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GARD
La culture des Pommes de terre a augmenté de plus de 4000 hectares ; celle des Betteraves fourragères a notablement augmenté, mais le climat est trop sec pour cette culture.
La Vigne tenait, dans le département, la pre— mière place parmi les cultures arbustives , en 1852, les vignobles occupaient une superficie de 77794 hectares; en 1868, l'étendue cultivée en Vignes était arrivée au chiffre de 98 942 hectares. C’est alors que le Phylloxera fut découvert à Roquemaure ; l’insecte marcha avec une rapidité inouïe. Aujourd'hui on ne compte plus, dans le dé-
partement du Gard, que 21 148 hectares de Vignes,
dont 2259 sont atteints par le Phylloxera, mais résistent encore. Les divers moyens de défense sont employés : la submersion est appliquée sur 3049 hectares, le sulfure de carbone sur 9596 hectares et le sulfocarbonate de potassium sur 222. Enfin, 6799 hectares ont été replantés en Vignes américaines. Cependant les quelques Vignes plantées dans les sables d’Aigues-Mortes résistèrent au fléau. Ce fait attira l’attention de quelques observateurs sagaces. Aujourd'hui le vignoble des environs d’Aigues- Mortes, qui comprenait tout au plus 300 à 400 hectares en 1874, couvre déjà plus de 3000 hectares, et les plantations s’étendront constamment jusqu’au moment où le dernier hectare de terre de sable non salant sera planté en Vigne. Les ter:es en friche, qui ne servaient qu’au parcours des troupeaux, se vendent aujourd’hui à des prix extrêmement élevés. Les plantations exigent, durant les trois premières années, une dépense de 2000 francs par hectare. Dès la quatrième feuille, le produit moyen par hectare atteint 50 hectolitres de vin, et les années suivantes il peut s'élever à 100 ou 150 hectolitres.
Les Oliviers occupent une surface de 5838 hectares et les Châtaigniers 42 341 hectares. La surface consacrée aux Müûriers a diminué considérablement depuis la crise séricicole.
La statistique de 1852 évalue à 9031 hectares la superficie des prairies naturelles du département, dont 4720 hectares irrigués, et à 19085 hectares la superficie des prairies artificielles. La statistique de 1882 donne le chiffre de 12 468 hectares comme surface des prairies naturelles : 2321 hectares sont irrigués naturellement et 4949 hectares au moyen de canaux; on compte également 6388 hectares d'herbages pâturés de plaine, 14178 hectares d’herbages pâäturés de coteaux et 2716 hectares d’herbages pâturés alpestres. Les prairies artificielles ont augmenté d'importance : la statistique de 1882 donne le chiffre de 30 388 hectares, se décomposant ainsi : Luzerne, 16748 hectares ; Sainfoin, 10916 hectares ; Trèfle, 2216 hectares, mélanges de Légumineuses, 508 hectares. On compte encore 2962 hectares de prés temporaires et 2451 hectares de fourrages verts.
Les arbres fruitiers sont nombreux et divers. On cultive avec succès, presque partout, le Figuier, l’Amandier, l’Abricotier, le Pêcher.
Les bois et les forêts occupent 116526 hectares, dont 1413 hectares à l'Etat, 42984 hectares aux communes et aux établissements publics et 12129 hectares aux particuliers. La plupart de ces bois sont des taillis simples ; ils sont principalement situés dans l’arrondissement d'Uzès. Les forêts importantes sont celles de Valbonne, de Coutach, de Péret, de Récordane, d’Aulas, de l’Aigoual.
Les essences principales sont le Chêne vert et le Chêne blanc. Dans les causses, on trouve l’Orme, le Frêne, le Pin sylvestre, le faux Ebénier et l'Acacia. Le Hêtre est fort répandu dans les Cévennes. Le Pin d’Alep est commun dans la zone méridionale du département. Le Micocoulier occupe une importante surface à Sauve, près du Vidourle.
Le tableau suivant donne, relativement à la population animale du département, les chiffres aceusés par les recensements de 1852 et de 1882 :