‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 42 sur 212 · LAMPAS · texte numérisé non relu

LAMPAS

présentent le grand avantage de résister longtemps à l'ombre des grands arbres. Cette espèce sert aussi, avec l’Orvale, à décorer les rocailles. Toutes les deux se multiplient facilement par éclats de leur rhizome. E. M.

LAMPAS (vélérinaire). — Terme appliqué par les hippiâtres au gonflement de la membrane qui tapisse la voûte du palais du cheval. Très rare sur les chevaux âgés, le lampas est souvent un accident de la dentition. On le voit encore quelquefois coexister avec la stomatite, l’angine ou l’entérite.

Lorsque la tuméfaction du palais atteint un certain degré, elle gène la préhension des aliments et Ja mastication ; ordinairement aussi la bouche est plus chaude et un peu douloureuse.

La terminaison constante du lampas est la guérison. On favorise la résolution par de fréquents lavages de la cavité buccale avec de l’eau fraiche. Une saignée locale n’est indiquée que dans quelques cas exceptionnels. AELER EE

LAMPE (zootechnie). — L'un des noms du maniement de Bovidé encore appelé hampe, grasset, œillet, œillères ou fras (voy. HAMPE).

LAMPROIE (piscicullure). — Genre de poissons dont on connait deux variétés : Pelromyson marinus et Petromyson fluviatilis. Ce n’est qu’au treizième siècle que l’on entendit parler de ce poisson pour la première fois. Un fait est certain, c’est que la variété fluvialilis va sans cesse en diminuant et qu'elle a complètement disparu de fleuves et rivières où elle était autrefois très connue, surtout dans l'Ouest.

Ce poisson ressemble à l'anguille dont, du reste, il a à peu près les mœurs; seulement le Petr omyson marinus peut atteindre jusqu’à à 6 et 8 pieds de longueur, la chair en est estimée et passe, contrairement à celle de l’anguille, pour être de facile digestion; la fluviatilis ne va guère au delà de 40 à 50 centimètres, elle multiplie dans d'immenses proportions. La construction de son nid est une des curiosités du monde des eaux.

La variété /luviatilis comporte trois sous-variétés, la noire, la rouge et le sucet, dont nous ne parlerons pas autrement. C.-K.

LAMPYRIDES (entomologie). — Famille d’insectes Coléoptères malacodermes renfermant les Lampyres ou Vers luisants, les Lucioles, les Phosphènes, etc. Les Lampyrides sont des insectes généralement de moyenne taille, à corps assez allongé, de consistance le plus souvent molle ; fréquemment les femelles sont aptères; ces insectes possèdent un appareil lumineux qui leur permet de se retrouver dans l'obscurité ; ces organes phosphorescents sont situés sous les derniers segments de l’abdomen. Comme caractères zoologiques, on peut leur assigner une tête arrondie, à antennes contiguës, insérées sur le front, à mandibules grêles, à palpes bien développés ; le corselet recouvre la tête, l'abdomen est assez large et aplati; Les élytres sont larges et le plus souvent longitudinalement striées ou carénées ; le quatrième article des tarses est bilobé.

Les Lampyrides sont des insectes à larves carnassières vivant aux dépens des mollusques terrestres ; on les trouve dans les endroits humides que fréquentent ces mollusques; le Lampyris noctiluca, ou ver luisant commun, vit aux dépens des Escargots ou Hélices, et comme tel compte comme un auxiliaire de l’agriculture au même titre que les Driles. Deux espèces de Lampyres sont communes partout : le Lampyris noctiluca, long de 10 à 12 millimètres, et le Lampyris splendidula, plus petit, gris brun avec des taches vitreuses au corselet qui manquent chez le premier ; les femelles de ces deux Lampyres sont aptères, larviformes ; celle du Lampyris splendidula porte des moignons d'élytres.

Les larves allongées, brunes, à anneaux à peu près égaux, vivent dans les Hélices qu'elles dévo-

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