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HÉMORRAGIE

On connait environ 12000 espèces d'Hémiptères réparties dans toutes les régions du globe. La plupart de ces insectes sont phytophages et vivent du suc des plantes dans lesquelles ils implantent leur

-rostre ; un moins grand nombre sont parasites des

animaux dont ils sucent le sang. Presque tous les Hémiptères sont des insectes nuisibles aux plantes cultivées ; quelques-uns ont acquis une célébrité universelle par les ravages qu'ils exercent (Phylloxera, Pucerons, Punaises, etc.). Les deux sousordres se divisent en tribus comme il suit (Maurice Girard) :

Hémiptères héléroptères. — Onze tribus : Pentatomiens, Coréens, Lygéens, Phymatiens, Aradiens, Tingitiens, Cimiciens, Réduviens, Saldiens, Hydrométriens, Népiens.

Hémiptères homoptères. — Dix tribus: Cicadiens, Pulgoriens, Membraciens, Cercopiens, Jassiens ou Cicadelliens, Psylliens, Aphidiens ou Pucerons, Phylloxériens, Aleurodiens, Cocciens ou Cochenilles.

HÉMOPHILIE (vétérinaire). — Etat constitutionnel caractérisé par la fréquence d'hémorragies difficiles à arrêter. C’est une sorte de diathèse hémorragique. Son existence chez nos animaux n’est pas douteuse, mais on n’en a rapporté qu’un petit nombre d'observations. P.-J. C.

HÉMOPTYSIE (vétérinaire). — Crachement de sang consécutif aux hémorragies de la gorge, des bronches ou des poumons. L’hémoptysie est relativement rare chez nos animaux. Elle peut être déterminée par des affections très diverses de l’appareil respiratoire. Dans certains cas elle résulte d’une cause accidentelle, traumatique, qui à agi sur l’un des organes entrant dans la constitution de cet appareil; quelquefois elle est symptomatique d’une maladie générale spécifique (morve, tuberculose), d’un état constitutionnel (hémophilie), d’une affection de nature congestive ou inflammatoire (congestion pulmonaire, pneumonie), d’une tumeur du larynx ; exceptionnellement elle peut être provoquée par des sangsues fixées sur la muqueuse laryngienne.

Dans l'hémoptysie , le sang ou les mucosités sanguinolentes sont ordinairement expulsées à la fois par les narines et la bouche. Lorsque lhémoptysie est abondante, le sang liquide ou déjà coagulé s'échappe par la bouche et les cavités nasales ; si elle est faible, c’est une matière spumeuse, mousseuse, formée par un mélange de sang et de mucosité, qui est expectorée sous l'influence des efforts de la toux. L'examen méthodique des malades permet au vétérinaire de reconnaitre la cause de l’hémoptysie et de combattre celle-ci par un traitement approprié, lorsque, toutefois, elle n’est pas liée à une affection incurable. P.-J. C.

HÉMORRAGIE (vétérinaire). — Effusion d’une quantité notable de sang. Tantôt ce liquide s’écoule à l'extérieur (hémorragie externe), tantôt il s’épanche dans une cavité organique (hémorragie interne), ou dans les tissus (apoplexie). Toute hémorragie est la conséquence de ruptures vasculaires portant sur des canaux plus ou moins volumineux.

On distingue les hémorragies en spontanées, traumaliques et critiques. — Les hémorragies spontanées ou par exhalation, dues à des déchirures de vaisseaux capillaires, sont souvent un signe d’altération grave des parois de ces canaux. — Les hémorragies traumaliques résultent de blessures artérielles ou veineuses produites accidentellement ou par la main du chirurgien. Généralement elles ont lieu au moment même où le plaie est faite; mais quelquefois, aux plaies profondes, l'hémorragie réapparaît après plusieurs jours ou même plusieurs semaines (hémorragie secondaire), soit parce que les ligatures appliquées sur les vaisseaux d’un certain calibre n’ont pas suffi à en pro-

HÉMORROIDES

duire l’oblitération, soit parce que ces vaisseaux, compris dans une escarre, se rompent avant d’être définitivement oblitérés par un caillot, soit encore parce que le blessé est sous le coup d’un état morbide général (hémophilie, infections). Les hémorragies artérielles se reconnaissent à l’existence d’un écoulement de sang vermeil qui s'effectue par jets, par saccades isochrones aux contractions cardiaques. Les hémorragies veineuses sont caractérisées par l’écoulement en nappe ou en jet régulier d’un sang rouge foncé, noirâtre. Dans les hémorragies capillaires, un sang rouge s’épanche en petite quantité à la surface de la plaie. — Les hémorragies critiques surviennent pendant le cours de certaines maladies graves; elles sont généralement suivies d’une amélioration de l’état du malade et annoncent une terminaison favorable.

On arrête facilement les hémorragies capillaires par les réfrigérants ou les astringents (affusions d’eau froide, eau acidulée, alcool, perchlorure de fer) et par l'emploi de substances absorbantes. Les hémorragies veineuses ou artérielles nécessitent, dans la plupart des cas, une intervention rapide et énergique : tamponnement de la plaie, torsion ou ligature du vaisseau blessé (voy. PLAIES).

Hémorragie nasale. — Voy. EPISTAXIS.

Hémorragie urinaire. —NVoy. HÉMATURIE. P.J.-C.

HÉMORROÏDES (vétérinaire). — Petites tumeurs noirâtres situées à la marge de l'anus ou dans l’intérieur du rectum, et formées par des dilatations veineuses. Elles sont extrêmement rares chez nos animaux. Quelques auteurs du commencement de ce siècle ont décrit sous le nom d’hémorroides les tumeurs mélaniques si fréquentes chez les chevaux blancs; mais ces tumeurs sont essentiellement différentes, par leur nature, des véritables hémorroïdes (voy. MÉLANOSE). P.-J. C.

HENNÉ (botanique). — Le Henné (Lawsonia inermis) est un arbrisseau de la famille des Lythrariacées, originaire des régions tropicales de l'Afrique et de l'Asie. Il atteint une hauteur de 2 à 3 mètres; il est glabre et sans épines pendant sa jeunesse, et devient épineux en vieillissant, ce qui a fait admettre par quelques botanistes l'existence de deux espèces (L. inermis et L. spinosa). Ses feuilles, opposées, sont elliptiques et aiguës aux deux extrémités. Les fleurs, blanches, disposées en panicules terminales, ont un calice quadrifide, une corolle à quatre pétales onguiculés, alternant avec les divisions du calice, huit étamines insérées deux à deux au fond du calice et opposées à ses divisions. Les fruits, en forme de baie, sont couverts par le calice persistant et présentent quatre loges renfermant chacune de six à huit graines anguleuses.

Outre que le Henné se rencontre abondamment à l’état spontané en Arabie et dans plusieurs parties de l'Afrique, on le cultive aussi soit pour le parfum de ses fleurs, soit pour la matière colorante qu'on extrait des feuilles; en les broyant et en triturant la poudre dans l’eau, on forme une espèce de pâte qui sert à colorér fortement la peau en jaune brun. En Europe, on emploie cette pâte, qui possède des propriétés tannantes, comme succédané du cachou. En Orient, les fleurs servent à parfumer des huiles et des pommades, et sont usitées dans l’'embaumement des corps.

Les habitants de l’oasis de Touat, dans le Sahara marocain, cultivent le Henné sur une grande échelle ; ils en approvisionnent une partie de l’Afrique. Dans l'Inde, on cultive abondamment cette plante, surtout aux environs de Bombay ; on la place généralement dans les jardins et dans les champs voisins des habitations; sur quelqnes points, elle sert à former des haies; elle fleurit pendant toute l’année. Mais c’est surtout aux environs de la Mecque, en Arabie,'que l’on cultive le Henné ; la pâte en est rapportée par les caravanes de pèlerins. Son apparence générale rappelle celle du Troëne commun.

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