Faisceau de Rive-de-Gier
5. Epanchements de porphyres quartzifères et arrêt de la sédimentation.
. Grès anthracifère, avec coulées de porphyÿre noir (200 à 500).
. Epanchements de porphyre granitoide.
. Caleschistes et calcaire carbonifère de Régny.
. Grauwacke Roannais.
SD
Etage anthracifère.{9
quartzoschiteuse du
Aux environs de Régny, d’après M. Grüner, 1a base de l'étage anthracifère est constituée par la grauwacke du Roannais. On y peut distinguer un groupe inférieur quartzo-schisteux et un groupe supérieur calcaréo-schisteux qui, à Régny et en d’autres points, contient des bancs ou plutôt des lentilles de calcaire fossilifère dont lépaisseur totale ne dépasse pas 20 mètres. Le calcaire, noir et bitumineux, est séparé du grès anthracifère, qui le recouvre, par des schistes feuilletés tendres, les uns d’un gris bleuâtre, les autres d’un gris verdâtre foncé. L'épaisseur totale de la grauwacke du Roannais paraît comprise entre 400 et 500 mètres.
Le grès anthracifère du Roannais présente à sa base une couche de poudingue à galets de quartzite, de calcaire carbonifère et de porphyre granitoïde. Ce poudingue, épais à Régny de 15 à 20 mètres, est surmonté par le grès proprement dit, gris foncé ; c’est un véritable tuf porphyrique.
L’étage houiller de Saui-i-Ktieine est couronné par .un étage stérile de Le) m':rcs, arg'leux ou
LOIRE
quartzo-micacé, vert ou rouge et formant la transition du terrain houiller au terrain permien.
« La fertilité du sol, dit M. Grüner, varie, comme son humidité, avec la nature des roches. »
Les schistes et les grès tendres de la formation houillère se délitent rapidement et fournissent une terre profonde et forte, très propice aux prairies et aux pâturages. En l’amendant avec de la chaux, on peut y faire de bonnes récoltes de Froment.
Les poudingues, les grès lustrés et les schistes plus ou moins durcis se décomposent moins facilement et ne donnent qu’un sol rocailleux,.de faible
“épaisseur, aride et sec. Grâce à la couleur foncée
de ces terres, la Vigne y réussit quand l'exposition est favorable. Mais là où l'élévation du sol ou sa mauvaise exposition s'opposent à la culture de la Vigne, le Seigle lui-même ne fournit que de pauvres récoltes. Ces terres rentrent alors dans la classe si variée des varennes de montagnes et restent, le plus souvent, abandonnées comme landes.
Entre ces deux extrêmes, on rencontre des sols moins froids que les beluzes et plus profonds que les varennes; ils correspondent aux grès tendres argilo-quartzeux. Le Seigle y vient bien, et, par le chaulage, on peut les transformer en terres à Blé.
Enfin, le porphyre quartzifère se décompose difficilement ; on reconnait les massifs abrupts qu'il forme aux Genêts et aux pinières qui le recouvrent, au milieu des schistes et des grauwackes qui les entourent et qui sont généralement cultivés.
On rencontre le terrain tertiaire dans l’arrondissement de Montbrison, où sont représentés les étages miocène et pliocène. Du côté de Charlieu, il y à affleurement du système oolithique de Saôneet-Loire. Enfin, tout le long de la Loire, dans la. vallée, on rencontre des alluvions quaternairés.
La superficie du département de la Loire est de 475 962 hectares. Voici comment elle est répartie d’après le cadastre, achevé en 1840 :
hectares Terres labourables ...,.... De. ARS . 245194 Prési tons ten ENS PTE CRE EE. © 85 134 Vignes ane eee Pan. Per di. INTER 12576 Bois. nn ee Ar RE PNR 67674 Vergers, pépinières et jardins........… 2 828 Oseraies, aulnaies, saussaies.......... 176 Garrières"et mines. 10- FRE 12 Mares, canaux d'irrigation, abreuvoirs.. 213 Canaux de navigation ........ OL -10 Landes, pâtis, bruyères, «etc... 40715 Htangs | Re nos es PROPRES 3 768 Chataignerales Cr A ARE PC 284 Propriétés tDaties. tee RPRerEnEe SPC 2163 Total de la contenance imposable... ... 460 747 Total de la contenance non imposable.. 15215 Superficie totale du département...... 475962
La superficie des terres labourables représentait donc, en 1840, 51 pour 100 de la superficie totale ; la surface consacrée aux prés formait 12 pour 100 de la même surface; celle consacrée aux Vignes s'élevait à 2 pour 100 et celle plantée en bois à 14 pour 100 de la surface totale du département.
Le tableau qui suit indique l'étendue des terres cultivées en céréales, en 1852 et en 1882 :
ST CET nn ET ÉTENDUE RENDEMENT ÉTENDUE RENDEMENT
hectares hectol. hectares hectol. .
Froment .... 29071 11,82 50 153 18,60 Métellenete 809 40,55 1391 16,40 Seigle :4,.. 189347 9,07 65651 45,10 Orge sait 3103 44,71 3 484 46,70 Sarrasin . -.. 431 9,42 672 17,00 Avoine...... 19599 15,94 21 060 20,90 NAS ER ere » » 38 19,80 MAC - » » 11 45,00
LOIRE
En 1852, la surface totale consacrée aux céréales s'élevait à 142360 hectares ; en 1862, cette même surface était sensiblement identique, 142637 hectares. La statistique de 1882 indique le chiffre de 142440 hectares.
Mais, si la surface consacrée aux céréales n’a pas augmenté, on constate, grâce à l'emploi judicieux de la chaux, que le nombre d'hectares cnsemen- .sés en Blé à progressé, alors que la surface corsacrée au Seigle suivait une marche décroissante. En 1852, le nombre d'hectares ensemencés en Froment s'élevait à 29071 hectares; en 1862, la surface consacrée était de 36 214 hectares ; d’après la statistique de 1882, le département de la Loire aurait 50153 hectares de Froment. La culture du Seigle a perdu 24000 hectares environ ; le Méteil, l'Orge et le Sarrasin occupent sensiblement les mêmes surfaces. Les rendements, par contre, ont subi une augmentation assez sensible, ainsi qu’il est facile de s’en rendre compte par le tableau publié ci-dessus.
Voici, d’autre part, au même titre, le tableau comparé des autres cultures :
1852 1882 * Pr UT ne or UE AT ET LE ETENDUE RENDEMENT EÉTENDUE RENDEMENT
hectares hectares
Pommes de
LéTTES.. de 1%14% 67 h]l. 47 26905 78 qx Betteraves ..…. 131,910 qx292 2229 945 qx Légumes secs. 150 14 hl. 11 329 15 h]. 42 Racines et lé-
gumes divers 2024 1445 qx 75 2 506 6% qx Chanvre: 576 7 hl. 90 229 7 h]. 40 En eee ose » » » »
Cola re 1753 7 h]. 47 3 002 9 h1. 50
La surface consacrée aux Pommes de terre a presque doublé de 1852 à 1882; en 1862, cette culture occupait déjà 22582 hectares. Les Betteraves ont gagné plus de 2000-hectares. Les 329 hectares de légumes secs cultivés en 1882 comprennent 10 hectares de Fèves, 272 hectares de Haricots et 47 hectares de Pois. Les racines qui occupent sensiblement la même surface qu'en 1852 se composent de 282 hectares de Carottes, 3 hectares de Panais et 2221 hectares de Navets.
La culture du Chanvre n’occupe plus que 222 hectares; par contre, la surface consacrée au Colza a presque doublé d'importance et le rendement à l'hectare s’est augmenté de 2 hectolitres.
La statistique de 1852 évalue à 83664 hectares la superficie des prairies naturelles, dont 25992 hectares étaient irrigués. En 1862, cette surface était de 79368 hectares comprenant 52275 hectares de prés secs, 26 156 hectares irrigués et 937 hectares de prés vergers ; de plus, 1778 hectares étaient consacrés aux fourrages verts. D'après la statistique de 1882, les prairies naturelles occuperaient 65175 hectares répartis comme il suit:
hectares Prairies naturelles irriguées naturellement parles’ crues: des rivières. #52. 0.0 2400 20619 : Prairies naturelles irriguées à l’aide de tra- Wa SNÉCIAUX >. ete deb maNote 18 940 Prairies naturelles non irriguées......... 25 616
Il convient d'ajouter à ces chiffres 1638 hectares de prés et pâtures temporaires et 15979 hectares d'herbages pàturés, dont 800 hectares alpestres.
Enfin, les fourrages verts étaient cultivés, en 1882, sur 5000 hectares comprenant: 138 hectares de Vesces, 2909 hectares de Trèfle incarnat, 1813 hectares de Maïs-fourrage, et 140 hectares de Choux.
En 1852, les prairies artificielles occupaient 9857 hectares ; en 1862, 14347 hectares. D’après la statistique de 1882, leur étendue serait de 15445 hectares, répartis de la manière suivante :
— dl —
LOIRE hectares TTÉRES autere an Dr PUNE E SUR C AU TERRES 13 526 LUZ TR GT EL PER ONETRLIE OUR RES AMEL REINE 1665 SALON AL EME RETENUE ORNE PIE He NT PA 135 Mélanges de Légumineuses ...... RSC pOur 119
On voit par ces chiffres que la production fourragère de la Loire est en progression. Si la statistique de 1882 évalue à 65175 hectares seulement la superficie des prairies naturelles, alors que la statistique de 1852 évaluait cette surface à 83664 hectares, 1l faut faire remarquer que pour avoir des éléments comparables, il faudrait ajouter aux 65175 hectares recensés en 1889, les 15979 hectares d'herbages pâturés compris en 1852 dans les prairies naturelles. On aurait ainsi une surface de 81154 hectares, sensiblement la même que celle de 1852. Mais les prés ont été assainis, améliorés ; le rendement s’est accru et permet d'entretenir un plus nombreux bétail. Les fourrages verts qui n’occupaient que 1778 hectares en 1862, en occupent 9000 en 1882; les fourrages artificiels, ainsi que les prés et pâtures temporaires, occupent 17083 hectares contre 9857 en 1852.
«Sauf la vaste plaine du Forez. dit M. le docteur Jules Guyot, dont la position basse, l'humidité et la froidure excluent naturellement la Vigne, tout le surplus de la Loire est composé de terrains et de roches qui lui sont favorables. Rive-de-Gier et Saint-Etienne, placés sur les terrains de transition, sont entourés au loin par les gneiss et leS vieux grès rouges qui commencent à Lyon; Montbrison est adossé aux roches granitiques et basaltiques ; Boën touche à la fois aux collines granitiques et porphyriques; enfin, Roanne, assise au centre des terrains tertiaires et des dépôts postérieurs silicoargileux et alluvionnaires, a ses vignobles de la rive droite sur les mêmes terrains que ceux de Tarare, de transition supérieure, avec mamelons porphyriques, et ceux de la rive gauche de la Loire sur granits, basaltes, et vieux grès rouges comme ceux du Haut-Beaujolais. » En 1852, la Vigne occupait 12673 hectares qui ont vroduit 198 802 hectolitres de vin d’une valeur de 3274279 francs. En 18692, la surface des Vignes s'élevait à 12935 hectares produisant 330976 hectolitres de vin valant 9993721 francs. En 1882, la Vigne occuperait 16176 hectares répartis ainsi :
hectares Vignes en pleine produetion........... 14303 Vignes nouvellement plantées ......... 1777 Vignes avec cultures intercalaires...... 30
La récolte, en 1889, s’est élevée à 340 186 hectolitres représentant une valeur de 14123596 francs.
D’après l'enquête de 1886, faite par le service du Phylloxéra au Ministère de l'agriculture, la superficie en Vignes serait de 14920 hectares. Depuis l'apparition de l’insecte dévastateur, le département de la Loire aurait perdu 2679 hectares et 3967 hectares seraient atteints, mais résisteraient encore. La défense au sulfure de carbone comprendrait 1029 hectares. Les meilleurs vins rouges se récoltent à Chavenay, Chuynes, Luppé, Renaison, Saint-Michel, Saint-Pierre-de-Bœuf, à la Courbine ; les vins blancs à Chygnes et à la Chapelle.
La chaine du Forez et le Pilat ont leurs pentes couvertes de magnifiques forêts de Pins, de Sapins, de Hêtres et de Chênes. La partie la plus boisée du département est au nord de Noirétable.
D'après la statistique de 1882, la superficie des bois s’élèverait à 66078 hectares, comprenant :
hectares Bois appartenant à l'Etat................. 4 Fe — au département et aux COMMUNES. aus ve 4902 — — aux particuliers ......... 61872
LOIRE
En résumé, en 1852 la superficie des terres labourables s'élevait à 250620 hectares; en 1882, elle est de 250620 hectares, c'est-à-dire absolument la même. Mais, en 18892, les terres incultes ont diminué : la superficie cultivée comprend 415 964 hectares et la surface non cultivée 38744, savoir :
hectares
Landes, pâtis, bruyères, etc....... TDR 29 700 Terrains rocheux et de montagnes, incultes.. 13508 — MAPÉCALEUX. «en e vo femelle 2371 Tourbieressr ne -ce-mreepenee de ee 459
Le tableau suivant donne, relativement à la population animale du département, les chiffres accusés par les recensements de 1852, 1862 et 1882:
1852 1862 1882 Chevaux een ER AT Er 10 597 9697 14149 Anes et ânesses...... 2 599 9 799 3 707 Mulets et mules...... 840 898 558 Bêtes bovines........ 109 086 134351 160 936 Bêtes ovines......... 148 308 149 785 113 430 Bêtes porcines....... 36 436 52733 81342 Bêtes caprines....... 28 905 39 408 92 358
D'après ces chiffres, la population chevaline aurait augmenté de près de 4000 têtes ; les animaux exploités appartiennent surtout à des croisements. L'espèce bovine gagne, de 1852 à 1882, plus de 50 000 têtes; les races du Mézence, de Salers et Limousine sont les plus utilisées ; aux environs du département de l'Allier et sur les confins de Saône-et-Loire, on trouve la race Charolaise; le progrès constaté est énorme. Par contre, l’espèee ovine perd 35 000 têtes, mais l'espèce caprine en gagne 24000; il doit y avoir là une de ces erreurs de relevés trop fréquentes en statistique.
L'espèce porcine est en progrès sensible; elle gagne 24 000 têtes de 1852 à 1882.
Les animaux de basse-cour font l’objet d'un com
merce lucratif; les Abeilles sont exploitées dans 16 806 ruches. Enfin, le département de la Loire, dans la partie qui avoisine le bassin du Rhône, pratique la sérieiculture ; il y aurait dans le département 276 éducateurs, mettant à incubation 399 onces de graines et récoltant annuellement 13 020 kilogrammes de cocons frais.
. D’après le.recensement de 1881, la population de la Loire s'élève à 599836 habitants, ce qui représente une population spécifique de 126 habitants par kilomètre carré. Depuis 1801, la population du département a augmenté de 308 933 habitants ; elle a plus que doublé. La population agricole (mâles adultes), de 1862 à 1882, a subi les fluctuations suivantes :
1862 1882 Propriétaires agriculteurs... 36 022 36 086 HebMIers. rhume 9 7115 6902 Métayers. 7 MURURENERrS 1175 1124 Domestiques ere eee 26112 30461 dournaliers si 5 JARDIN 8 282 14297
Le département comprend 927 967 parcelles, d’une contenance moyenne de 49 ares.
Le nombre des exploitations qui, en 1862, était de 34105, s'élève, en 1882, à 62515. Rappelons, pour expliquer cette différence, que la statistique de 1862 n'avait pas recensé les exploitations de moins de 1 hectare, qui, d'après la statistique de 1882, sont au nombre de 25 849. Ces exploitations se divisent comme suit, par contenances :
1862 1882 Exploitations de moins de 5 hectares. 19 477 45970 — de 5 à 10 hectares... ... 6 802 719274 Le (3 (OURS EN) eee an 6617 7 524 — au-dessus de 40 hectares. 1 209 1747
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La culture directe par le propriétaire est la plus usitée ; le fermage vient ensuite, comme il est facile de s’en rendre compte par le tableau suivant :