‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 85 sur 212 · LIEBIG · texte numérisé non relu

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de corps lourds, à mesure que les lies se serrent. La pressée doit être, en raison de la nature demifluide de la substance, lente et graduée. Pour les sécher complètement, lorsque la presse a terminé son œuvre, on étend les lies, soit au soleil, soit dans des fours; elles se présentent ainsi sous forme de poudre plus ou moins brillante, colorée .ou non suivant que les lies proviennent de vins rouges ou blancs; elle est facile à conserver ensachée.

On évite les manœuvres longues dé l’épuration des lies en les passant immédiatement au filtrepresse. Cet instrument qui, dans ces derniers temps, a été appliqué à la filtration des vins, sépare très rapidement celui-ci des lies en donnant un tourteau qu'il suffit ensuite de sécher comme nous l’avons dit plus haut.

Les lies pulvérulentes sont vendues aux fabricants d'acide tartrique suivant leur richesse en acide total. Si elles contiennent une quantité de bitartrate suffisante pour que son extraction puisse être faite économiquement, le fabricant de crème de tartre l’achète à un prix plus élevé.

Les lies humides, telles qu’elles sortent des tonneaux au premier soutirage, peuvent être utilisées comme levain ou levure dans les fermentations alcooliques, dans le cas de ralentissement des fermentations incomplètes ou d’une mise en fermentation de moût sucré. Ces lies doivent alors être très saines, ce dont on s'assure par l'odeur suave et vineuse qu'elles dégagent.

Les vins de lies, malgré toutes les précautions que nous avons indiquées, sont quelquefois légèrement troubles et d'un goût douteux. On les rétablira en partie en méchant, collant après addition de tanin, et filtrant; on ajoutera aussi, si cela est nécessaire, de 09,5 à { gramme d'acide tartrique par litre. Enfin les vins de lies impotables seront livrés à la chaudière pour l'extraction de l'alcool; on les transformera aussi en vinaigre. H: B:

LIÉBAULT (biographie). — Jean Liébault, né à Dijon en 1535, mort en 1596, médecin et agronome français, gendre du célèbre imprimeur Estienne, publia une traduction française du Pradium rusticum, sous letitre de l'Agriculture et Maison rustique de Charles Estienne (1764), en y ajoutant un certain nombre de chapitres, tant dans la première édition que dans les subséquentes jusqu’en 1577. On lui doit aussi un certain nombre d'ouvrages de médecine. H.S.

LIEBIG (biographie). — Le baron Justus de Liebig, né à Darmstadt en 1803, mort en 1873, chimiste allemand, a été un des plus illustres représentants de la chimie au dix-neuvième siècle. Il occupa les chaires de chimie aux universités de Heidelberg et de Munich. Outre ses recherches de science pure, il a été un des principaux promoteurs des applications de la chimie à l’agriculture; on lui doit d’avoir contribué à mettre en lumière le rôle important que les principes minéraux jouent dans la nutrition des plantes et à faire triompher la théorie de la restitution au sol des principes enlevés par les récoltes. Ses travaux ont ainsi exercé une grande influence sur les progrès de la science agronomique. On lui doit un grand nombre d'ou-. vrages parmi lesquels les principaux sont : Chimie organique (1840), Chimie appliquée a La phystologie animale et à la pathologie (1842), Chimie appliquée à La physiologie végétale et a l'agriculture (1844), Lettres sur la chimie considérée dans ses applicalions à l'industrie, à la physiologie et a l'agriculture (1852), Lettres sur l'agriculture, Les lois naturelles de l'agriculture (1862). 11 fut membre étranger de l'Académie des sciences et de la Société nationale d'agriculture. Son nom est resté attaché à une industrie créée sous ses auspices, celle de l'extrait de viande préparé avec la viande des animaux abattus dans les pampas de l'Amérique méridionale. de

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