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GRIVE

la partie inférieure surtout se garnit de fleur de soufre qui y adhère fortement.

Les fumigations de tabac et la poudre de pyrèthre ne paraissent pas donner de résultats satisfaisants.

2 Par des Thrips. Une autre maladie extrêmement distincte de la précédente porte également lenom de grise ; elle est produite par de petits insectes désignés sous le nom de Thrips; ils sont extrêmement petits, noirs et très étroits; ils se tiennent immobiles sur l’une ou l’autre face des feuilles comme une petite ligne noire à peine visible à l’œil nu. Cette espèce se trouve fréquemment dans les serres, lorsqu'elles sont mal aérées, sur des Aroïdées, des Orchidées, les plantes à feuilles persistantes, ete. Dans le midi de la France on l’observe en plein air sur le Laurier-tin et autres plantes analogues. La surface des feuilles devient comme plombée, elles sont couvertes de taches noires assez petites produites par des déjections. On observe simultanément des larves et des individus ailés : ces derniers sont noirs ; les autres sont pâles.

Le traitement consiste dans l’emploi du tabac, par exemple sous forme de fumigations ; il donne des résultats très satisfaisants, mais les œufs ne paraissent pas tués tous ; 1l est nécessaire de répéter plusieurs fois l’opération. UE UE

GRISETTE (sylvicullure). — Voy. DÉFAUTS DES BOIS.

GRISETTE (entomologie).— Nom vulgaire donné, dans la basse Bourgogne, à un insecte Hémiptère, parasite de la Vigne, qu’on a appelé improprement Calocoris, et qui appartient au genre Lopus (voy. ce mot).

GRIVE (ornithologie). — Genre d'oiseaux de l’ordre des Passereaux dentirostres, tribu des Turdidés, caractérisé par un bec comprimé et dont la base est garnie de soies courtes. Les Grives se distinguent des Merles proprement dits par un plumage marqué de taches noires ou brunes; ce sont

Fig. 69. — Grive commune.

des oiseaux insectivores, dont la chair constitue un gibier excellent. Les deux principales espèces qu’on rencontre en France sont la Grive commune et la Draine.

La Grive commune, G. des vignes, G. chanteuse (Turdus musicus), est longue de 23 à 24 centimètres ; son dos est brun olivâtre ; le dessous des ailes, les joues, le bec sont jaunâtres ; la gorge et les flancs sont blancs; les pieds sont bruns. Les

GROGNIER

œufs sont bleu pâle, tachetés de noir et de rougeûtre. Les Grives, qui voyagent par grandes bandes, sont communes dans les Vignes au moment des vendanges ; elles se nourrissent alors de raisin.

La Draine (T. viscivorus) est longue de 30 centimètres; son plumage est blanc olivâtre en dessus, jaunètre en dessous. Elle a les mêmes mœurs que la Grive chanteuse, mais sa chair est moins estimée.

GROGNIER (biographie). — Louis-Farey Grognier, né à Aurillac (Cantal) en 1775, mort en 1837, fut professeur à l’Ecole vétérinaire de Lyon et secrétaire perpétuel de la Société d'agriculture de cette ville. On lui doit de nombreuses publications, parmi lesquelles les principales ont été : Recherches sur le bétail de la haute Auvergne et particulierement sur la race bovine de Salers (1831), Cours de z00l0gie vétérinaire (2 éd., 1837), Cours d'hygiène vétérinaire (2° éd., 1837), Cours de multiplication et de perfectionnement des principaux animaux domestiques (3° éd., 1840). IL à été un des auteurs du Cours complet d'agriculture publié par Morogues.

GRONDIN (pisciculture). — Le Rouget grondin ou Grondin commun, un des rares poissons sans arêtes, à la chair ferme et de bon goût, appartient à la famille des Trigles, c'est-à-dire aux poissons aux joues cuirassées. La forme de sa tête est celle d’un coin dont il se sert pour soulever les pierres ou obstacles sous lesquels il cherche sa proie. C’est un des rares marcheurs des eaux,et cela grâce à ses six barbillons . osseux attachés derrière son appareil respiratoire, sous les pectorales.

On l'appelle Grondin à cause du bruit qu’il fait, soit en sortant de l’eau, soit en chassant la Sardine, dont’il est très friand, et dont il disperse les bancs; aussi les pêcheurs de l'Ouest lui font-ils une pêche sans merci. Son acclimatation et son éducation dans les réservoirs des stations aquicoles est, avec celle des Homards et des Pleuronectes (Turbots surtout), une des attractions de ces centres d’études nouvelles sur le monde de la mer.

Le laboratoire de la villa Reale a publié sur le Grondin rouget des rapports du plus haut intérêt; grand destructeur des Astéries ou Etoiles de mer, ces terribles ennemies de l’Huître, sa propagation aurait sous ce rapport, dans les environs de nos bancs, les plus heureuses conséquences. C.-K.

GROS DE LANGUE (z0otechnie). — Maniement du Bovidé encore appelé dessous de langue et sousmä:helière (voy. DESSOUS DE LANGUE). AS:

GROSBECG (ornithologie). — Genre d'oiseaux de l'ordre des Passereaux, famille des Conirostres, caractérisé surtout par un bec gros, droit, conique, court et pointu ; le corps est trapu, la queue et les ailes sont courtes; les pattes sont munies de quatre doigts, dont trois en avant, entièrement libres. Trois principales espèces sont à décrire. Le Grosbec commun (Coccothransles communis) a le bec . énorme, le dos brun, la gorge noire, le reste du corps grisàtre avec une tache blanche sur l'aile, les plumes de la queue diversement colorées; sa taille est de 10 centimètres environ; les œufs, longs de 23 millimètres, sont de couleur blanc cendré, tachetés de bleuàtre et de blanc. Le Grosbec verdier (C. chloris) est verdätre en dessus, jaunâtre en dessous. Le Grosbec soulcie, souvent confondu avec le Moineau, s’en distingue par son bec fort, une ligne blanchâtre autour de la tête et une tache jaunâtre sur la poitrine. Toutes ces espèces sont insectivores; quoiqu'elles se nourrissent aussi de graines et de baies, leurs dégâts sont insignifiants comparativement aux services qu’elles rendent.

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