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GRISE

en dedans, puis en dehors, à la façon des branches d'une lyre. Elles sont toujours longues. Le front, large et plat, n’est que très peu déprimé ‘entre les orbites peu saillants. Les os du nez, étroits et de longueur moyenne, forment une voûte ogivale peu prononcée. Ils s'unissent aux lacrymaux et au grand sus-maxillaire sans dépression. La branche de l'os incisif est faiblement arquée en dehors et sa portion incisive petite. Le profil est droit, la face courte et triangulaire à base large.

Unanimement les auteurs allemands confondent ce type avec celui du Bos primigenius de Bojanus, avec lequel il n’a de commun que sa brachycéphalie. Toutes les autres formes sont différentes, et en particulier celles des chevilles frontales, les plus frappantes. On s'explique mal une telle confusion, qui n’est du reste pas la seule commise par les mêmes auteurs.

Le squelette est fort et de grande taille. Au garrot il atteint jusqu’à 1",50, beaucoup moins au sacrum ; en sorte que la tige dorsale paraît fortement inclinée d'avant en arrière. Cela est dù surtout à la grande longueur des apophyses épineuses des premières vertèbres du dos. La croupe étant courte et inclinée elle-même, cette disposition frappe à première vue l'attention. Les masses musculaires étant relativement peu développées, le train postérieur parait faible par rapport à l’antérieur. Ensuite, les cornes toujours longues, très grosses à la base et effilées à la pointe, sont également caractéristiques. Chez les bœufs, elles prennent souvent une envergure démesurée, en raison de ce qu’elles s’inclinent fortement sur le côté, au lieu de conserver leur direction en lyre. Entre leurs pointes il y a jusqu’à 2 mètres de distance et même quelquefois davantage. Les parois latérales de la poitrine sont'ordinairement presque plates. Les membres, souvent longs et déviés, sont toujours forts.

Le mufle, les paupières, la pointe des cornes et les onglons sont noirs ou tout au moins de nuance ardoisée. Le pelage, généralement gris-souris sale, se renforce souvent de tons bruns aux régions antérieures, à la tête, au cou et aux épaules. Il va quelquefois jusqu’au noir. Souvent il se dégrade au contraire vers les nuances claires et vers le gris jaunâtre.

Habituée de longue date aux intempéries et aux alternatives d’abondance et de disette, la race est de tempérament robuste et rustique. Les vaches, dont les mamelles sont petites et couvertes de poils grossiers, nourrissent maigrement leurs veaux. Les bœufs sont bons marcheurs et très aptes à déployer de la force motrice. Ils ne s’engraissent que difficilement et leur viande est de qualité médiocre.

De ce que ces bœufs ont été les agents habituels du transport et de la propagation, en Europe occidentale, de la terrible maladie contagieuse appelée peste bovine (Rinderpest des Allemands, typhus contagieux des anciens auteurs français), leur race a passé durant longtemps comme capable de l’engendrer spontanément. On sait aujourd’hui que ce redoutable privilège ne lui appartient point. La maladie, il est vrai, règne à l’état endémique sur plusieurs de ses variétés, et c’est ce qui rend parti=: culièrement dangereuse leur introduction dans les pays occidentaux; mais cette maladie, non plus que les variétés qui la subissent, n’a point son origine aux lieux qu’elles habitent. Elle y a été comme elles importée.

Le berceau de la race, en effet, est situé en extrème Orient, sur quelque point voisin du rivage de la mer de Chine, c’est-à-dire de l’océan Indien, en un point plus septentrional que celui du berceau de. la race des Zébus, et moins que celui du berceau de la race de l’Yak. Ceci reconnu, l’histoire de l'extension de la race bovine Asiatique devient aussitôt d’une clarté limpide. On la trouve représentée sur les monuments de l'Egypte dès l’époque -de

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