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GRISE

l'Ancien Empire. Elle n’en a pas disparu depuis. Les Huns, qui étaient des Mongols, l’ont amenée jusqu’à la Caspienne, et elle s’est répandue dans les steppes kirghises. D’Egypte elle a été amenée en Grèce et .en Italie, en passant par l'Asie Mineure. Des steppes asiatiques elle a franchi l’Oural et s’est répandue de proche en proche sur les steppes de la Russie méridionale et de la Hongrie, puis elle a gagné le bassin du Danube, en Podolie, en Bessarabie, en Bosnie, en Roumanie, en Dalmatie. On la trouve enfin, dès les temps les plus reculés, dans le Delta du Rhône, en Camargue, venant sans doute de Grèce ou d'Italie.

Cela fait, comme on voit, pour la race Asiatique, une aire géographique immense, puisque ses deux points extrêmes sont, d’une part, le Cambodge, et d'autre part le sud-est de la France. Cette aire est à vrai dire une bande peu large eu égard à sa longueur ; mais, en raison de celle-ci, il n’en résulte pas moins une énorme population, nombreuse surtout dans la région des steppes.

Des variétés qu’elle comprend nous ne mentionnerons point celles qui appartiennent à l’Asie et à l'Afrique; elles n’ont aucun intérêt zootechnique. Parmi celles de l’Europe, on en distingue une Russe proprement dite, une de l'Ukraine, une Podolienne, une variété des Kalmouks et des Kirghises, une Lithuanienne; en Autriche-Hongrie et en Roumanie, une Aongroise-Transylvanienne et une Podolienne- Moldave, décrites avec soin par Wilckens dans son ouvrage Die Rinderrassen Mittel Europa's; en Italie, une Bellunaise et. une Romagnole ; enfin, en France, la variété Camargue.

Il est à peine besoin de faire remarquer que toutes ces variétés sont prises pour des races véritables dans leurs pays respectifs. Celles dont la connaissance détaillée peut avoir de l'utilité pour les agriculteurs français sont décrites, selon la méthode que nous avons adoptée, au mot qui les désigne. A. S.

GRISE. — On désigne sous ce nom une maladie des feuilles qui les rend ternes et grises. Cette affection est produite par deux genres d'animaux extrêmement petits et très différents.

1° Par des Acariens.Pendant la saison chaude les feuilles sont couvertes à la partie inférieure d’un nombre immense d’Acarus à tous les états de développement ; on les voit à l’aide de la loupe circuler rapidement à la faveur d’un réseau de fils très ténus qui les protège contre les chutes et qui retient les œufs, les dépouilles des mues, etc. Ces Acariens sont de couleurs diverses plus ou moins jaunes ou brunes, parfois presque bleues ou incolores.

Ils appartiennent à l'espèce désignée sous le nom de Tetranychus telarius L. ou à des espèces voisines, et on les observe en très grande abondance sur les végétaux les plus différents, sur les Tilleuls, les Haricots (et autres Légumineuses), les Groseilliers, les Pruniers, etc. Beaucoup de plantes des jardins, et notamment les Ageratum, y sont très sujettes, principalement dans les villes, où ces animaux sont transportés par les vents et favorisés par la présence de la poussière.

C’est ce parasite qui détermine la chute précoce des feuilles des arbres de nos boulevards à Paris, chute qui les fatigue beaucoup et contribue à les faire dépérir.

Dans les serres on rencontre une série de parasites analogues appartenant à des espèces voisines. C'est ainsi que l'espèce désignée sous le nom d'Araignée rouge (Acarus cinnabarinus ?) cause des dégâts réels sur les cultures de plantes diverses.

Pour détruire l’Acarus, on emploie la fleur de soufre projetée sur la plante, ou bien on la dépose à la surface de l’eau et on trempe les plantes entièrement (sauf les racines) ; en retirant les plantes,

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