HELMINTHES
dément découpées, à nervation palmée ou pédalées.. Les fleurs sont solitaires ou groupées en cymes unipares. Bon nombre d’espèces passent pour renfer-mer des poisons énergiques ; elles étaient autrefois employées comme médicament à cause de leurspropriétés purgatives. Les principales espèces em—ployées étaient les Helleborus officinalis, niger,. fœtidus, viridis, hiemalis et orientalis; cette der-nière espèce passait pour guérir la folie. Ces médicaments sont abandonnés de nos jours et consi-dérés comme trop dangereux. Plusieurs espèces sont employées comme ornementales, car elles ont: le très grand mérite de fournir des fleurs en plein. hiver sans souffrir de la gelée et de la neige. Depuis quelques années, on s’est occupé à hybrider les di-verses espèces entre elles; on a obtenu de la sorte des plantes très intéressantes et qui s’amélioreront probablement encore. Les principales espèces cul-tivées dans les jardins sont :
Hellébore noir (Helleborus niger L.).—Cette es—pèce, connue aussi sous le nom de Rose de Noël, . est une des plus belles du genre. Ses fleurs sont grandes, et le calice, coloré d’abord en blanc, puisen rose, à une très longue durée; elles sont réunies par deux ou trois sur des hampes partant d’un rhizome souterrain, noir, irrégulier, qui produit de grandes feuilles persistantes palmatiséquées, . pédalées, dentées sur les bords. La plante est vivace : et résiste aux froids, qui ne l’empêchent pas de montrer ses fleurs en novembre et décembre. On peut en hâter l’épanouissement et leur donner plus. de fraicheur en couvrant les plantes avec deschâssis. Elle vient bien dans les situations ombra-gées et en terre forte et riche en engrais. On la. multiplie par division des touffes faite au printemps.
Hellébore d'Orient (H. orientalis Gars.). — Es-pèce vivace à feuilles pubescentes dans le jeune âge, découpées en segments plus ténus que dans: la précédente espèce ; elles sont annuelles et s’épanouissent en même temps que les fleurs. Celles-ci, . grandes et rosées, sont portées par des rameaux. feuillés.
Hellébore pourpre (H. purpurascens Wild.). —- Fleur d’un violet lie de vin, s’épanouissant en fé-vrier et mars. Les feuilles sont d’un vert cendré à: six-neuf divisions dentées en scie. Cette espèce doit être cultivée en terre légère additionnée, s’il est: possible, de terre de bruyère.
On cultive encore, mais plus rarement, les /J. atro-rubens, à fleurs d’un rouge sombre ; A. odorus, à fleurs verdâtres de peu d'effet, mais odorantes ; H. abrahasicus, à fleurs d’un brun rosé. Ces espèces veulent un sol léger pour bien se développer.
Dans les terrains calcaires secs, on rencontre l'Hellébore fétide (H. fœtidus L.), dit vulgairement”
pied de griffon. Cette espèce atteint 0",60 de haut
et se couvre de fleurs vertes en hiver. Elle n’est pas. employée dans l’ornementation. J. D.
HELMINTHES (z0ologie). — Classe d'animaux:
appartenant au deuxième sous-embranchement (Vers) des Annelés. Cette classe renferme principalement les animaux appelés Vers intestinaux, parce qu'ils vivent ordinairement en parasites dans l'in testin de l’homme et celui d’un certain nombred'animaux vertébrés. Les Helminthes ont le corps cylindrique, atténué aux deux extrémités, dépourvu . d'organes locomoteurs et d’appendices extérieurs ;. leur système nerveux est rudimentaire, la respira-tion cutanée et vague, le sang non coloré; leur: corps ne présente pas de divisions annulaires dis-tinctes. On doit surtout citer, dans cette classe, les - Ascarides, les Filaires, les Strongles, les Trichines, . les Ténias, tous nuisibles à l’homme et aux ani-maux; les Anguillules qui vivent dans divers vé— gétaux, et les Anguillules qu'on trouve dans levinaigre et quelques autres produits provenant de la transformation des fruits. — Les Helminthes sont parfois appelés Entozoaires, Nématoïdes.
HÉLONTAS
HÉLONIAS (horticullure). —' Genre de plantes herbacées vivaces, de la famille des Mélanthacées, originaires de l'Amérique septentrionale. On cultive quelquefois dans les jardins l’Hélonias rose (Helonias bullata) pour ses fleurs roses disposées en épi serré. On la multiplie de graines ou par division des touffes, en terre de bruyère ou en terrain frais légèrement ombragé.
HELVELLE (cryptogamie). — Genre de Champignons dont le nom a été donné au groupe des Helvellacés, caractérisé par un chapeau membraneux et charnu, sinueux et irrégulier, de couleur brune ou noirâtre, porté par un pédicule large, blanchâtre, sillonné et creux à l'intérieur. Ces Champignons, qui sont comestibles, croissent à terre, sous les bois ou dans les broussailles. L’espèce la plus répandue est l’Helvelle mitre (Helvella esculenta), vulgairement mitre d’évéque, dont le chapeau présente deux lobes relevés simulant une mitre.
HELVÉTIEN (ETAGE) (géologie). — Voy. MIOCÈNE.
HÉMATURIE (vétérinaire). — Sortie par le canal de l’urètre d’une certaine quantité de sang ou d’urine sanguinolente. L’hématurie n’est qu'un symptôme, qu’un épiphénomène de maladies très diverses. Il est souvent difficile de préciser la nature et le siège du mal dont elle est l'expression; elle peut dépendre de lésions congestives ou traumatiques, d’une altération des organes qui constituent l'appareil génito-urinaire, de la présence d’un corps étranger ; quelquefois enfin elle est liée à une affection générale. Fréquente dans l’espèce bovine, assez commune chez les moutons, l’hématurie est rare sur les animaux des autres espèces.
En dehors des lésions traumatiques et des affections des organes urinaires et génitaux, l’hématurie reconnait pour cause principale la préhension de substances âcres, irritantes, mélangées aux aliments. Mentionnons particulièrement certaines Renonculacées, Euphorbiacées, Scrophulariacées et Légumineuses; les Carex, les Joncs, les jeunes pousses de Chêne, de Sapin et de Pin. Les altérations cryptogamiques des aliments et les eaux trop froides ou vasées peuvent aussi la provoquer. Il paraît encore y avoir dans le développement de l’hématurie une influence des conditions de l’existence et des circonstances atmosphériques. La maladie est rarement observée sur les animaux qui vivent en stabulation; elle sévit surtout dans les localités où le bétail est entretenu aux pâturages. On la constate assez souvent sur les animaux qui, habitués à un régime maigre, sont tout à coup transportés dans de riches pâturages. On admet que les mauvaises conditions hygiéniques suffisent à la provoquer. Les pluies, les brouillards, les refroidissements brusques ont encore été inculpés. L’hématurie s’observe à toutes les époques de l’année, mais elle est plus commune au printemps et en automne qu'aux saisons extrêmes. Lorsqu'elle existe à l’état enzootique, elle est due à des causes plus ou moins générales, et à l’exception de cas où elle est symptomatique d’une maladie spécifique (charbon), jamais on ne lui a reconnu le caractère contagieux.
L'hématurie apparaît sans prodromes, ou bien elle est précédée d'un certain état d’abattement qui a attiré l'attention, ou bien enfin elle ne se montre que lorsque déjà des symptômes graves existent depuis quelque temps. L’urine rejetée par les malades est plus ou moins chargée de sang; sa couleur varie du rouge clair au brun foncé, noirâtre ; elle est homogène ou bien elle tient en suspension de petits caillots sanguins. Dans la plupart des cas la quantité d'urine expulsée n’est pas plus abondante qu’à l’état normal, mais ordinairement, la miction est beaucoup plus fréquente et l’uriné n’est rejetée qu’en petite quantité à la fois. Assez souvent l'émission de ce liquide ne cause aucune dou-