Fleur de Haricot
tourne en hélice et
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rangées d’ovules êt s’accoler au placenta. La fleur peut ici encore subir un amoindrissement, soit parce que le nombre des ovules descend jusqu'à l'unité, comme on le voit dans les Psoralées (Psoralea L.), soit parce que la corolle disparait ou se réduit au seul étendard, comme dans les Amorpha L., jolis arbustes américains, aujourd'hui cultivés partout.
Tous les genres dont il vient d’être brièvement question, possèdent, avec une foule d’autres, ce caractère commun que leurs étamines sont diadelphes de la façon que nous avons dite. Dans un grand nombre d’autres types, l’étamine vexillaire s’unit avec les autres et l’androcée devient monadelphe. Les genres dont il s’agit se distinguent ensuite les uns des autres par des caractères secondaires, à peu près de même valeur que ceux que nous venons de voir employés chez les plantes diadelphes.
Ainsi, les Ajoncs (Ulex L.) ont le calice comme bilabié, et leurs graines portent un arille; ce sont, comme on sait, des arbustes épineux, à feuilles petites. Que l’arille vienne à disparaitre, nous aurons les Genêts (Genista T.), arbustes épineux ou inermes, à feuilles simples ou composées, réduites à une ou trois folioles. Les Lupins (Lupinus T.) ont un arille, comme les Ajoncs, mais leurs feuilles sont ordinairement composées-palmées.
De même que nous avons vu qu’une fausse cloison carpellaire peut diviser l’ovaire en deux compartiments secondaires (Astragalus), de même aussi il peut s’en produire de transversales qui viennent isoler les ovules les uns des autres. C’est ce qui arrive, par exemple, dans les Sainfoins (Hedysarum T.).Ici même, le fruit devient lomentacé à la maturité, c’està-dire que, chaque cloison
Fig. 239. — Fruit de Sainfoin. Fig. 240. — Fleur de Trèfle.
se dédoublant, il se partage en autant d'articles indépendants qu’il y a de graines; ces articles ne s'ouvrent point, et constituent des sortes d’achaines. Ce sont eux que l’on connait dans le langage commercial sous le nom impropre de graines des Sainfoins. Si les ovules se réduisent à un ou deux, le fruit n’aura plus qu’un seul article monosperme ou disperme, et ce sera la caractéristique des Esparcettes (Onobrychis Gaertn.), dont une espèce tient chez nous une si large place dans les cultures fourragères.
Il arrive exceptionnellement que les pétales de certaines Papilionacées s'unissent en une corolle
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gamopétale, ce qui entraine cette conséquence ordinaire que les filets staminaux s'unissent eux-mêmes au tube ainsi formé. Tel est le caractère dominant de la tribu à laquelle appartiennent les Trèfles (Trifolium T.), les Luzernes (Medicago L.), les Mélilots (Welilotus L.), toutes plantes de premier ordre pour l’agriculteur. Ces genres gamopétales se distinguent d’ailleurs les uns des autres par l’organisation de leur ovaire et de leur fruit, et aussi par leur inflorescence. Chez les Trèfles, l'ovaire ne renferme qu'un ou quelques ovules, et la gousse, a peine déhiseente, demeure enveloppée du calice et de la corolle marcescente. Leurs fleurs sont disposées en sortes de capitules axillaires, et leurs feuilles munies de stipules pétiolaires, sont le plus ordinairement trifoliolées. On en a décrit jusqu’à -deux cent cinquante espèces. Les Mélilots ont à peu près l'ovaire et le fruit des Trèfles, et possèdent le même feuillage ; mais leurs fleurs forment de longues grappes. Quant aux Luzernes, elles ont des
— Fruits de Luzernes.
Fig. 241.
ovules beaucoup plus nombreux, et leur fruit, toujours contourné, se courbe en faucille, ou plus ordinairement se roule en spirale. Le feuillage est semblable à celui des genres précédents.
Enfin, l’androcée des Papilionacées peut présenter cette autre modification que les étamines soient toutes indépendantes, le type floral demeurant d’ailleurs semblable à lui-même. Tels se présentent les Sophora L. dont une espèce japonaise est aujourd’hui cultivée dans tous les pares. Les types à étamines libres semblent former un passage aux Légumineuses-Cæsalpiniées dont nous dirons bientôt quelques mots.
Tels sont, énoncés très brièvement, les caractères saillants des genres les plus importants, dont nous ne devions pas présenter ici une étude botanique complète, ayant seulement le désir de montrer quelle était la nature des modifications dont on a pu se servir pour établir les nombreuses tribus (de dix à quinze, suivant les auteurs), entre lesquelles se répartissent les deux cent quatre-vingt et quelques genres qu'on reconnait aujourd’hui dans le groupe des Légumineuses-Papilionacées.
LÉGUMINEUSES-CÆSALPINIÉES. — Les plantes de cette sous-famille ont souvent une grande ressemblance extérieure avec celles dont nous avons déjà parlé; mais elles s’en distinguent d'ordinaire par la préfloraison de leur corolle qui est imbriquée de telle sorte que le pétale postérieur soit enveloppé et non pas enveloppant, par leur embryon dont la radicule est droite, et par la présence très fréquente d’un albumen qui manque chez les Papilionacées. Ce sont évidemment là des caractères d'une assez mince valeur, et la distinction basée sur eux m'est certainement pas très naturelle ; mais
— ÀTT —
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ils sont faciles à observer, et, la subdivision s’imposant dans un groupe d’une aussi vaste étendue, ils sont à peu près universellement acceptés.
Nous n’examinerons succinctement que les genres les plus connus et surtout ceux dont il est facile
Fig. 242, — Fleur de Gainicr coupée en long.
d'étudier l’organisation, parce qu'ils ont des représentants dans nos cultures.
Les Gainiers (Gercis L.), dont une espèce est bien connue de tout le monde sous son nom vulgaire d’Arbre de Judée, ont des fleurs irrégulières et résupinées qui rappellent beaucoup : :
Paspect des fleurs papilionacées ; tout, en effet, y est à peu près organisé de même, mais le pétale postérieur, ou étendard, est'recouvert par les ailes qui recouvrent ellesmêmes les pièces correspondant à la carène. [l existe encore dix étamines, disposées en deux verticilles, mais leurs filets sont complètement indépendants. Quant au gynécée, il présente l’organisation de celui d’un Pois, sauf que les ovules y sont anatropes. La
gousse, étroite et allongée, laisse é-
chapper à la maturité de nombreuses graines sous les téguments desquelles on trouve un embryon droit, entouré d’un albumen abondant, très dur.
Ce sont des arbres des régions tempérées de l'hémisphère boréal, à feuilles simples, munies de deux stipules latérales. Leurs fleurs, réunies en grappes courtes, plus ou moins ramifiées, naissent à l’aisselle des feuilles, ou le long des rameaux, et Jusque sur le tronc.
Les Casses (Cassia T.), dont quelques espèces sont devenues chez nous des plantes d'ornement, ont
Fig. 243. — Fruit du Gainier, graine entière et coupée en long.
LÉGUMINEUSES encore la fleur irrégulière, mais l'apparence papilionacée a ici presque complètement disparu, bien que la résupination subsiste. Les pétales sont tous étalés au moment de l'épanouissement, et se montrent peu dissemblables. Nous retrouvons l’androcée diplostémoné et libre, mais il est assez profondément modifié d’ailleurs. Des cinq étamines extérieures, les trois antérieures sont beaucoup plus longues que toutes les autres, et seules fertiles. Des cinq intérieures, quatre (les antérieures) possèdent également du pollen, mais elles sont beaucoup plus petites que les précédentes. La cinquième, qui occupe avec les deux petites étamines du premier verticille, l'arrière de la fleur, est réduite comme elles à l’état de languette stérile. Il y a donc, en somme, sept étamines fertiles, mais inégales, et trois staminodes. L’ovaire, plus ou moins arqué, présente à peu près la même organisation que celui des Cercis; mais le fruit des deux cents espèces de Casses connues est fort variable. C’est une gousse, tantôt déhiscente, aplatie et papyracée, à graines peu nombreuses, tantôt indéhiscente, cylindrique, très dure, renfermant un très grand nombre de semences séparées les unes des autes par des replis transversaux du péricarpe hypertrophié.
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d'intéresser le lecteur, que présentent les plantes de la division des Cæsalpiniées, laquelle renferme soixante-dix genres environ, répartis entre huit tribus secondaires.
Nous allons maintenant jeter un rapide coup
d'œil sur la sous-famille des Mimosées.
LÉGUMINEUSES-MIMOSÉES. — Les plantes qui for=
ment cette division se distinguent de toutes les autres Légumineuses par la constante régularité de leur fleur. Leur corolle est toujours valvaire, tantôt
dialypétale, tantôt gamopétale. Leur gynécée est.
construit comme celui des Cæsalpiniées, et leurs graines sont albuminées, avec un embryon recti-= ligne. Parmi les trente genres environ qui constituent ce sous-ordre, nous examinerons brièvement
les Mimeuses qui lui ont donné leur nom, et les
Acacias.
On connaît au moins deux cents espèces de Mimeuses (Mimosa L.) qui se divisent assez naturellement en deux séries suivant que leur fleur est isostémonée ou diplostémonée. La plus célèbre de toutes est la Sensitive (Mimosa pudica L.), que l’on peut cultiver assez facilement. Son réceptacle -obconique porte un calice de quatre sépales égaux et valvaires, dont deux postérieurs et deux antérieurs; une corolle formée d’un nombre égal de pétales alternes et libres. L’androcée comporte quatre étamines
Fig. 24%. — Fleur de Casse et diagramme de cette fleur.
Les Casses sont des herbes, plus souvent des arbres ou des arbustes à feuilles composées, paripennées.
Dans les Chicots (Gymnocladus Lamk), le réceptacle est tubuleux et les fleurs unisexuées ont des pétales en nombre variable (quatre ou cinq), peu développés, presque égaux. Leur fruit est une grande gousse coriace, doublée intérieurement d'une couche pulpeuse.
Les Féviers (Gleditschia L.) ont de trois à cinq sépales insérés sur le bord d’un réceptacle campanulé, des pétales en nombre égal, et deux verticilles d’étamines souvent incomplets. Le fruit est une gousse très allongée, cultriforme, souvent indéhiscente, contenant des graines isolées chacune dans une logette à parois plus ou moins molles. Ce sont de grands arbres à feuilles composées, pennées ou bipennées, et munis de fortes épines simples ou rameuses qui représentent des rameaux métamorphosés. Leurs fleurs sont en grappes axillaires.
Les Caroubiers (Ceratonia L.) offrent un amoindrissement très remarquable de la fleur. Ce sont des arbres polygames-dioiques, chez lesquels la corolle fait totalement défaut, et où l’on n’observe plus qu'un seul verticille à l’androcée. Le fruit, bien connu sous le nom de caroube, est une gousse drupacée, indéhiscente, à parois épaisses, riches en une pulpe sucrée. Leurs feuilles sont paripennées, à folioles peu nombreuses, dures et fortement insymétriques. Leurs fleurs forment sur le vieux bois des grappes courtes isolées ou rapprochées par petits groupes.
Telles sont les principales modifications capables
Fig. 245. — Fleur hermaphrodite du Caroubier.
superposées aux sépales, longuement exsertes, dont les anthères biloculaires s'ouvrent par deux fentes longitudinales introrses. Au centre de la plateforme réceptaculaire se dresse un ovaire que nous désignerons, pour abréger, par les termes ovaire de Légumineuse. Les ovules y sont peu nombreux (quatre ordinairement), anatropes et descendants. Le fruit est une gousse dont les valves se coupent à la maturité en autant d'articles qu'il y à de
graines, après s'être séparées d’une sorte de cadre
durei, formé par les deux sutures.
La Sensitive est une herbe américaine à feuilles composées bipennées, dès longtemps célèbres par les mouvements qu’elles exécutent sous diverses influences. Ses fleurs forment des sortes de capitules globuleux. ;
Les autres espèces isostémonées du genre ont les mêmes caractères généraux, mais leur fleur varie quant au nombre des parties du périanthe et de l’androcée qui peuvent être trimères, mais bien plus souvent portés aux types cinq et six. Les ovules peuvent être indéfinis.
Les Mimeuses qui ont deux verticilles à landrocée, ont également le périanthe variable quant au nombre de ses parties, et de la même façon que nous venons de dire. Souvent aussi le fruit est lomentacé ; mais d’autres fois il s'ouvre parce que les deux valves tombent d’une seule pièce.
Ce genre renferme des herbes, des arbres ou des arbustes, quelquefois grimpants. Les inflorescences sont des épis ou des capitules.
Le genre Acacia T. (qu'il ne faut pas confondre avec les Robinia souvent désignés à tort sous ce