‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 20 sur 212 · KYSTE · texte numérisé non relu

KYSTE

il en est qui se constituent de toutes pièces à la suite d'actions traumatiques légères et répétées (contusions, frottements) ; d’autres se forment dans une cavité complètement close ou en communication avec l’extérieur, là par le fait d’une hypersécrétion, ici à la suite de l’oblitération du canal excréteur.

Nous nous bornerons ici aux considérations les plus intéressantes de l’histoire des kystes.

En général, les kystes se présentent à l'extérieur sous forme de tumeurs arrondies, régulières, indolentes, nettement délimitées à leur périphérie. La peau qui les recouvre est intacte ou seulement un peu amincie. Leur consistance est tantôt molle, tantôt pâteuse, tantôt enfin plus ou moins dure. Dans la plupart des cas, la saillie qu’ils forment est dépressible, rénitente, élastique. — Les kystes superficiels sont toujours faciles à reconnaitre ; mais, lorsqu'ils sont situés profondément, leur diagnostic est souvent obscur. Ceux qui se développent dans l’intérieur des os restent méconnus jusqu’au moment où ils ont détruit la paroi solide qui les emprisonnait.

Une fois les kystes constitués, leur accroissement progressif est la règle; il est exceptionnel de les voir rétrograder et disparaître. Cet accroissement s'effectue plus ou moins rapidement suivant la nature de la tumeur et la compression qu’exercent sur elle les couches organiques qui la recouvrent. L'observation démontre que les kystes évoluent d'autant plus vite que leur contenu est plus séreux. Ils peuvent s’enflammer, se rupturer ou éprouver diverses dégénérescences.

L’inflammation de la membrane kystique aboutit ordinairement à son ulcération, et, suivant la situation de la tumeur, son contenu s’épanche au dehors, ou dans la trame d’un organe, ou dans une cavité splanchnique. Quand le kyste se vide à l’extérieur, ou bien sa paroi s’enflamme, le bourgeonnement comble la cavité et la guérison survient, ou bien une fistule persistante s'établit. Lorsqu'il s'ouvre profondément, le liquide qu’il renfermait peut déterminer des accidents graves, quelquefois des désordres mortels. — Les kystes superficiels se rupturent parfois sous l’action d’un choc ou d’une forte pression, la peau restant intacte. Rarement la guérison en est le résultat ; bien plus souvent la solution de continuité de la membrane kystique se cicatrise et la tumeur se reproduit.

La guérison des kystes ne peut être obtenue qu'en en modifiant profondément la membrane d’enveloppe. Les principaux moyens recommandés à cet effet sont : les applications vésicantes, la cautérisation, la ponction et ies injections irritantes dans la cavité. Dans quelques cas, il est indiqué de recourir à l’incision ou même à l’extirpation complète de la tumeur- P.-j .C.

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