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HARNACHEMENT

punition, dont les uns sont des harnais d’écurie (collier d'attache, licol, bâton à surfaix), les autres, employés en dehors des habitations (entraves, brêle, talbot) ; d’autres enfin servant pour conduire les animaux (cavecine, caveçon, muselière, hippolasso, tord-nez, morailles, mors d'Allemagne, éperons, cravache , gaule, chambrière, fouet, aiguillon, mouchettes, anneau nasal, etc.). Toutes choses dans l'emploi desquelles le point de vue de l’hygiène est laissé de côté, pour ne viser que l’utilité industrielle, ou du moins est fort accessoire.

Le harnachement proprement dit ne comprend que les applicata des hygiénistes servant à utiliser les animaux en qualité de moteurs. Il comprend, à ce titre, sous leurs formes diverses, la bride, le bridon, la selle, le bât, le collier, la bricole, les traits, l’avaloire et le joug. Le travail moteur des machines animales est utilisé selon bien des modes, dépendant de leur aptitude spéciale, même dans un seul et même genre. La selle et la bride du cheval de guerre ne peuvent pas être semblables de tout point pour le cheval de promenade ; la bride, le collier et le mantelet du harnachement de voiture légère et même de lourde voiture traînée au trot, diffèrent beaucoup de la bride, du collier et de la sellette du limonier ou du cheval de ferme. Mais pour tous ces harnais il y à des conditions en dehors desquelles le harnachement ne peut pas être considéré comme convenable.

La première de ces conditions est que la pièce du harnachement soit exactement ajustée à la partie du corps sur laquelle elle doit être appliquée, de façon à n'être que le moins possible offensive pour l'animal, de façon, en un mot, à ne point le blesser. Non seulement les blessures que le défaut d’ajusture du harnais détermine mettent en jeu la sensibilité, mais elles réduisent la capacité du moteur en l’induisant à ménager ses efforts, quand elles ne lerendent pas, par leur gravité, tout à fait indisponible. C’est pourquoi chaque individu employé doit avoir toujours son harnachement propre, ne servant qu'à lui. Par l'usage, il s’y ajuste tout à fait. L'application de ce harnachement à un autre individu le déforme toujours plus ou moins et détruit ainsi son adaptation première. Ne pas respecter cette condition entraîne toujours des inconvénients plus ou moins graves. La respecter oblige, il est vrai, à des frais plus considérables, mais ils sont largement compensés, au bout du compte, par les meilleurs services obtenus.

La seconde condition, d’un autre ordre, est que le harnachement soit confectionné solidement, avec des matériaux de bonne qualité, qui, sans nuire à sa durée, permettent de le rendre aussi peu lourd que possible. D’abord, moins il pèse, moins il peut devenir offensif, à ajusture égale. Ensuite, et c’est la principale considération, le harnachement par lui-même constitue un poids mort, qui s'ajoute à celui du moteur et qui exige, pour être déplacé en même temps que celui-ci, un certain travail réduisant d'autant le travail disponible ou utile. Le moteur surchargé par son harnachement est donc moins avantageux à exploiter, à alimentation égale (voy. ÉQUIVALENT MÉCANIQUE DES ALIMENTS), que celui dont les harnais ne pèsent que le poids strictement nécessaire. Solidité et légèreté sont donc deux qualités qu'il y a lieu de rechercher et de réunir autant qu’on le peut, et sur lesquelles, en ce qui concerne les matériaux entrant dans la confection des harnais, le lecteur comprendra que nous n’ayons point à nous arrêter davantage ici. Ce n’est pas un manuel du harnacheur que nous écrivons; notre but doit être surtout d’y appeler l’attention.

Il est plus dans notre sujet de nous occuper de la conservation des harnachements et d'indiquer les soins à prendre pour l’assurer. La plupart des

HAUTAINS pièces sont en cuir et d’autres en fer, qui exigent

un entretien sans lequel elles s’altèrent. Le euir

se dessèche et se durcit, ce qui en diminue la ténacité. Le fer se rouille. Pour éviter que la rouille n’attaque les pièces en fer des harnachements communs, on a coutume de les étamer. Il n’en est pas moins utile de les essuyer quand elles sont mouillées ou salies. Pour celles qui ne sont ni étamées ni nickelées, cela est indispensable. Quant au cuir, il doit être fréquemment huilé ou graissé, pour lui conserver sa souplesse, sinon ciré comme le sont nécessairement les harnais de luxe, en vue de l’élégance du harnachement. Les parties qui sont mises en contact immédiat avec la peau de l’anhnal s’imprègnent des matières solides de la sueur, grasses et autres. Les surfaces ainsi souillées doivent être souvent raclées et frottées pour Iles débarrasser des souillures. Ce n’est pas seulement une question de propreté. Ces matières fermentent et altèrent la substance du harnais.

Mais la chose dominante est de déposer les harnachements en lieu convenable, en dehors du service. C’est une coutume mauvaise de les accrocher à la muraille des écuries, non seulement à cause des odeurs désagréables qu’ils répandent, mais surtout parce que les gaz ammoniacaux dont l'atmosphère est toujours plus ou moins chargée, dans les écuries de ferme où le fumier séjourne plus longtemps que dans les autres, altèrent le cuir et en diminuent la résistance. Le mieux est de les placer à proximité de l’écurie, dans un local spécial bien éclairé et surtout bien aéré. C’est, on peut le croire, une bonne mesure d’économie, et non pas une mesure de luxe. Elle est prise généralement au sujet des harnachements de chevaux de maitres, pour obéir à d’autres considérations. Toute écurie de luxe est pourvue d’une sellerie. Un local analogue, pour remiser les harnais des chevaux de trait, n’est pas moins nécessaire. En leur assurant une plus longue durée, il réalise une épargne qui en paye largement le loyer. A. S.

HART (sylviculture). — Lien formé de brins de bois rendus flexibles par la torsion. Les meilleures harts sont faites avec les brins trainants de Charme et de Chêne; celles de Coudrier, de Cornouiller, de Bouleau, sont aussi très bonnes. Celles de Sapin sont très estimées spécialement pour relier ensemble les diverses parties des trains de bois. On se sert des harts pour lier les fagots, former les bottes de lattes, d’échalas, etc. Elles remplacent les cordes dans presque tous les travaux d'exploitation des forêts. B. DE LA CG.

HARTIG (biographie). — Georges-Louis Hartig, né à Gladenbach (Allemagne) en 1764, mort en 1836, a été le plus célèbre forestier allemand de la première moitié du dix-neuvième siècle; 11 fut grand maitre des forêts de Prusse. On lui doit un certain nombre de publications dont la plupart sont devenues classiques. Les principales sont : Instructions pour l'entretien des bois (1791), Manuel du fores tier (9° édition, 1851), De l'entretien et de la culture des forêts (1837), Tableaux pour le cubage des bois coupés (17° édition, 1854). Il fut membre étranger de la Société nationale d'agriculture. — Son fils, Théodore Hartig, a publié aussi plusieurs ouvrages sur la botanique et la sylviculture. HAS:

HASE. — Femelle du Lièvre (voy. ce mot).

HASTFEHR (biographie). — Frédéric Guillaume, baron de Hastfehr, né à Roslagen (Suède) en 1719, mort en 1768, économiste et agronome suédois, s'est occupé surtout de l’amélioration des races ovines. On lui doit l'introduction des moutons Mérinos en Islande. Il à publié un traité sur l’éducation et les soins à donner aux moutons (1752), qui fut traduit du suédois en danois, en allemand et en français. HS.

HAUTAINS (viticulture). — On donne le nom de

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