HÉMÉROCALLE
leur (hématurie causée par la pléthore et l'hydroémie), parfois elle est difficile et douloureuse (hématurie causée par des aliments âcres ou des substances irritantes). Généralement les animaux ont le dos voussé, les mouvements raides et les reins très sensibles à la pression. Dans l’hématurie bénigne l'appétit est conservé, mais dans les formes graves 1l y à inappétence plus ou moins complète et cessation de la rumination. Pour peu que la maladie persiste, la sécrétion lactée diminue ordinairement dans une notable proportion; quelques observateurs disent avoir vu le lait devenir sanguinolent. Mentionnons encore la coexistence assez fréquente de l’hématurie avec l'indigestion du feuillet et la gastro-entérite.
Le traitement de l’hématurie comprend une première indication principale : rechercher sa cause et la supprimer. Si elle est due à un corps étranger il faut extraire celui-ci; si elle est causée par des aliments irritants, il faut changer la nourriture; si elle est symptomatique d’une affection locale ou d’une maladie générale, il faut s'attaquer directement à celle-ci. Il est toujours bon de modifier le régime, de laisser les malades au repos pendant quelque temps, de leur donner une alimentation légère, substantielle, de facile digestion et des boissons tièdes additionnées de sels de soude ou de chaux. P.-J. C.
HÉMÉROBE (entomologie). — Genre d’insectes Névroptères à métamorphoses complètes. Ce sont de petits insectes à ailes transparentes, appelés vulgairement demoiselles terrestres. On peut les considérer comme des insectes utiles, car leurs larves se nourrissent des Pucerons qui attaquent les arbres. Les principales espèces sont : l’Hemerobius hirtus, V'H. humuli et V'H. nervosus, ayant à peu près la mème taille de 5 à 6 millimètres, et différant surtout par la teinte plus ou moins foncée des diverses parties du corps.
HÉMÉROCALLE (horliculture). — Genre de plantes de la famille des Liliacées, à fleurs grandes, régulières et hermaphrodites, comprenant un périanthe double de trois pièces chacun, concolores, régulières, réunies à la base sur une faible étendue. Les étamines, au nombre de six, émergent du tube de la corolle. L’ovaire est à trois loges multiovulées, le fruit capsulaire. Les feuilles partent d'un rhizome court portant des racines charnues fasciculées; ces feuilles sont longues, à nervations parallèles. Les fleurs sont réunies en cymes sur des hampes longues de plusieurs décimètres. On cultive dans les jardins l’'Hémérocalle jaune (Hemerocallis flava L.) connue aussi sous le nom vulgaire de Lis jaune, originaire du midi de la France. Elle porte en juin des fleurs de 6 à 8 centimètres de large, d’un jaune pâle, odorantes. La plante est vivace et rustique; on la cultive dans les platesbandes où elle produit un bel effet, et aussi dans les massifs de bois. Cette espèce aime les sols substantiels ; on la multiplie par division des touffes. L’Hémérocalle à fleurs fauves (A. fulva L.) diffère peu de la précédente espèce; ses fleurs sont plus grandes, d’un jaune fauve et complètement inodores; sa culture est la même que celle de la précédente espèce. On cultive encore, mais plus rarement, l’'H. à feuilles de graminées (4. graminea Andr.) et l’H. à feuilles distiques (H. disticha Dan.), dont les fleurs sont jaunes également, mais de plus petite dimension.
On désigne improprement sous le nom d'Hémérocalles des plantes appartenant au genre Funkia, qui se distingue du genre précédent par les six divisions du périanthe réunies à la base qui forment un ensemble bilabié, et par des graines entourées d’une aile membraneuse, lesquelles renferment sous leurs téguments plusieurs embryons entourés d'un albumen. De plus, les feuilles, au lieu d’être ensiformes et sessiles, sont pétiolées, ovales ou cor-
HEMIPLÉGIE
dées. On en connaît cinq espèces originaires de la Chine et du Japon, parmi lesquelles on cultive surtout : l'Hémérocalle à feuilles en cœur (Funkia subcordata Spreng.), plante vivace, à hampe de 30 centimètres, portant de grandes fleurs blanches, longues de 0,10, très odorantes, à feuilles cordées, luisantes ; il est prudent de recouvrir les pieds avec des feuilles pendant l'hiver ; on la cultive fréquemment en pot, comme plante de marché; sa multiplication s'obtient par division des rhizomes ; — l’Hémérocalle à feuilles ovales (Funkia ovata Spreng.), une plante vivace, dont les hampes peuvent atteindre jusqu’à 0",60 de haut; elles portent des fleurs d’un bleu violacé, qui s’épanouissent en juin et juillet; les feuilles sont acuminées, mais non cordées ; même culture que pour la précédente espèce. JD
HÉMIPLÉGIE (vétérinaire). — Par ce mot on désigne les paralysies qui affectent toute une moitié du corps ou une partie de l'un des côtés.
L'hémiplégie est presque toujours produite par une lésion cérébrale (hémorrhagie, oblitération vasculaire, tumeur), quelquefois par une altération partielle de la moelle (hémiparaplégie). Elle est dite alterne, lorsque la paralysie de la face occupe le côté opposé à la paralysie du reste du corps. La lésion cérébrale existe toujours du côté opposé à la paralysie des membres, phénomène curieux dû à une disposition anatomique particulière des centres nerveux. La gravité de l’hémiplégie varie nécessairement suivant le siège et la nature de la lésion qui la détermine. Le plus souvent elle est au-dessus des ressources de l’art (pour le traitement, voy. PARALYSIE). P.-J. C.
HÉMIPTÈRES (entomologie).— Ordre d’Insectes à métamorphoses incomplètes, c’est-à-dire que l'insecte, en se développant, ne change ni de formes ni d’habitudes, mais acquiert parfois des ailes, tandis que, d’autres fois, il en reste privé. Ce sont des insectes suceurs, à ailes antérieures de consistance variable , à ailes postérieures toujours membraneuses. La bouche est toujours disposée en deux lèvres : la lèvre inférieure en forme de rostre de succion, articulé, plus ou moins droit, s'étendant sous la poitrine, ‘et garni intérieurement de quatre soies perforantes ; la lèvre supérieure ou labre recouvrant plus ou moins complètement le rostre. Les antennes sont insérées en avant de la tête ou au-dessous des yeux. Les yeux sont composés. La tête est enclavée dans le thorax dont les trois anneaux sont plus ou moins distincts. Les pattes sont toujours de longueur égale, pourvues le plus souvent de trois articles aux tarses, le dernier se terminant par deux crochets aigus, séparés quelquefois par une petite pelote arrondie et membraneuse. L’abdomen est composé de six à neuf segments, et se termine quelquefois, chez les femelles, par une farière plus ou moins développée. Les Hémiptères possèdent, dès la sortie de l’œuf, leur forme définitive: les larves sont toujours dépourvues d'ailes; les individus qui doivent devenir ailés sont garnis de fourreaux quand ils passent à V’état de nymphes, et portent quatre ailes à l’état parfait. Dans plusieurs espèces, tous les individus mâles et femelles restent aptères; dans d’autres espèces, les femelles seules sont aptères; dans d’autres enfin, un certain nombre de femelles deviennent ailées, la plupart restant aptères. D’après la forme des ailes, on divise les Hémiptères en deux sous-crdres : Hémiptères hétéropteres, chez lesquels les ailes sont dissemblables, les postérieures étant membraneuses et recouvertes audessus par les supérieures fermes vers la base et membraneuses vers l’extrémité; Hémipteres homoptères, chez lesquels les ailes supérieures ont la même consistance dans toute leur étendue et sont presque toujours membraneuses comme les postérieures.
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