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HANCHE

vations communiquant par des galeries, dans lequel il amasse des provisions, et où il reste engourdi pendant l'hiver. Le Hamster vit de grains et surtout de blé ; il est très nuisible par les ravages qu'il fait dans les champs; on a trouvé plus de 2 hectolitres ‘de blé dans un seul terrier. Aussi on lui fait une chasse acharnée.

HANCHE (z0otechnie).-—Ce mot désigne la région du corps de l'animal qui correspond à ce qu’on nomme assez improprement, en anatomie, l’angle externe de l’os ilium, ou os de la hanche. Ce prétendu angle est une tubérosité allongée qui marque de chaque côté, sous la peau, la limite antérieure de la croupe et la limite postérieure du flanc (voy. ces mots). D’après la direction générale du coxal, os complexe appartenant à la fois au trone et au membre postérieur, la situation de la hanche est différente et la saillie qu’elle fait sous la peau varie d'intensité. La conformation de la partie postérieure du corps en est influencée. Ce n’est pas seulement à l'égard des Equidés et en considération de ce qui est appelé « extérieur du cheval » que la connaissance de la région dont il s’agit est nécessaire. Dans l’appréciation des formes des animaux comestibles, des Bovidés surtout, elle a une importance plus grande, attendu que la valeur des parties qui fournissent la viande de première catégorie se mesure principalement par la distance entre les deux hanches et entre chacune de celles-ci et la pointe de la fesse correspondante. Pour comprendre les indications tirées de ces dimensions, auxquelles il est indispensable d’avoir recours dans la description précise des formes bovines, il faut donc connaître le sens exact des termes qui expriment les points de repère choisis.

Ce n’est conséquemment point pour disserter, avec les hippologues empiriques, sur les formes diverses que peut présenter la hanche du cheval, qu'il est utile d’en donner ici la définition. Ces formes dérivent, comme on l’a fait pressentir plus haut, de la direction de l’os auquel appartient la partie qui est la base de la hanche. Cette direction s’apprécie en la rapportant au schéma de la direction parfaite des leviers osseux (voy. CHEVAL). Il n’y a pas à s’y arrêter autrement.

Mais en outre la hanche est chez les Bovidés le siège de l’un des maniements (voy. ce mot), qui est encore appelé maille dans le vieil argot de métier. Ce maniement doit être décrit.

HANCHE (maniement). —Le maniement de la hanche, ou maille, est un dépôt de cellules adipeuses situées sous la peau qui recouvre la hanche. Ce dépôt ne se produit que chez les sujets très gras, à moins qu'ils n'aient le tissu conjonctif sous-cutané abondant et lâche, indice d’une grande propension à l’engraissement et à la formation facile de la graisse dite en couverture. Ce maniement, qui se constate en palpant la région, surtout pour juger de sa fermeté, se voit d’ailleurs facilement. Quand il existe, au lieu que les tubérosités osseuses de la hanche fassent saillie sous la peau, elles sont dissimulées par une sorte d’empâtement arrondi, qui s'étend progressivement vers le flanc, dont le maniement se confond bientôt avec celui de la hanche (voy. FLANC).

Chez les animaux engraissés pour le marché, ce maniement de la hanche n’a pas d'importance. Lorsqu'il se développe, le but commercial est dépassé. Il n’est donc point pratique de chercher à l'obtenir chez les sujets où il ne s’est pas montré en même temps que ceux dont la présence indique l'engraissement suffisant. ANS,

HANGAR.—On donne le nom de hangar au bâtiment sous lequel on remise les instruments aratoires et les véhicules. On connaît deux sortes de hangar : l’appentis ou hangar à un seul versant, et le hangar à deux versants.

L’appentis ou demi-hangar s'appuie contre un mur

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de clôture ou le pignon d’une grange ou d’une bergerie. Sa toiture, tantôt en tuile, tantôt en ardoise, n'a qu’une seule pente ou ne présente qu’un seul versant. La charpente se compose d'une demi-ferme; élle est soutenue par une sablière qui repose sur des poteaux de chêne, montés sur des dés en pierre. Les poteaux sont reliés aux entraits par des mortaises et tenons bien chevillés. Des jambes de force les relient d’une autre part à la sablière. Chaque travée doit être assez large pour qu'une voiture, une faucheuse, etc., puissent y entrer et sortir a’sément. Les véhicules y sont remisés à reculons.

Des crochets spéciaux, fixés dans la muraille, servent à suspendre les chaines des herses, les palonniers, etc.

Les hangars à deux versants sont généralement isolés. Leur largeur varie de 5 à 7 ou 8 mètres. Les poteaux ou piliers en bois qui soutiennent le comble, sont reliés aux fermes par des blochets et des jambes de force. Les entraits peuvent supporter des perches etconstituer avec les arbalétriers un grenier dans lequel on peut emmagasiner des gerbées, de l’osier, etc.

Dans diverses constructions les poinçons qui supportent le faitage sont soutenus par des croix de Saint-André qui se relient aux arbalétriers et qui remplacent les entraits retroussés. Par cette disposition simple et peu coûteuse on évite les entraits et l’on peut aisément loger sous le hangar une voiture chargée de foin, de paille ou de gerbes, en l’introduisant par l'un des pignons. Ces hangars sont bien construits lorsque l'égout du toit s’avance de 1 à 2 mètres sur les faces latérales et les pignons.

De tels hangars peuvent servir temporairement de gerbiers. L’airé doit en être surélevée au-dessus du niveau de la cour, pour empêcher l'accès des eaux pluviales. G. H.

HANNETON (entomologie). — Genre d'insectes de l’ordre des Goléoptères, famille de Lamellicornes et tribu des Scarabéides. L'Europe possède neuf espèces de Hannetons. Celles qui intéressent l’horticulture, l’agriculture et la sylviculture sont au nombre de trois.

Le Hanneton ordinaire (Melolonta vulgaris ou Scarabæus melolontha) est plus commun dans les pays tempérés que dans les contrées froides. Son corps épais et ramassé est rougvâtre et couvert d’un duvet fin et cendré. Le bord de son abdomen présente une rangée de taches triangulaires et blanches ; ses antennes sont foliacées. Sa longueur totale est en moyenne de trois centimètres.

Une variété est désignée sous le nom de Hanneton moyen, parce qu'il est moins développé. Son corselet est plus foncé. On y remarque aussi des taches blanches triangulaires. Ses élytres sont rougeâtres. Les larves auxquelles il donne naissance ne diffèrent pas des vers blancs ordinaires; elles ont six pattes et sont aussi hexapodes.

Le Hanneton vole avec un bruit monotone. Redoutant la chaleur et le soleil, il se tient pendant le jour accroché sous les feuilles dans une immobilité parfaite ; c’est entre le coucher et le lever du soleil qu’il se nourrit de feuilles.

Le Hanneton du Marronnier (Melolontha hyppocastani) est plus petit, plus court que le précédent. Ses élytres sont bordés de noir. Cette espèce cause parfois des dégâts considérables dans les forêts.

Le Hanneton à foulon (Scarabæus fullo) est deux fois plus gros que le Hanneton ordinaire; 1l est bigarré de fauve et de blanc. Il est commun dans les dunes du midi et du nord de la France. Sa larve s'attaque aux racines des plantes salifères. Ce Hanneton est le plus beau de toutes les espèces européennes.

Le Hanneton vit en terre à l’état de larve pendant trente-six mois. Il existe à l’état de nymphe et d'insecte parfait durant six à huit mois seule-

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ment. C’est au milieu du printemps, c’est-à-dire en avril ou en mai, quinze jours plus tôt ou quinze jours plus tard, selon la température et la foliaison des arbres, que le Hanneton sort de terre à l’état d'insecte parfait. Alors il est mou, sans consistance, mais une journée sous l'influence de l’air lui donne toute la consistance qui lui est nécessaire pour prendre son vol. Il vit de sept à huit Jours, mais son apparition dure environ un mois. Le froid de la nuit produit sur cet insecte une sorte d’engourdissement qui permet chaque matin d'en récolter un grand nombre. En général, c’est de préférencelesoir, quand le temps est beau, qu'il apparait à la surface du sol. Dans toutes les localités les femelles sont plus nombreuses que les mâles.

Les mâles meurent après la fécondation des femelles, mais celles-ci vivent encore quelques jours. La femelle qui a été fécondée soit en mai, soit en

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Fig. 85. — Hanneton commun : larve ou ver blanc, chrysalide et insecte parfait.

juin, creuse dans le sol un trou profond de 0,10 à 0,20 et y dépose vingt, trente et quelquefois quarante œufs qui sont blanc jaunâtre et de la grosseur d’une petite graine de chanvre. On a constaté partout que la femelle déposait bien rarement ses œufs dans les terres très argileuses, dans les terres pauvres ou arides, dans les sols occupés par des taillis, dans les terres humides et dans les terrains où le soleil n’a pas un facile accès. C’est avec ses pattes antérieures armées de fortes pointes sur leurs bords qu'elle creuse le sol. Après sa ponte, la femelle sort de terre et meurt.

L'incubation des œufs dure de quatre à cinq semaines. La naissance des larves a lieu généralement pendant la deuxième quinzaine de juillet ; elles ont alors quelques millimètres seulement de longueur, mais celles prennent de mois en mois un certain développement. Quoi qu’il en soit, elles mangent peu et causent très peu de dégâts. A l’approche de l'hiver, elles descendent plus profondément et s’engourdissent pour ne se réveiller qu’au printemps et se rapprocher peu à peu de la surface du sol. A cette époque, elles sont suffisamment

HANNETON

développées pour s’attaquer aux racines des plantes annuelles et bisannuelles. A l’automne suivant, elles s’enfoncent de nouveau dans le sol pour y séjourner encore pendant plusieurs mois dans une immobilité complète et se réveiller quand la température de

‘l'atmosphère permet aux plantes d'entrer de nou-

veau en végétation. À ce moment ces larves ont environ vingt-quatre mois d'existence et elles ont la grosseur du petit doigt. C’est alors qu’elles commencent à exercer leurs grands ravages en s’attaquant aux plantes potagères : Laitues, Fraisiers, ete., aux racines des jeunes arbres fruitiers et forestiers, aux Betteraves, Trèfle, etc. À ce moment de leur existence, elles sont douées d'un appétit vorace. On les distingue aisément quand on opère des labours à la bêche ou à la charrue : elles sont molles, allongées, ridées, d'un blanc sale ou un peu jaunâtre et elles sont contournées sur elles-mêmes en demicercle: leur*tête est rougeâtre. On les désigne alors sous les noms de vers blancs, turcs, mans, etc. Cette troisième année est la dernière . phase de lexistence des larves.

À l'approche de l'hiver elles s’enfoncent en terre jusqu'à 0,30 et même (*,40 pour se transformer en nymphes. Les loges qu’elles creusent pour subir cette métamorphose sont ovalaires. Les nymphes ont une couleur jaune pâle ou roussâtre. Les insectes parfaits sortent de terre en avril ou mai. * Les vers blancs sont des insectes très nuisibles ; ils causent parfois des pertes considérables dans des sols légers et un peu frais. Aussi s’est-on toujours préoccupé de mettre un terme à leur voracité proverbiale. Les moyens proposés pour détruire les Hannetons et les vers blanes sont nombreux, mais jusqu’à ce jour aucun n’a pu être adopté par la grande culture. Celui qui a donné les meilleurs résultats consiste dans l'emploi de capsules contenant du sullure de carbone; malheureusement les dépenses qu’entraine l'application de ce procédé ne permettent pas de l'utiliser en dehors des jardins et des pépinières.

L’agriculteur n’a que deux moyens à sa disposition pour prévenir ou modérer les dégâts causés par les vers blancs : ramasser les vers blancs pendant Les labours etramasser Les Hannetons aussitôt Leur apparition. Ce dernier procédé a été utilisé avec succès dans les départements de la Sarthe, de la Seine, de la Somme, de la Seine-Inférieure. Les administrations départementales accordaient de 10 à 30 centimes par décalitre de Hannetons; un décalitre contient environ 3000 insectes. Il est à souhaiter que le hannetonnage soit rendu obligatoire et que les dépenses soient supportées par les communes et les départements. En général, les Hannetons, dans

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