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rent et se changent en nymphe dans la coquille après en avoir mangé l'habitant.
Les Lucioles sont des Lampyres des départements méridionaux ; les deux sexes sont munis d'ailes et d'élytres, leurs mœurs sont celles des Lampyres; les màäles ont des appareils phosphorescents à trois segments de l’abdomen, les femelles à deux. L’espèce habitant le midi de la France est le Luciola lusilanica, voltigeant par les nuits d'été comme une petite étoile filante. M. M.
LANDAISE (zootechnie). — Trois variétés animales, prises pour des races, sont désignées par le qualificatif de Landaïise, une chevaline, une bovine et une ovine.
VARIÉTÉ CHEVALINE.— La variété chevaline Landaise est une population de poneys, c’est-à-dire de petits chevaux appartenant à la race Asiatique (£. C. asialicus), improprement qualifiée d’Arabe, chez lesquels se manifeste parfois, par réversion, le type de la race Africaine au front bombé, comme dans toutes celles qui sont venues en Occident par les régions méridionales de l'Europe.
Chez ces chevaux, la taille descend quelquefois jusqu’à 1 mètre, et durant longtemps elle n’a pas dépassé 1,35. Sous leur ancienne forme ils ont communément la tête un peu forte, le corps anguleux et les membres déviés ; mais l'emploi d’étalons étrangers au pays les a beaucoup modifiés. Il fut un temps où voulant absolument les grandir, pour les rendre propres au service de la cavalerie légère, on avait introduit dans le sud-ouest de la France, dans les dépôts de Tarbes et de Pau qui desservent les juments du département des Landes, des étalons de la variété Anglaise de course. Il en résulta une population chevaline haute sur Jambes, mince de corps, aux articulations d'une faiblesse déplorable et d’un tempérament irritable à l'excès. Ceux qui, dans l’armée, ont connu les provenances du dépôt de remonte de Mérignac d'il y à une trentaine d’années, savent ce que valaient les moins mauvais de ces chevaux issus des étalons Anglais.
Depuis, un changement de direction, imposant l'usage exclusif des étalons dits Arabes, a consi-
dérablement amélioré la population. Beaucoup de sujets restent de petite taille, mais souvent ils ont des formes correctes et harmonieuses, d’une grande élégance, et leurs membres sont solides. Les autres ont au moins cette dernière qualité. Quelques-uns, élevés dans de meilleures conditions, atteignent le minimum de taille qu'on a le tort d'exiger pour qu'ils puissent servir dans l’armée.
On observe des chevaux Landais de toutes les robes, sans qu’il soit possible de dire que l’une d'elles est prédominante.
Les poneys surtout sont remarquables par leur sobriété et par la vigueur de leur tempérament. La force motrice qu'ils se montrent capables de déployer est surprenante, même sous les plus petites tailles, aussi bien en attelages que sous le cavalier. En somme, ce sont d’excellents petits chevaux, qu'il ne faut pas chercher à grandir autrement que par les progrès de la culture du sol des Landes.
VARIÉTÉ BOVINE. — Le marquis de Dampierre,
propriétaire dans le département des Landes, à
tracé des conditions d'existence du bétail de cette variété, un tableau qui n’est peut-être plus com-— plètement exact, car il a paru dans son petit volume sur les races bovines dont la publication date maintenant de longtemps. Ce tableau mérite néanmoins d’être reproduit, à cause de ses principaux traits, relatifs aux mœurs des paysans.
Après avoir dit que l’agriculture y est peuavancée, il ajoute : « Les prairies naturelles y sont rares et de peu d’étendue, les prairies artificielles bien plus rares encore, et la culture du Blé et du Maïs absorbe tous les soins de ses laborieux paysans. Le bétail n’a guère, pour se nourrir, que l'herbe rare
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et dure qu'il pâture dans les fouyas annexés à chaque métairie. Pendant l'hiver seulement, on donne aux animaux qui travaillent un peu de foin, aux autres de la paille de Blé ou de Maïs.
«Dans un grand nombre de métairies, dans celles de la Chalosse surtout, les bœufs sant nourris à la main. Plusieurs guichets sont pratiqués dans le mur de la pièce de la maison qui donne sur la cour entourée d’abris et de barrières où le bétail vit toujours en liberté; c’est par ces guichets que toutes les personnes de la maison, à tour de rôle, présentent, bouchée par bouchée, la nourriture aux animaux, et Dieu sait l’industrieuse économie qui préside à la formation de chaque bouchée, qu'on introduit avec soin jusqu'au fond du gosier de l'animal, qui ne peut ainsi la rejeter; on le tente par la vue d’une feuille de Maïs encore verte, de quelques brins d’un foin appétissant ou d'un morceau de Navet; mais les apparences sont trompeuses et la pauvre bête n’avale qu'une paille bien sèche qui füt restée intacte à son râtelier, ou lui eût servi de litière sans la supercherie des gardiens. »
Depuis que ces détails pittoresques ont été donnés, le régime du bétail Landais s’est sans doute amélioré sur beaucoup de points. La composition de ce bétail n’a toutefois pas changé. La population compte une très forte proportion de bœufs employés aux travaux de culture, dans les métairies, ainsi que les vaches, d’ailleurs. Celles-ci servent, en outre, au divertissement populaire des courses, simulacre de celles de l'Espagne, où elles luttent d'adresse et d’agilité avec les écarleurs qui figurent les toréadors espagnols.
La variété bovine Landaise est de petite taille. Elle atteint au plus 1,30 et elle a le corps court, comme du reste toutes celles de la race Ibérique (B. T. ibericus) à laquelle elle appartient et dont elle marque la limite nord d’extension. Son squelette est fin, avec un thorax relativement ample et profond, et des membres courts. Les hanches un peu étroites et des coxaux courts, couverts de masses musculaires peu épaisses, nuisent à la correction des formes, au point de vue de la production de la viande. Chez les vaches comme chez les bœufs, les quartiers postérieurs ne sont pas suffisamment développés par rapport aux antérieurs. Les mamelles des femelles n’atteignent jamais qu’un faible volume. Leurs mamelons sont toujours plus ou moins rapprochés les uns des autres.
Le pelage est ce qui établit le mieux la distinction avec la variété Pyrénéenne. Il est froment de la nuance la plus claire, avec le mufle et les paupières rosés et les cornes presque blanches dans toute leur étendue. Cette particularité est due, sans nul doute, à d'anciens croisements avec la race d'Aquitaine, dont plusieurs variétés sont voisines de la Landaise. Cependant nous n’avons pas eu l’occasion d'observer un seul sujet Landais qui ne présentàt tous les caractères cräniologiques de la race Ibérique. Cette persistance du type blond avec ces caractères du squelette est vraiment curicuse.
Le tempérament est rustique et vigoureux. Vaches et bœufs sont d’une agilité et d'une légèreté d’allures remarquables, plus aptes au travail moteur qu’à l'élaboration du lait ou de la viande. Les premières nourrissent tout juste leur veau et pas bien longtemps ; leur poids vif atteint rarement 400 kilogrammes. Les seconds, mieux soignés maintenant dans leur jeune âge, dépassent souvent 600 kilogrammes. On en voit chaque année figurer au concours d'animaux gras de Bordeaux, et aussi aux marchés d’approvisionnement de cette ville, qui montrent une précocité relative. L’un d’eux, dont nous avons, en 1881, suivi le rendement après le concours général de Paris, a pesé à l’âge de
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47 mois 715 kilogrammes. Il a rendu 468“,500 de viande nette, dont 184,300 de première catégorie, . 132 kilogrammes de deuxième, et 131,600 de troisième. De sa viande nette il y en avait 73 pour 400 de comestible, et celle-ei contenait 30,11 pour 100 de matière sèche nutritive. Il avait accumulé 86,500 de suif, et sa peau pesait 46,500. C'était évidemment un sujet d'élite; mais il peut néanmoins donner la mesure de ce qu’il est permis d'espérer de l'amélioration de la variété par l'application suivie des méthodes zootechniques.
VARIÉTÉ OVINE. — La variété ovine Landaise appartient à la race des Pyrénées (0. À. iberica). Elle vit en petits groupes dans les métairies de la Chalosse des Landes, c'est-à-dire sur la partie cultivée, et au contraire en grands troupeaux, gardés par des pâtres montés sur des échasses, sur la lande de Gascogne proprement dite, maintenant en grande partie boisée, de l’autre côté du bassin d'Arcachon et vers les Basses-Pyrénées. Yezs cette dernière direction, elle se confond facilement avec la variété Béarnaise. À mesure qu'on descend dans la plaine sableuse, on la trouve, seulement de moins en moins haute sur jambes. Les moutons conservent presque tous leurs cornes, à peine moins fortes que celles des béliers, tandis qu'ils les ont perdues sur la partie cultivée, comme en Gascogne proprement dite, dans le Gers et le Lot-et-Garonne, au voisinage de l’ancien pays agenais.
Cette variété ovine a un rôle important à jouer pour la mise en valeur des sols non cultivables des Landes. Chercher à la remplacer par une autre plus améliorée, comme la tentative en a été faite parfois, sous prétexte de progrès, serait une faute. Acclimatée de longue date et d’une rusticité à toute épreuve, elle donne des produits où les sujets perfectionnés ailleurs se consument en luttant pour l'existence. Nous avons eu l’occasion de le constater sur place, par exemple pour les Southdowns, que le régime du lieu avait réduits presque à rien. On avait cru qu'il sufirait d'introduire des béliers pour obtenir un plus fort poids de viande. La déception fut cruelle. |
Les moutons Landais contribuent, pour une bonne part, à l’approvisionnement de la boucherie de Bordeaux. Ils rendent peu de viande, n'ayant, d’ailleurs, qu’un faible poids vif (30 à 35 kilogrammes au plus), mais cette viande à une saveur accentuée et agréable, surtout quand ils ont été nourris au voisinage de la mer. Leur écoulement est par conséquent facile, et comme ils se produisent à peu de frais, ils donnent un fort profit.
Ce profit pourrait encore être augmenté sans peine, en donnant plus d'attention à la sélection des toisons, dont on ne s’est guère occupé jusqu'à présent, en considérant le peu de valeur de la laine. Les toisons pourraient être facilement rendues plus lourdes et composées de brins moins grossiers et moins rudes, cela dépendant seulement de l’hérédité. N’obtint-on, de la sorte, qu’une plusvalue de 50 centimes à 1 franc par toison, ce serait toujours cela de gagné. A 29.
LANDES. — On désigne communément par le mot Landes les terres abandonnées à elles-mêmes et recouvertes d’une végétation plus ou moins active qui sert à les caractériser; cependant on applique aussi le même terme à l’ensemble des végétaux eux-mêmes et c’est dans cet ordre d'idées qu'on distingue, en Bretagne, la grande lande, formée par la réunion de plantes semi-ligneuses telles que le Genêt à balai, l’Ajonc épineux, les Fougères, et la petile lande, qui n’est constituée que par les Bruyères, le petit Ajonc, des Carex et quelques Graminées.
Au commencement de ce siècle, la surface occeupée en France par les landes était considérable; on ne l’évaluait pas à moins de 9 millions d'hec-
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tares. Les progrès de l’industrie agricole ont amené le défrichement et la mise en culture ou le boisement d’une grande partie de ces terrains, de sorte qu'à l'heure actuelle cette surface inculte a diminué de plus de moitié; elle décroit encore tous les jours.
Quand on examine la répartition des landes sur le territoire français, on s'aperçoit tout de suite qu’elles ne sont spéciales à aucun climat en particulier, elles ne sont pas spéciales non plus à une nature de sol nettement déterminée. Cependant, s’il est vrai qu'on trouve à la fois des landes sur les terrains granitique et crétacé, par exemple, il n’est pas moins vrai qu’elles affectent des caractères si différents tant au point de vue de la constitution de leur flore qu’au point de vue des méthodes à appliquer pour leur mise en valeur, qu’il nous semble intéressant d'étudier ces surfaces en prenant pour point de départ les étages géologiques auxquels elles appartiennent.
Landes des terrains cristallisés. — C'est dans le plateau central, cette tête chauve dela France, qu’on peut étudier les landes des terrains cristallisés. Les granits quartzifères, les gneiss, les micaschistes et les porphyres qui forment la presque totalité des départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute - Vienne, sont en partie abandonnés à la végétation spontanée. M. Risler (Géologie agricole) estime que la Corrèze renferme 17000 hectares de landes, soit presque un tiers du département ; dans la Creuse, la proportion des terrains ainsi délaissés est d’un quart de la superficie totale; dans la Haute-Vienne, environ d’un dixième. Dans toutes ces localités, comme d’ailleurs dans la généralité du plateau central, les terres qui occupent les pentes plus ou moins abruptes des collines sont souvent envahies par le Genêt à balai (Sarothamnus scoparius) qui prend quelquefois des proportions énormes: on obtient alors ce qu’on appelle dans le pays des champs de balais dont la végétation se compose, outre les balais qui dominent, de Fougères, de quelques Bruyères, au milieu desquelles s'élèvent la grande Digitale (Digitalis purpurea), le Laitier (Polygala dubia) et plusieurs Euphraises. Une herbe grossière, résultant du mélange de la Houque laineuse, de la Molinie bleue et de Joncs, fournit aux bêtes bovines qui parcourent ces pâturages une nourriture peu délicate.
De temps en temps, les cultivateurs de ces contrées granitiques défrichent ou écobuent quelques portions de la lande et utilisent, par une succession plus ou moins longue de récoltes alternées de Sarrasin et de Seigle, les principes fertilisants qui s'étaient accumulés dans la couche supérieure de ces terres siliceuses. A la suite de ces cultures, ils laissent la lande reprendre à nouveau possession du terrain.
Ce système d'exploitation est assez peu productif et l’on a compris depuis longtemps qu’il importait de le restreindre. Dès 1752, des dispositions législatives tendaient à favoriser le défrichement des landes, et de nombreuses lois ont été édictées dépuis dans cet vrdre d'idées. Le partage des terres vaines et vagues, régi par les lois de novembre et décembre 1850, a aussi hâté la mise en valeur de ces surfaces improductives.
On a fait au mot DÉFRICHEMENT l'étude des méthodes susceptibles d'opérer économiquement la . transformation des landes en terres arables. Nous nous bornerons à faire remarquer ici que cette modification ne doit pas être entreprise à la légère. L'examen attentif de la nature du sol doit toujours précéder de semblables opérations.
C'est ainsi que si les terres silico-argileuses occupant les plateaux ou le bas des collines, peuvent généralement être défrichées avec avantage, on ne saurait conseiller la même marche sur les arènes légères et superficielles qui recouvrent les côtes à