‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 59 sur 212 · LAVANDE · texte numérisé non relu

LAVANDE

serait donc avantageux, par cela seul, de rétablir l'égalité dans la discussion en éliminant la considération de rendement probable au lavage.

Mais cela n'implique point l'obligation du lavage à dos des toisons, dont les inconvénients sont patents et les difficultés souvent insurmontables. Ces inconvénients et ces difficultés disparaissent, quand on substitue au lavage à dos le lavage des toisons tondues, comme il se pratique dans les fabriques. Il y a, en outre, un autre conditionnement à leur faire subir, dont nous ne devons pas nous occuper ici (voy. Toison). Mais, pour nous en tenir à celui du lavage, rien ne s'oppose à ce qu’il soit pratiqué dans la ferme, avec un dispositif très simple ct peu coûteux, que tous les constructeurs mettraient à la disposition des exploitants de troupeaux, s’il leur était demandé, à défaut d’un cours d’eau situé à proximité. Dûüt-on, d’ailleurs, pour les laver à l’eau courante, transporter les toisons à une assez forte distance, cela n’entrainerait ni de grands frais ni un grand embarras. Ce n’est pas comme pour le transport du troupeau.

L'avantage de mettre en vente des toisons lavées, dont la valeur réelle est toujours plus facile à apprécier et ne peut pas donner lieu à des luttes de finesse entre acheteur et vendeur, est tellement évident qu’il n’y a pas lieu d’insister. La technique de l'opération est tellement simple, ressemblant presque de tout point à celle du lavage du linge, qu'il serait tout à fait superflu de prendre le soin de la décrire. On peut se borner à en recommander la substitution au lavage à dos, où il est en usage, et son adoption partout ailleurs. A5;

LAVALLÉE (biographie). — Pierre-Alphonse Lavallée, né à Paris en 1836, mort en 1884, botaniste et horticulteur, s’est fait connaitre surtout par la création, à Segrez (Seine-et-Oise), d’une importante collection d'arbres vivants réunis de tous pays, afin d’en déterminer les caractères spécifiques et la synonymie. I fut président de la Société nationale d’horticulture et membre de la Société nationale d'agriculture. Outre un grand nombre de notices botaniques et horticoles, on lui doit: Le Brome de Schrader (1864), Arboretum segrezianum (1871), Icones selectæ arborum et fruticum in hortlis segrezianis selectorum (6 livraisons, 1880-1885), Les Clématites à grandes fleurs (1884). H. S.

LAVANDE. — Genre de plantes de la famille des Labiées (voy. ce mot), constitué par des sous-arbrisseaux atteignant une hauteur de 50 à 60 centimètres, dont plusieurs espèces sont utilisées pour les parfums qu’on en extrait. .

La principale espèce est la Lavande vraie (Lavandula vera, L. officinalis), petite plante ligneuse qui a de nombreux rameaux herbacés, dressés, et des feuilles sessiles, entières, aiguës, recouvertes d'un duvet blanchâtre dans leur jeune âge. Les fleurs, disposées en glomérules, forment par leur rapprochement une sorte d’épi composé; elles sont irrégulières, à calice tubuleux, à corolle bilabiée, bleue, dont la lèvre supérieure est formée de deux lobes arrondis, et la lèvre inférieure de trois lobes plus petits; l’androcée est didyname; le gynécée a un ovaire à quatre demi-loges, renfermant chacune un ovule ascendant. Le fruit est formé de quatre achaines, de couleur brune. On trouve la Lavande vraie sur les collines élevées de la région méditerranéenne et dans la plus grande partie de l'Europe méridionale. En France, les montagnes du Däuphiné et le massif du Ventoux (Vaucluse) en paraissent les principaux habitats, à une altitude qui varie entre 450 et 1100 mètres. On recherche cette plante pour l’essence qu’en en retire par la distillation. On distille la plante entière, mais l'essence est presque entièrement contenue dans les fleurs; quant aux tiges et aux feuilles, elles n'en renferment que des quantités relativement faibles. La récolte se fait en juillet et en août ;

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