JUSTICIA
dont les principaux membres ont été des naturalistes illustres au dix-huitième et au dix-neuvième siècle. — Bernard de Jussieu, né à Lyon en 1699, mort en 1777, professeur au jardin des plantes de Paris, a été le premier initiateur de la méthode naturelle dans la classification botanique; il fut membre de l’Académie des sciences et de la Société nationale d'agriculture. — Joseph de Jussieu, né à Lyon en 1704, mort en 1779, fut surtout un naturaliste voyageur ; il introduisit l’Héliotrope en France. — Antoine-Laurent de Jussieu, né à Lyon en 1748, mort en 1836, a développé et fécondé les idées de son oncle Bernard sur la classification des plantes. Il fut membre de l’Académie des sciences. — Son fils Adrien de Jussieu, né à Paris en 1797, mort en 1853, a été professeur de botanique rurale et directeur au Muséum d'histoire naturelle, membre de l’Académie des sciences et de la Société nationale d'agriculture ; ses travaux ont porté presque exclusivement sur la botanique pure. H. S.
SUSTICIA (horticullure). — Genre de plantes de la famille des Acanthacées, constitué par de petits arbrisseaux originaires des régions chaudes des deux hémisphères. On en cultive dans les serres ou en pleine terre dans les parties méridionales de l'Europe, plusieurs espèces, dont les principales sont : la Carmantine violette (Justicia speciosa), arbrisseau sous-ligneux, à feuilles ovales-oblongues, à fleurs terminales agrégées, d’un beau violet clair ; la Carmantine blanche (J. adhatoda), à fleurs blanches ; la Carmantine peinte (J. picta), à fleurs écarlates ; la J. flavicoma, à grandes fleurs jaunes, etc. La plupart de ces espèces se multiplient par boutures.
JUTE (botanique). — Le Jute ou Pittest le Corchorus olitorius, de la famille des Tiliacées, originaire des Indes orientales et de l'Afrique tropicale. C’est une plante herbacée, à feuilles alternes, ovales, à fleurs jaunes terminales, qui croît et qu'on cultive
dans les terrains marécageux et recouverts d’eau. | 2000 et 2600 litres.
JUTLANDAISE
Le calice a cinq sépales et la corolle cinq pétales; les étamines, nombreuses, sont hypogynes et libres ; la capsule est glabre, allongée en forme de silique et à cinq loges. Les fibres de cette plante sont longues, soyeuses et très résistantes ; elles sont employées dans la fabrication de tapis, de passementerie et de sacs d'emballage, et dans la préparation des pâtes à papier. L’extraction des fibres est d’ailleurs simple. La valeur du Jute brut ou travaillé exporté annuellement de l'Inde dépasse 80 à 85 millions de francs. Cette plante a été introduite avec succès à la Martinique. La plante entière est mangée comme légume sous le nom de corelle; les semences servent quelquefois comme purgatives.
JUTLANDAISE (200technie). — Est qualifiée ainsi, ou de variété du Jutland, une des variétés danoises de la race bovine des Pays-Bas (B. T. batavicus), dont l’autre est celle de Fionie (voy. ce mot). Cette variété Jutlandaise, voisine de celle d’Angeln (voy. aussi ce mot), qui habite le Schleswig nord, est de taille un peu inférieure à celle de cette dernière, ses membres étant plus courts. Ils sont aussi moins fins, comme tout le reste du squelette. La conformation, d’ailleurs, diffère peu.
La principale différence, entre les bêtes d’Angeln et celles du Jutland, concerne le pelage. Celui-ci, chez les dernières, est uniformément brun ou rouge vif, tandis qu'il est presque toujours de deux cou-
leurs chez les autres. Les vaches Jutlandaïses sont
moins fortes laitières, mais, en revanche, la facilité d’engraissement est plus grande chez le bétail du Jutland. Les jeunes taureaux y sont réputés pour la production de la viande, ce qui se montre, du reste, dans plusieurs autres des variétés de la même race, notamment dans la variété Flamande.
Le poids vif des vaches adultes dépasse rarement 400 kilogrammes et celui des taureaux 600 kilogrammes. Le rendement en lait se RARES entre A. S.
KAINITE
RAINITE. — Voy. POTASSE.
RAKERLACG (entomologie). — Voy. BLATTIENS.
KAKRI (arboriculture). — Voy. PLAQUEMINIER.
KALMIE (horticulture). — Genre de plantes de la famille des Ericacées. On cultive dans les jardins deux espèces de Kalmie, toutes deux originaires de l'Amérique du Nord. Ce sont de gracieux arbustes à feuilles persistantes. La Kalmie à larges feuilles (Kalmia latifolia L.) a des feuilles lancéolées, larges de deux centimètres environ, et se couvre de Juin à septembre de fleurs d’un blanc pur ou plus ou moins lavé de rose suivant les variétés qui sont nombreuses. Ces fleurs sont disposées en ombelles de cymes terminales ; elles sont du plus gracieux effet. Le calice est à cinq divisions velues ; la corolle, en forme de coupe, est marquée de dix surélévations longitudinales à l’intérieur et qui correspondent en dessous à autant de sillons. Les étamines sont au nombre de dix. Le fruit est une capsule. La Kalmie à feuilles étroites (K. angustifolia L.) se distingue de la précédente espèce par des feuilles plus étroites et par des fleurs d’un rouge vif qui s’épanouissent en juin.
Ces plantes exigent la terre de bruyère pour se bien développer. On les multiplie au moyen du semis; les jeunes plantés ne fleurissent que la troisième ou la quatrième année. La Kalmie à larges feuilles est souvent cultivée en pot; elle peut être soumise au forçage. J. D.
KARSTEN (biographie). — François-Chrétien Lorenz Karsten, né à Butzow en 1751, mort en 1829, agronome et publiciste allemand, fut professeur d'économie rurale à l'Université de Butzow, puis à celle de Rostock. On lui doit : Etude théorique de l’économie rurale (1789), La Machine à battre de Pessler (1799), Premiers éléments de l’économie rurale (1805). Il dirigea de 1813 à 1827 les Annales d'agriculture du Mecklembourg. H. S.
REIROUN, KEIRON (z00/ogie). — Nom vulgaire en Provence du Ducus oleæ ou Mouche des olives, commune dans le midi de l'Europe (voy. OLIVIER).
KELREUTÉRIE (arboriculture). — Voy. SAVON- NIER.
KÉRACÈLE, KÉRATITE (vétérinaire). — Voyez OEIL (MALADIES DE L’).
KENNEDY (biographie). — James Kennedy, agriculteur écossais, mort en 1873, s’est fait connaître par une application célèbre, en 1849, sur la ferme de Myer-Mill, dans l’Ayrshire, du système tubulaire pour le transport et l’épandage des engrais liquides dans les champs. Il devint plus tard inspecteur des troupeaux de moutons dans la Nouvelle-Zélande. H. S.
KENT (z00technie). — Voyez NEW-KENT.
KENTIA (horticulture). — Genre de plantes de la famille des Palmiers. Les Kentia, originaires d'Australie, se sont depuis peu répandus dans les cultures. Leurs feuilles, longuement composées pennées, sont d’un aspect des plus élégants. Ce sont
KÉRAPHYLLOCÈLE
des plantes rustiques qui peuvent très bien convenir à la décoration des appartements où ils résistent bien. Ils demandent peu de chaleur et doivent être cultivés en serre froide ou tempérée. On en cultive plusieurs espèces ou variétés parmi lesquelles les plus recommandables sont les Kentia Balmoreana et K. Rupicola. JD:
KÉRAPHYLLOCÈLE (vétérinaire). — Affection du pied du cheval, qui consiste essentiellement en une tumeur de corne développée à la face interne de la paroi du sabot. Le développement d’une production de même nature à la face profonde de la sole (kératocele) est possible, mais très rare.
Bien que le kéraphyllocèle soit relativement assez fréquent, il est resté méconnu jusqu’en 1828. C’est dans le recueil de médecine vétérinaire de cette année que Vatel en donna la description.
Souvent la tumeur cornée, qui constitue le kéraphyllocèle, coexiste avec une seime, mais dans des cas encore assez nombreux elle existe seule, sans aucune altération extérieure du sabot. Elle varie beaucoup dans son volume et son étendue. Quand elle est récente, elle peut n’avoir que les dimensions d’une aiguille à tricoter ou d’une plume d'oie, et n’occuper qu'une partie de la hauteur de la muraille, mais elle s’accroit avec le temps, acquiert le volume du doigt et, souvent, finit par occuper toute la hauteur du sabot, depuis la face plantaire jusqu’au bord supérieur de l’ongle. Tantôt le kéraphyllocèle est plein, formé par une substance cornée, dense, serrée ; tantôt il est creusé, dans toute son étendue ou dans une certaine longueur seulement, d’un canal intérieur plus ou moins large, s’ouvrant profondément à une région enflammée du tissu podophylleux, et permettant la sortie d’un liquide morbide sécrété en ce point.
Le kéraphyllocèle se développe sous l'influence d’une action irritante faible, longtemps continuée, qui augmente la sécrétion de l'appareil kératogène. Les déplacements incessants des lèvres des seimes déterminent cette irritation légère et persistante des tissus sous-cornés; aussi, toutes les seimes anciennes sont-elles accompagnées d’un kéraphyllocèle plus ou moins volumineux. Mais quand la tumeur cornée intra-pariétale survient sans lésion apparente du sabot, quelles peuvent en être les causes ? Ce sont sans doute les violentes contusions, les chocs, les heurts qui portent sur le pied, qu'ils soient accidentels ou qu'ils résultent de quelque manœuvre de la ferrure. L’hypersécrétion ne s’arrête pas avec la cause qui l’a provoquée; le relief corné qui en est le résultat comprime le tissu vivant en y entretenant une action irritante, condition de la persistance et.de l’augmentation graduelle de la lésion. Les effets produits remplaçant la cause première disparue, le kéraphyllocèle ne peut que s’accroître en volume, et, lorsqu'il a débuté vers le bord supérieur de la muraille, il augmente aussi en étendue par le fait de Favalure.