vapeur fournis par 78 roues hydrauliques, 78 machines à vapeur et 28 moulins à vent.

Les voies de communication comptent 6776 kilomètres, Savoir :

kilom.

Éichémins defer.£ 5.7 28 00e Se UE . 325 6.rontés/nationales LRE tre RER RER 305,5 16 routes départementales ....... ER à 53 20908,9 Chemins vicinaux de grande communication 663,5 83 — d'intérêt commun ....... 4 604,05 254,5 1270 — de petite communication 2987,0 2 riviéres'nayigables 48e ER ee 105,5 D'CANAUX.S die 0 6 0 es rem atet ST OR 194

Depuis la fondation des concours régionaux, quatre de ces solennités se sont tenues à Blois : en 1858, en 1867, en 1875 et en 1883. La prime d'honneur y a été décernée trois fois : en 1858, à M. Ménard, à Huppemeau; en 1867, à M. le marquis de Vibraye, à Cour-Cheverny ; en 1875, à M. Thauvin, à Pont-Levoy; en 1883, la prime d'honneur n’a pas été décernée. F

Le département de Loir-et-Cher possède un certain nombre d'associations agricoles; ce sont : le Comité central agricole de la Sologne, la Société

LOIRE

départementale d'agriculture ; les Gomices agricoles de Blois, Vendôme, Romorantin et la Motte-Beuvron, et la Société d’horticulture de Loir-et-Cher.

Le département possède une chaire départementale d'agriculture et une station agronomique à Blois. G. M.

LOIRE (DÉPARTEMENT DE LA) (géographie). — Le département de la Loire a été formé, en 1790, de territoires appartenant à la province du Lyonnais. Ces territoires étaient le Forez, le Beaujolais et le Lyonnais. Le Forez a fourni environ les deux tiers du département, le Beaujolais a donné plus de 60000 hectares et le Lyonnais 40000 environ. Le département de la Loire est situé entre 1° 30’ et 2° 30’ de longitude est du méridien de Paris et est coupé dans sa partie nord, près de Roanne, par le 46° degré de latitude nord. Il est borné : au nord, par le département de Saône-et-Loire ; à l'est, par ceux du Rhône et de l'Isère; au sud, par ceux de l'Ardèche et de la Haute-Loire; à l’ouest, par celui du Puy-de-Dôme ; au nord-ouest par celui de l’Allier, Sa superficie est de 475962 hectares. Sa plus grande longueur, du nord-ouest au sud-est, est d’un peu plus de 125 kilomètres; sa plus grande largeur, de l'ouest à l’est, des gorges parcourues par le torrent de l’Ance du nord à la plaine du Rhône, n’est pas tout à fait de 70 kilomètres; enfin son pourtour est de 420 kilomètres en ne tenant pas compte des sinuosités secondaires.

Le département est divisé en 3 arrondissements comprénant 30 cantons et formant un total de 330 communes. L’arrondissement de Roanne occupe le nord du département; immédiatement audessous est l'arrondissement de Montbrison, le plus grand des trois composant le département ; l’arrondissement de Saint-Etienne est à l’est de celui de Montbrison.

Si l’on ne tient pas compte de la petite portion de la vallée du Rhône qui appartient au département, le territoire de la Loire se présente sous l’aspect d’une longue et large vallée parcourue par la Loire et dominée à l’ouest par une haute chaîne de montagnes, à l'est par des monts moins élevés. Les montagnes de l’ouest sont les monts du Forez, dont l’arête sépare les eaux qui vont à la Loire de celles qui se dirigent vers l'Allier. Par les monts du Velay, situés dans la Haute-Loire, les monts du Forez se rattachent aux montagnes du Vivarais, qui se relient à la Lozère et aux Cévennes. Le point culminant est le sommet de Pierre-sur- Haute (1640 mètres). Au delà de Noirétable, la chaine change de nom pour s'appeler les Bois- Noirs; puis elle s’abaisse pour former les monts de la Madeleine. Les montagnes de l’est font partie de la grande ligne de faite européenne ; elles portent les noms de monts du Lyonnais, monts de Tarare, monts du Beaujolais, monts du Charolais. Leur sommet le plus haut ne dépasse pas 1000 mètres. Les monts du Lyonnais s’achèvent au sud sur deux gorges, celles du Furens et de Gier, qui coupent le bassin houiller de Saint-Etienne. La Loire coule dans la vallée centrale du département, vallée qui s’élargit, au-dessus de Saint-Rambert, pour former la plaine du Forez. Cette plaine a une largeur d'environ 20 kilomètres sur une longueur presque double ; elle est fertile, mais trop humide, semée d’étangs et de marais. Elle a besoin d’être drainée et irriguée, et c’est dans le double but de la dessécher et de la féconder que l’on a entrepris la construction du canal du Forez, emprunté à la Loire. Du sein de cette plaine s’élancent des cônes isolés : tels sont la butte qui domine Montbrison, le Mont d’Uzore, la butte volcanique de Montverdun. La plaine du Forez se termine brusquement au pied des collines de Nérondes. De longues gorges la séparent de la plaine de Roanne, beaucoup moins vaste. Quant à la partie du département qui s'ouvre sur le Rhône, elle ne comprend que l’étroite vallée

LOIRE

de Gier et la bande de vallée comprise entre le pied des premiers escarpements de la montagne et la rive droite du fleuve.

Toutes les eaux du département vont à la Loire, sauf celles de la moitié orientale de l’arrondissement de Saint-Etienne, qui se déversent dans le Rhône.

La Loire coule d’abord dans les gorges de Saint- Victor; elle en sort près de Saint-Rambert pour entrer dans la plaine du Forez. Elle arrose Roanne ; à partir de ce point, elle est accompagnée d’un canal latéral, indispensable pour la navigation. La Loire quitte le département près de Saint-Pierre-Ja- Noaille, après un parcours de 123 kilomètres.

Ses principaux affluents sont : l'Ondaine, le Bonson, le Furens, la Mare, la Coise, la Thoranche, l'Oise, le Lignon du Nord, l'Aix, la Renaison, le Rhins, le Sornin et la Teissonne. Le Furens arrose Saint-Etienne ; c’est un torrent qu’il a été possible d'arrêter par une énorme digue derrière laquelle s'accumulent deux millions de mètres cubes d’eau. Ce réservoir sert à alimenter les nombreuses usines de Saint-Etienne. La Mare a son origine dans le Forez, elle reçoit la Curaise. Le Lignon rassemble les eaux d’un certain nombre de petits torrents nés dans le Forez; ses deux principaux affluents sont l'Auzon et le Vizezy qui arrose Montbrison. L’Aix reçoit l’{sable; la Renaison se perd dans la Loire à Roanne.

Un certain nombre de rivières, dont les eaux grossissent la Loire, n’ont dans le département que leur source ou une partie de leur cours; tels sont l'Ance du nord qui reçoit l'Andrable, la Seméne, l'Arçon, l'Urbise, la Besbre et le Barbenau, son affluent, la Durolle.

Au point où sa rive droite cesse d’appartenir au département du Rhône, ce fleuve commence à séparer la Loire de l'Isère et leur sert de limite sur près de 12 kilomètres. Pendant ce trajet, le Rhône coule au pied des contreforts du Pilat, dans une belle vallée. Le Rhône ne reçoit que des torrents insignifiants dans le département de la Loire, mais le.Giers et la Dédme y prennent leur source et y ont une partie de leur cours. Le Giers arrose Saint- Chamond, Lorette et Rive-de-Gier, puis entre dans le département du Rhône.

Le département de la Loire a, dans son ensemble, un climat continental, mais comme son territoire est fort montagneux, on y trouve, suivant l'altitude des villes, une fort grande quantité de climats locaux. Sur la cime de Pierre-sur-Haute, il règne un hiver presque éternel, tandis que la “vallée du Rhône jouit d’un climat tempéré. On compte chaque année cent quarante-cinq jours de pluie ou de neige sur le versant de la Loire. La hauteur moyenne d’eau tombée annuellement est de 630 millimètres à Roanne, de 730 à Saint- Etienne, de 800 dans la plaine du Forez et dans une partie de la vallée du Rhône, d’un mètre dans les monts du Forez et dans une partie de la vallée de Gier. — En résumé, le climat est froid et sain dans la montagne, doux dans la vallée de la Loire, légèrement malsain dans les parties marécageuses du Forez, chaud dans la vallée du Rhône.

Au point de vue agricole, les plaines de Roanne et du Forez sont fertiles, mais l'arrondissement de Saint-Etienne produit moins qu'il ne consomme:

Au point de vue géologique, on rencontre dans le département de la Loire divers étages nettement caractérisés, comme par exemple les étages anthracifère et houiller aux environs de Saint-Etienne. Les roches cristallisées donnent aussi naissance à de nombreux terrains, enfin le terrain tertiaire est représenté par les systèmes miocène et pliocène, et du côté du département de Saône-et-Loire, on constate la présence de quelques affleurements de l'étage jurassique.

« La chaine du Forez, dit M. Risler dans sa

LOIRE

Géologie agricole, qui sépare la vallée de la Loire de celle de l'Allier, est composée, comme celle du Lyonnais et du Beaujolais, de porphyres et de

quelques lambeaux de terrain de transition. Au-

milieu de ces terrains de transition, on trouve des filons de calcaire saccharoïde qui ont été exploités pour fournir de la chaux aux terrains du voisinage. Là où les forêts ont disparu, le sol se couvre de Bruyères et de Genêts, entremèêlés de Fougères et d’Ajones épineux. De loin en loin, à peine tous les dix ans, on lui fait produire, par l’essartage, une faible récolte de Seigle, de Sarrasin ou de Pommes de terre. Puis on laisse le terrain en friche. » Cette terre, si peu favorable aux céréales, convient admirablement au Pin sylvestre; dans le voisinage des anciennes forêts, il se propage spontanément ayec une grande vigueur. Le reboisement serait facile et donnerait souvent, en peu d'années, un produit supérieur à la culture. Dans les altitudes inférieures et sur les pentes faibles, le sol meuble acquiert cependant une certaine épaisseur. On y récolte une année sur deux, ou deux années sur trois, du Seigle, de l’Avoine ou du Blé noir. Le chaulage serait utile dans ces terres.

Quant au fond des vallées granitiques, il est couvert de prairies. Les débris de granits y forment une couche épaisse, sans cesse arrosée par les sources et ruisseaux des montagnes.

Tandis qu'un hectare de pâturage suffit pour une vache à lait dans les terrains volcaniques des monts Dore et des monts Dôme, il lui faut trois ou quatre hectares sur les granits du Forez. Les parties les plus arides des montagnes restent encore en communaux à l’état de vaine pâture, mais leur étendue diminue sans cesse par le reboisement ou par des partages qui en améliorent rapidement la production et la valeur.

Voici, d’après M. A. de Lapparent, quelle serait la coupe générale des étages anthracifère et houiller :

Le du bois d’A-

4 veize.

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