‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 41 sur 212 · BUG · texte numérisé non relu

BUG

LAMIER

tentatives ont même été faites en ce genre. Le sens pratique n’a pas tardé à en montrer l’inanité. A.S.

LAMBOURDE (horlicullture). — On donne ce nom à une forme spéciale du rameau à fruits du Poirier et du Pommier. La lambourde résulte habituellement de la transformation du dard (voy. ce mot), dont le bourgeon terminal est devenu bouton à fruit. Il arrive cependant, chez les arbres très fertiles, qu’elle se caractérise dès la première année, c’est-à-dire sans passer par l’état de dard. Ces lambourdes d'origines diverses sont aisées à distinguer les unes des autres; la lambourde provenant du dard, ayant mis plusieurs années à se former, porte sur toute sa longueur des rides transversales résultant de la cicatrice de chute des nombreuses feuilles qu’elle a portées. Quand, au contraire, la lambourde s’est caractérisée l’année de sa formation, elle est lisse dans toute son étendue. Dans tous les cas, les lambourdes doivent être soigneusement ménagées lors de la taille, puisque précisément tous les efforts tendent à en faire naître le plus possible. Après qu’elles ont fructifié, les lambourdes, qui prennent alors le nom de bourse, doivent encore être épargnées, car elles seront le siège de fructifications nouvelles pour les années suivantes. J: D:

LAMIER (botanique, agriculture, horticulture). — Genre de plantes de la famille des Labiées, caractérisé surtout par un calice presque régulier, par la lèvre supérieure de la corolle creusée en forme de casque, et par les achaines trigones, à sommet tronqué (voy. LABIÉES). On en compte environ quarante espèces propres à l’Europe, à l'Afrique septentrionale et à l’Asie tempérée.

A quelques exceptions près, les Lamiers (Lamium L.) sont peu odorants, aussi les bestiaux les mangent-ils volontiers, sans toutefois les rechercher particulièrement. Parmi les espèces les plus communes, on peut citer :

Le Lamier blanc (Lamium album L., vulg. Ortie blanche, Orlie morte, etc.), qui croît abondamment dans les terres légères de toute l'Europe septentrionale. Elle fleurit une grande partie de l’année, et ses fleurs sont fréquentées par les abeilles.

Le Lamier pourpre (L. purpureum L.) et le Lamier lacheté (L. maculatum L.) croissent dans les terres cultivées, les haies et les fossés de presque toute la France. Tous deux ont les fleurs rouges ou violacées ; mais le premier porte deux dents à chaque côté de la base de la lèvre supérieure, tandis que le second n’en a qu’une seule. De plus, ce dernier a ordinairement les feuilles marquées d’une tache blanche longitudinale. Le Lamier pourpre possède une odeur pénétrante.

Le Lamier amplexicaule (L. amplexicaule L.) fleurit pendant toute la belle saison dans les terres cultivées, dans les jardins mal tenus, où on lui donne souvent le nom vulgaire de Bonhomme. Ses feuilles sessiles et embrassantes le rendent facile à distinguer, ainsi que l’absence de poils à la gorge de la corolle.

Le Lamier jaune (L. Galeobdolon Crantz ; Galeobdolon luteum Huds.) habite les taillis, les allées des bois. On le reconnait à la couleur jaune de ses fleurs, à ses anthères glabres.

Plusieurs espèces du genre dont il s'agit jouissent, surtout dans la médecine populaire, d’une réputation qui semble un peu surfaite. L’infusion des fleurs d’Ortie blanche passe pour être astringente, hémostatique et résolutive. Il en est de même du Lamier pourpre et de l’Orvale (L.Orvala L.), espèce de l'Europe méridionale. Le ,

L’horticulture tire des Lamiers un certain parti pour l’ornement des jardins. Le plus employé est le Lamier tacheté dont on fait des bordures que les macules blanches des feuilles et les nombreuses fleurs lilas rendent fort élégantes. Ces bordures

Page 1