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Et l'on a peine à comprendre, alors que le principe est si solidement acquis en ce qui concerne toutes les autres marchandises, qu’il faille les rappeler à l'égard des chevaux. Pour se l’expliquer, il faut songer à la force de résistance que possèdent les corps constitués. AFS
HARCOURT (biographie). — Le vicomte Emmanuel d'Harcourt, né en 1788, mort en 1841, propriétaire de domaines importants dans Seine-et-Marne, représenta ce département à la Chambre des députés sous la Restauration; il s’est adonné avec succès à l’étude des questions d'économie politique, de crédit et d'agriculture. Il fut membre de la Société nationale d'agriculture. H. S.
HARDY (biographie).— Julien-Alexandre Hardy, né à Briis-sous-Forges (Seine-et-Oise) en 1787, mort en 1876, célèbre horticulteur français, a été directeur des jardins du palais du Luxembourg, où il accrut considérablement l’importance des collections de plantes ; il y créa une école de Vignes qui acquit une grande célébrité; il y inaugura aussi un cours de taille des arbres fruitiers. On lui doit un important Traité de la taille des arbres fruitiers (1859), dont la 8° édition a été publiée en 1884 par son fils, directeur de l'Ecole d’horticulture de Versailles. Il fut membre de la Société nationale d’agriculture. "5
HARENG (pisciculture). — Genre de poissons de la famille des Clupéides, laquelle ne comprend pas moins de 14 genres, formant 130 espèces. C’est à M. Valenciennes, après Artédi, que l’on doit la classification de cette famille des poissons de premiere utilité, disait le grand naturaliste suédois, tels que Sardine, Hareng, Anchois.
Le genre Hareng proprement dit renferme plusieurs espèces, notamment : le Hareng de la mer Noire (Glupea ponteia), qu'attend un immense avenir ; le Hareng de Pallas, dans les mers du pôle; le Hareng de New-York (Clupea elongata), et enfin celui de nos côtes, le Clupea harengus ou Hareng commun, le plus important de tous. De la Norwège à la Normandie, d'immenses escadres de légers bâtiments se livrent chaque année à la pêche de ce Hareng. È
Quoiqu'il occupe et nourrisse des milliers de millions d'hommes depuis le neuvième siècle, ce n’est que depuis Noël de la Marinière et Valenciennes, c'est-à-dire depuis quelques ans que, grâce aux premiers travaux d’Artédi, nous connaissons le Hareng. À l’état frais, c’est un beau et joli poisson d'un vert glauque, au dos glacé d’argent et miroitant les plus magnifiques reflets de la nacre dans ses dessous, à tête petite, à œil grand ct scintillant, au dos épais et au ventre dentelé; il est long sur nos côtes de 24 à 26 centimètres, alors que dans la mer du Nord il ne se pêche qu’à 35 et même à 40 centimètres.
Le Hareng commun appartient exclusivement à l'Océan septentrional ; au-dessous de la Gironde et dans la Méditerranée, on ne le vit jamais.
Le banc qui, en 1695, se prit au-dessus de Londres, est le fait unique de migration en eau douce que l’on connaisse. La naturalisation, même en eau saumâtre, doit donc être absolument écartée. Plus rustique que ses sœurs les Aloses ou les Sardines, il vit plus longtemps hors de l’eau.
C'est à Fabricius et à Strœm que nous devons l'étude de cette Ecrevisse des Harengs dont on a tant parlé, et qui pourrait bien être la fameuse cause tant cherchée de l'abandon de certaines côtes par les bancs. Au mot SARDINE, nous aurons à nous expliquer sur ce fait qui, dans ces dernières années, a porté un si grave préjudice aux marins et industriels de l’ouest de la France.
Le système de la migration, du nord au sud, est un petit roman de Cuvier, que Bloch et Noël n'ont pas eu de peine à réfuter ; les travaux de MM. Valenciennes et Lesueur ont démontré que le Hareng
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des côtes de l'Amérique est une espèce tout autre que la nôtre et non pas, comme on l'avait annoncé, une simple variété. De Ià la théorie des migrations en altitude qui a définitivement prévalu. C’est fin automne que les bancs se mettent en mouvement pour se rapprocher des côtes où la grande pêche se fait de janvier à mars. Le commodore Hilings nous a donné les faits les plus précis sur ce grand acte de la reproduction du Hareng; les femelles auraient de 30 à 60 000 œufs, selon leur taille ; les jeunes demeureraient sur les frayères à l’état de blanchis jusqu’à l'âge de six à huit mois, descendraient aux vallées sous-marines au moment de la remonte des bancs qui ne seraient alors formés que de Harengs de deux ans à trente mois, époque de leur nubilité.
C’est au quinzième siècle que le Hollandais Benkelins sala le Hareng, ce que les moines de l’&abbaye d’Eu et de Sainte-Catherine de Rouen pratiquaient déjà en 1030. Quoi qu’il en soit, laissons à la Hollande l'honneur de ectte découverte, que probablement ils appliquèrent les premiers industriellement. A la fin du seizième siècle, la Hollande armait 9000 barques, montées par 150 000 marins, rapportant d’après Walter Raleight près de 45 millions de francs. En 1824, la Hollande n'avait plus que 128 barques rapportant à peine un million.
L'histoire de cette grandeur et de cette décadence, qui résument la pêche du Hareng ct l'histoire elle-même de la Hollande, nous entrainerait trop loin. Les deux faits par lesquels nous allons terminer résument selon nous le présent de cette grande industrie au double point de vue national et commercial pour celles des nations de l'Occident qui nous intéressent le plus. Le duc d'Edimbourg s’exprimait ainsi à l'Exposition d’aquiculture de Londres, en 1884 : « La pêche du Hareng figure pour 59 261 500 francs dans le produit général des 184 millions des pêches anglaises, occupant pour elle seule 60000 marins montant entre 8 et 9000 bâtiments. » Le Bulletin officiel des Pêches françaises pour 1883-84, publié par le ministère de la marine, nous donne le chiffre de 8 916 000 francs pour celle du Hareng. Quelle que soit l’amertume d’une pareille situation, bien plus dangereux serait-il de ne pas la connaitre. C.-K.
HARICOT (botanique et culture). — Plante annuelle alimentaire, de la famille des Légumineuses, connue depuis les temps les plus anciens, mais principalement cultivée de nos jours dans la partie centraie de l’Europe. Cette plante a des tiges minces, naines ou volubiles ; les feuilles sont composées de trois folioles triangulaires ayant une surface un peu rude ou cloquée ; les fleurs apparaissent à l’aisselle des feuilles et sont réunies en grappes au nombre de deux à huit; elles sont ou blanches, ou jaunâtres, ou lilas; les cosses varient en largeur et en longueur suivant les variétés ; elles sont ou jaunâtres, ou jaune doré, ou jaune lavé de rouge, ou violettes ; les unes sont tendres, les autres sont coriaces, suivant qu’elles renferment ou non une membrane parcheminée qui devient très dure à la maturité. La forme et la couleur des semences varient avec les variétés ,
Le Haricot (Phaseolus vulgaris) redoute au printemps les gelées tardives et un excès d'humidité, et pendant l'été de longues sécheresses et des pluies fréquentes ou persistantes. Le climat de la France centrale lui permet généralement d'accomplir aisément toutes ses phases d’existence. C'est pourquoi il y occupe annuellement d'importantes surfaces.
Tous les terrains ne conviennent pas au Haricot; les sols dans lesquels il végète le mieux sont ceux qui sont de bonne qualité, mais plutôt légers que compacts ou argileux. Les alluvions sablonneuses, les terres silico-argileuses ou silico calcaires et les terrains granitiques ou volcaniques sont regardés, sous toutes les latitudes, comme les sols
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qui lui sont le plus favorables. En général, les Haricots sont peu productifs quand on les cultive sur des terres dont la fertilité est très secondaire. La poudrette, le sang desséché, les fumiers décomposés, les boues de ville à l’état de terreau, etc., sont d'excellents engrais pour ces plantes.
On en a obtenu un très grand nombre de variétés qui diffèrent surtout par la hauteur de leurs tiges, la longueur de leurs gousses ou cosses et la coloration de leurs semences. Je me bornerai à mentionner les variétés et les races les plus cultivées ou répandues.
Toutes les variétés connues ont été divisées en deux grandes classes : les Haricots nains et les Haricots à rames. Chaque classe comprend deux divisions : les Haricots à écosser et les Haricots sans parchemin ou Haricots mange-tout.
Haricots nains à écosser. — Cette division renferme huit variétés bien caractérisées, savoir :
1. Le Haricot flageolet à fleur blanche, à grain blanc allongé, un peu aplati ou réniforme, est aussi connu sous le nom de Haricot hätif de Laon ; on le mange ordinairement écossé un peu avant sa
Fig. 86. — Haricot nain.
complète maturité. Cette variété a produit cinq races distinctes : Haricot flageolet à grain vert, doni le grain reste verdâtre à la maturité; Haricot Chevrier, dont le grain est beaucoup plus vert que le précédent après la cuisson et qui est recherché par les fabricants de conserves; Haricot fl. rouge, dont le grain est rouge lie de vin; Haricot fl. jaune à grain chamois ayant un ombilic blanc entouré d’un cercle brun; Haricot f:. noir, dont le grain est entièrement noir. Toutes ces races sont plus productives que le Haricot flageolet à grain blanc.
2. Le Haricot suisse blanc a un grain allongé, un peu large et épais ; il est cultivé avec succès en plein champ. Cette variété a donné naissance à quatre races principales : Haricot suisse gris ou Haricot Bagnolet, dont le grain est violet noirâtre ou marbré jaunâtre, qui est très cultivé pour la production des haricots verts ; Haricot suisse rouge, à grain rouge pâle avec marbrures longitudinales lie de vin, qui est mangé en sec; Haricot suisse sang de bœuf, à grain rouge sang de bœuf, pointillé de blanc, variété très cultivée pour son grain qu’on mange à l’état sec; Haricot suisse ventre de biche, dont la graine est couleur chamois clair, qui est aussi mangé en sec.
3. Le Haricot Soissons nain ou Haricot gros pied n’est pas très productif, mais son grain blanc réniforme est de bonne qualité.
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4. Le Haricot rouge d'Orléans a un grain rouge foncé avec un ombilic blanc cerclé de noir ; on le mange en sec; il est très cultivé dans le centre de la France.
5. Le Haricot jaune cent pour un a un grain allongé, droit, presque cylindrique, de couleur jaune brun ; il est très répandu dans l'Est.
6. Le Haricot Saint-Esprit ou Haricot à la reli- -gieuse est un peu courbé, blanc avec une tache noire bizarre près de l’ombilic; cette variété est principalement cultivée dans le Midi.
7. Le Haricot sabre nain de Hollande est remarquable par ses cosses longues, larges et bien remplies; son grain est large et très blanc.
Fig. 87. — Port du Haricot a rames.
Haricots nains sans parchemin. — Cette division æenferme six variétés principales, savoir :
Le Haricot jaune du Canada est une variété rustique, vigoureuse, productive, à grain ovoïde, jaune foncé, à ombilic cerclé de brun.
Le Haricot jaune de Chine est très répandu ; son grain estovoiïde, jaune-soufre avec un cercle bleuâtre autour de l’ombilic.
Le Haricot d'Alger noir nain, le Haricot beurre blanc nain, le Haricot Prédome nain et le Haricot princesse nain sont des sous-races des variétés à rames désignées sous les mêmes noms. Ils fournissent des cosses très tendres appréciées sur les marchés dans les grandes villes. Leurs grains sont aussi consommés à l’état sec.
Haricots a rames à écosser. — Cette division comprend cinq variétés principales :