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GUELMA

Phospho-gquano. — On distingue, sous ce nom, le produitobtenu en traitant les guanos phosphatés par l’acide sulfurique et en ajoutant du sulfate d'ammoniaque. P.-P. D.

GUATEMALA (géographie). — État de l'Amérique centrale, borné au nord et au nord-ouest par le Mexique, au sud par l’océan Pacifique, à l’est par la baie de Honduras et l’archipel des Antilles. Son étendue totale est de 10 561 000 hectares. Le climat y est celui des régions intertropicales ; les productions y sont les mêmes que dans les autres parties de l’Amérique centrale (voy. AMÉRIQUE et HONDURAS).

GUELMA (zo0o{echnie). — On donne, en Algérie, le nom de race de Ghelma ou Guelma à une population bovine qui se trouve, ainsi que l'indique ce nom, dans la province ou le département de Constantine, non loin du littoral. Cette population, comme toutes celles de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc, est en réalité une variété de la race Ibérique (B. T. ibericus). Elle se distingue des autres des anciens Etats Barbaresques, seulement par des formes plus correctes et par un plus fort développement, dus aux meilleures conditions dans lesquelles elle vit, à une alimentation plus régulière et plus riche, les environs de Ghelma étant les plus herbeux de toute l'Algérie. C’est peurquoi cette variété est à juste titre la plus estimée. Elle se compose principalement de bœufs, qui sont

recherchés par les agriculteurs de notre belle

colonie, pour le travail et pour l’engraissement.

D'une façon absolue, la taille est petite dans la variété de Guelma; elle ne dépasse point 1,35. Mais, quand on la compare à celle des autres populations bovines du nord de l’Afrique, où la taille s’abaisse jusqu’à 1,15, elle paraît grande. La tête est petite, avec des cornes fines, le cou court et mince. La poitrine est relativement ample, à parois bien arquées, avec un garrot épais et peu saillant. Le dos est droit et large, les hanches sont écartées et la croupe est longue et large en arrière, avec une attache de queue basse. Les cuisses sont bien muscelées, ainsi que les épaules, les membres fins et très rarement déviés.

La peau est mince, couverte de poils fins et rares. Le mufle et les paupières sont d’un gris noirâtre. Les cornes, grisàtres à la base, sont noires à la pointe. Le pelage, brun à la tête, au cou et aux membres, est fauve sur les côtes et, sur le dos, de nuance plus ou moins claire.

Dans cette variété, les vaches ont des mamelles peu volumineuses et peu actives. Elles ne fonctionnent guère plus de trois mois après le vêlage ct durant ces trois mois elles ne donnent pas beaucoup plus de 300 à 400 litres de lait. Les veaux ne peuvent done qu'être faiblement allaités. Il y a sans doute compensation par la richesse du lait en matière sèche. Les bœufs, agiles et courageux, se montrent forts sous leur petite corpulence. Engraissés, ils accumulent beaucoup de suif abdominal et leurs muscles s’infiltrent facilement de graisse, quand ils ne sont pas trop âgés. Naturellement la chair est savoureuse, et ainsi engraissée elle est excellente. Aussi la viande des bœufs algériens a une réputation faite. Il s’en exporte de grandes quantités vers l'Espagne et vers la France. Chez nous, ces bœufs se consomment principalement à Marseille et à Lyon, mais il en vient de temps à autre jusqu’à Paris; cela dépend des cours. Cornevin en a déterminé à Lyon le rendement. Il a trouvé un maximum de poids vif de 370 kilogrammes et un minimum de 262 kilogrammes. En viande nette il y a eu 55 et 46,93 pour 100 de poids vif. La variété est donc plus remarquable pour la qualité de sa viande que pour la quantité produite.

La variété de Guelma, améliorée par rapport aux autres de notre colonie, doit y être conservée et propagée le plus possible. Elle est appropriée au

GUÉLOT

climat et elle prospérera partout où lui seront assurés des aliments suffisants par les progrès de la culture et par des provisions de fourrages pour la saison sèche. Les tentatives d'introduction de bétail étranger ou français en Algérie, faites par des novateurs inconsidérés et peu calculateurs, tentatives trop célébrées par ceux qui n’allant pas au fond des choses se contentent des apparences, ces tentatives ont donné de trop déplorables résultats financiers, tandis que l'exploitation bien conduite du bétail indigène ne cessait pas de prospérer, pour qu’il soit sage de les imiter. Il ne faut jamais perdre de vue que le bétail ne donne des profits qu’à la condition de n’avoir pas à lutter sans cesse pour sa propre existence, contre des circonstances de milieu pour lesquelles l’accoutumance ne lui est pas acquise. Lorsque, parmi ces circonstances, celles d'alimentation s’améliorent, le bétail indigène en profite et il rend avec usure à son exploitant les avances qui lui ont été faites. Leur amélioration fütelle à la hauteur des exigences du bétail étranger, il resterait la lutte contre le climat, dans laquelle nous ne pouvons pas intervenir, pour cause d’impuissance notoire à la modifier. A.S.

GUÉLOT (botanique). — Nom vulgaire donné quelquefois en Normandie à la Moutarde sauvage (voy. MOUTARDE).

GUENEUILLOUX (z0o0technie). — Qualificatif appliqué en Poitou au baudet ou âne étalon dont la robe est formée de poils feutrés et pendant quelquefois jusqu'à terre. C’est la traduction, en patois poitevin, de l'adjectif français guenilleux, porteur de guenilles, ou loqueteux. Les haudets gueneuilloux étaient naguère fort estimés, encore plus que les bouraïlloux (voy. ce mot), et ils le sont encore de la plupart des paysans poitevins, en raison de la grande puissance prolifique qui leur est attribuée. L'état de leur robe est dû à ce que jamais l’étrille, ni la brosse, ni aucun autre instrument de pansage n'y a touché. Lors de chaque mue annuelle, les longs poils dont sont pourvus les individus disposés à devenir des gueneuilloux se feutrent entre eux et restent adhérents aux poils de la nouvelle pousse: Au bout de quelques années, ces feutrages successifs de poils flétris, de nuance rousse, forment ainsi des sortes de loques pendantes, toujours retenues par leur adhérence aux poils nouveaux.

Le préjugé des gueneuilloux tend heureusement à disparaitre, au grand profit de l’hygiène des hbaudets, dont il a pour effet de maintenir la peau dans un état de complète saleté. Dans bon nombre d’établissements d’étalons on a enfin compris qu’un pansage régulier ne pouvait être que salutaire à ces animaux Comme aux autres. Les poils qui tombent, au moment de la mue, étant enlevés par ce pansage ne peuvent plus se feutrer. Les baudets dont la peau est ainsi nettoyée sont préservés des affections cutanées auxquelles ils étaient auparavant si sujets, et ceux dont le pelage est naturellement long et touffu, ceux que ce pelage prédisposait à la qualité dont il s’agit ici, n’en conservent pas moins la supériorité qui, à tort ou à raison, leur était attribuée. Il n’est pas possible de ne point considérer comme un réel progrès la disparition totale de ce préjugé, qui sans doute ne se fera pas attendre, maintenant que le bon exemple a été donné. A. S.

GUÉNON (biographie). — François Guénon, fils d’un jardinier de Libourne (Gironde), fut d’abord jardinier, puis se livra au commerce du bétail. Il a été l’inventeur d’un système ingénieux destiné à faire connaitre, par l'inspection des vaches, leurs facultés laitières ; ce système est expliqué ailleurs (voy. Ecussox). Guénon a développé son système dans un Traité des vaches laitières (1838). H. S.

GUÉPE (entomologie). — Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Vespiens. Ce sont des insectes à corps épais, à tête concave en

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