HAMSTER
HAMPSHIREDOWN (zootechnie). — Sont ainsi nommés les moutons à tête noire du comté de Hamp, appartenant, comme tous les autres de même couleur (voy. DOwxs), à la race des Dunes ou Irlandaise (0. À. hibernica). Ils ne diffèrent des Southdowns, leurs voisins, que par une tête plus grosse, un cou plus long, des membres plus allongés, et moins fins. En somme, ce sont des Southdowns un peu grandis et moins corrects de formes, moins améliorés, dans le sens qu’on attache à ce mot. Leur précocité est moindre et leur rendement à la boucherie aussi. -
La caractérisque différentielle des Downs du Hampshire s'explique, d’un manière générale, en ce qui concerne la taille, par les conditions de sol et conséquemment de régime, de même que pour ceux de l'Oxfordshire, du Shropshire, etc. Mais par rapport aux Southdowns et à l'égard des formes, elle tient aussi à ce qu'il ne s’est point trouvé, dans le comté de Hamp, des éleveurs comme John Ellman et Jonas Webb pour les améliorer.
Les Hampshiredowns ont été et sont encore quelquefois introduits en France par des éleveurs d'animaux de concours qui paraissent surtout tenir à ne pas faire comme les autres, ou peul-être à ne pas s’exposer à leur concurrence. En vue de l'utilité industrielle, il n’est pas douteux que les Southdowns, dont il y a maintenant chez nous plusieurs excellents troupeaux, leur sont à tous égards considérablement supérieurs, et que là où les Downs sont à leur place, c’est à ces derniers qu’il convient de donner la préférence. A.S.
HAMPSHIRES (COCHONS) (z0otechnie). — Entre les cochons Berkshires et les Hampshires il n’y a d'autre différence que celle de la taille et du volume. Les origines (voy. BERKSHIRE) sont exactement les mêmes. On sait du reste que le comté de Hamp est limitrophe de celui de Berk. Il s’agit de populations métisses, formées au commencement de ce siècle par le croisement entre les truies indigènes et des verrats Asiatiques et Napolitains. Les deux types naturels auxquels appartenaient ces verrats ont d’ailleurs prédominé, surtout le dernier, le type Ibérique, car la réversion ne fait que très rarement réapparaitre celui des truies, le type Celtique, et beaucoup moins souvent l’Asiatique que l’autre. C’est pourquoi les observateurs inattentifs ont pu soutenir qu'il s'agissait là de ce qu’ils appellent des races fixées. La vérité est que ces prétendues races sont en variation désordonnée. Cela n’a, du reste, qu’une importance théorique, les qualités zootechniques n’en étant nullement influencées.
Comme les Berkshires, les Hampshires ont constamment la peau pigmentée, les soies noires sur tout le corps, avec un peu de blane, le plus souvent à la tête. Ces soies blanches plus ou moins irrégulièrement réparties font parfois défaut, mais on s'attache à les obtenir et à les maintenir, comme l'une des principales caractéristiques. Sous ce rapport, les deux populations se confondent. Mais les Hampshires ont toujours, du moins dans la sorte commune du comté, le corps plus allongé, les membres plus hauts et le squelette plus fort. Ils sont en général moins améliorés dans le sens de la précocité et de l'aptitude à l’engraissement. Aussi leur réputation est-elle moins grande sur le continent, où ils ont été moins introduits par les partisans enthousiastes des animaux anglais. A:
HAMSTER (z00log1e). — Genre de petits mammifères Rongeurs, de la famille des Muridés, caractérisé surtout par des abajoues volumineuses et par une queue courte et velue. Le Hamster (Cricetus frumentarius) est assez rare en France, mais commun en Belgique et en Allemagne ; c’est un animal long de 22 à 25 centimètres, à corps ramassé et à tête assez grosse, gris roussâtre en dessus, noir sur les flancs et en dessous, avec quelques taches blanches. Il creuse un terrier profond, formé de plusieurs exca-