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supports pour les vases à lait consistaient souvent en bancs de pierre disposés le long d’un mur (voy.
ECRÉMAGE, fig. 490) ; cette disposition est remplacée avantageusement par des tables en pierre ou en ardoises, ou par des banes de maçonnerie recouverte de carreaux vernissés; en tous cas, il importe que ces supports soient disposés de telle sorte qu'on puisse les laver complètement sans peine. Quant à la place à donner aux écrémeuses, aux barattes et aux autres ustensiles, elle dépend surtout des dimensions et de la forme du local.
Les laiteries peuvent servir simplement à la conservation du lait, plus souvent on y fabrique Île beurre; parfois aussi une fromagerie y est annexée. Dans ce cas, des salles spéciales sont toujours réservées à la fabrication du beurre et du fromage. Quant aux agencements, ils peuvent varier à l’infini; toutes les fois que cela est possible, on munit la laiterie d’une conduite d’eau, avec des robinets dans chaque salle.
Pour fixer les idées à cet égard, la figure 212 donne le plan d’une grande laiterie dans laquelle sont réunis les appareils modernes pour traiter le lait. Le bâtiment est divisé en quatre parties : A, laiterie proprement dite; B, beurrerie; GC, fromagerie ; D, laverie. |
Dans la première salle A, qu’on peut faire précéder avec avantage d’un vestibule, des tables ou dressoirs «a servent à recevoir les pots à lait dont la figure 213 montre une des formes les plus communes ; en b est placée une cuve à eau, servant de rafraichissoir, dans laquelle on fait tremper les pots à leur arrivée dans la laiterie; en c se trouve une table mobile pour les diverses manipulations.
La deuxième salle, B, consacrée à la fabrication du beurre, communique avec la première par une porte. Elle est traversée, sur un de ses côtés, près du plafond, par un arbre de couche correspondant à une machine à vapeur M placée extérieurement, sur lequel sont fixées les poulies servant à action— ner l’écrémeuse et la baratte. En d, un récipient reçoit le lait, qui en sort par un tuyau aboutissant
au-dessus de la baratte centrifuge e. Le lait écrémé |
est porté immédiatement à la fromagerie. Quant à la crème, elle est portée, après un séjour à la cave avec laquelle on communique par l'escalier M, à la baratte f, mue par la vapeur. Auprès de la baratte, on voit l’auge g à pétrir le beurre et le malaxeur k, qui achève le délaitage. En c, est une table sur laquelle on met le beurre en mottes. Il est inutile d’insister sur la description dé ces appareils auxquels des articles spéciaux sont consacrés. Dans les laiteries moins importantes, et dans lesquelles on n’a pas de machine à vapeur, l'écrémeuse centrifuge est remplacée par des écrémeuses ordinaires ou par un centrifuge à bras, appareil imaginé dans les derniers temps.