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HÉPATITE

On le multiplie par boutures qu’on plante dans des lieux ombragés ; sa croissance est rapide. Lorsque les rameaux atteignent une longueur de 1 mètre environ, on les coupe et on enlève les feuilles qu’on fait sécher au soleil et qu’on réduit en poudre fine dans un moulin grossier. Au bout de deux mois environ, de nouvelles pousses se sont suffisamment développées pour qu'on prenne une deuxième récolte; en général, on fait sur chaque pied deux ou trois récoltes par an. Lorsque le Henné est cultivé pour la production des fleurs, on laisse les rameaux atteindre une longueur de près de 2 mètres. La culture pour les fleurs est très répandue en Egypte; les fleurs fraîches se vendent, de temps immémorial, dans les rues d'Alexandrie et du Caire.

HENRIQUEZ (biographie). — Jean Henriquez, né en Lorraine en 1728, mort en 1800, jurisconsulte, s'est adonné surtout à l’étude des questions de législation forestière. On lui doit notamment : Principes généraux de jurisprudence sur les droits de chasse et dè pêche (1779); Observations sur l’aménagement des forêts (1781); Code pénal des eaux et forêts (1782); Manuel des eaux et forêts (1784) ; Mémoire sur les moyens de multiplier les plantations des bois sans trop nuire à la production des subsistances (1789). H.:5:

HENRY (biographie). — Noël-Etienne Henry, né à Beauvais (Oise) en 1769, mort en 1832, pharmacien-chimiste français, outre un grand nombre de travaux sur les applications de la chimie à la pharmacie, a publié dans les Mémoires de la Société nationale d'agriculture dont il était membre, plusieurs mémoires intéressants, notamment : Analyse de plusieurs terres arables, De l'analyse des différentes espèces de blé comparées au ble d’Odessa aujourd'hui répandu en Europe. : H. S.

HÉOU-TSI (biographie). — Célèbre prince qui vivait vers le vingt-troisième siècle avant notre ère, : vénéré par les Chinois comme le propagateur des préceptes de l’agriculture dans leur pays. D’après Confucius, il enseigna l’art de semer et de moissonner les céréales, et de récolter les principales productions du sol de la Chine. HS.

HÉPATIQUE (horticulture): — Voy. ANÉMONE.

HÉPATITE (vétérinaire). — On désigne par cette expression les diverses formes de l’inflammation du foie. Parmi les variétés de cette maladie, il en est deux principales : l'hépatite aiguë franche, ordinairement déterminée par des causes extérieures d'ordre traumatique, et l'hépatite chronique interstitielle, à marche lente, plus connue sous les noms de sclérose du foie ou de cirrhose.

Hépatite aiguë. — On lui assigne les symptômes suivants : abattement, tristesse, dégoût pour les aliments, soif ardente, bouche chaude, pâteuse, sèche; constipation, urines rares, chargées, filantes ; coloration jaunâtre, ictérique des muqueuses et des parties cutanées dépourvues de pigment ; sensibilité de l’hypochondre droit, région où, par des pressions faibles, on provoque facilement une douleur plus ou moins vive, L’hépatite aiguë se termine le plus souvent par la résolution, mais la suppuration et la gangrène sont des complications possibles. Elle a surtout pour causes les coups, les heurts qui portent sur le côté droit du trone à la limite des cavités thoracique et abdominale. On admet encore que les aliments excitants et la superpurgation peuvent en provoquer le développement ; ces dernières influences étiologiques n’agissent guère que chez les sujets des petites espèces domestiques, principalement chez le chien.

Hépatite interstitielle, cirrhose. — Ce qui caractérise essentiellement cette affection, c’est sa lésion anatomique : l’épaississement et l’induration du tissu cellulaire ou conjonctif du foie qui comprime et finit par étouffer les éléments propres de l'organe, les cellules hépatiques.

La cirrhose est dite atrophique lorsque, malgré

HÉPIALE

l'hypertrophie conjonctive, le volume du foie diminue graduellement; hypertrophique, quand elle s'accompagne d’une augmentation notable et persistante de la masse du foie. La première variété apparaît d'abord autour des vaisseaux sanguins et se généralise rapidement. Elle aboutit à la formation d’anneaux tibreux qui enserrent des amas de lobules hépatiques et les atrophient peu à peu. L'autre, la cirrhose hypertrophique, a son point de départ dans l’inflammation des canaux biliaires. À sa phase initiale elle est assez souvent circonscrite à un petit nombre de lobules hépatiques, mais elle gagne par envahissement la totalité de l'organe. Ces deux modalités de l'hépatite interstitielle ont pour résultat commun la destruction graduelle des cellules propres du foie. Elles sont absolument incurables.

Dans les climats tempérés, les diverses formes d'hépatite qui n’ont pas une cause traumatique sont extrèémement rares chez nos animaux. P.-J. C.

HÉPIALE (entomologie). — Genre d'insectes Lépidoptères, du groupe des Hétérocères, tribu des Hépialiens. Les Hépiales (Hepialus Fabr.) ont le corps assez grêle et velu, les antennes grêles et courtes, les palpes très courts et très velus, Le corselet long et velu, les ailes longues et étroites, disposées en toit dans le repos, l'abdomen grêle, très allongé chez les femelles. Ces insectes volent près de terre en tourbillonnant, après le coucher du soleil. Les chenilles sont grêles et allongées, à

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minent pas la mort de la plante, elles la font au moins languir et jaunir. La chenille passe l'hiver entre les racines; en avril, elle se transforme en chrysalide dans une coque soyeuse cylindrique; le papillon apparaît en juin et en juillet. Le seul moyen de diminuer le nombre des Hépiales est de faire la chasse aux papillons, le soir après le coucher du solieil.

HÉRAULT (DÉPARTEMENT DE L') (géographie). — Ce département a été formé, en 1790, aux dépens du Bas-Languedoc. Les portions de cette province qu'il comprend sont : le Maguelonais, le Lodévais, l'Agadès, le Béderrois, le pays de Thomières et une partie du Minervois. Département maritime, l'Hérault, sauf une petite portion de son territoire qui se trouve au nord de l’axe des Cévennes, dans le bassin de la Garonne, est situé dans la région méditerranéenne. Il est compris entre 43° 12’ 46” et 43° 57" 51” de latitude et 0° 12’ 10” et 4° 46’ de longitude est. Il est borné : au nord, par les départements du Gard et de l’Aveyron ; à l’ouest, par celui du Tarn; au sud, par le département de l'Aude et la Méditerranée ; à l’est, par le département du Gard. La superficie du département de l'Hérault est de 619799 hectares. Sa plus grande longueur, de l’estnord-est à l’ouest-sud-ouest, du cours du Vidourle à Félines-Hautpoul, est de 145 kilomètres; sa plus grande largeur, du nord au sud, du lit de la Virenque à Agde, est de 76 kilomètres.

Le département est divisé en 4 arrondissements,

comprenant 36 cantons et formant un total de 336 communes.

L’arrondissement de Saint-Pons

occupe l’ouest du département; l’ar-

rondissement de Montpellier est à l’est. Les deux arrondissements de Béziers et de Lodève sont compris entre les deux premiers. La partie septentrionale du département est occupée par les Cévennes et par une

portion du plateau du Larzac. Ces montagnes sont séparées de la Méditerranée par une vaste zone de collines et de plaines bordées d’une plage de sable d’où s’élancent, entre le petit chaînon de la Gardiole, deux

collines isolées, le Saint-Clair et le

pie Saint-Loup, et en arrière de laquelle s’étendent des étangs allongés, la plupart sans communication apparente avec la mer.

Les Cévennes entrent dans l’'Hé-

rault à l’est du roc de Peyremaux et de la Fontaine des Trois-Evèques. La

cime la plus haute du département

est située au-dessus des sources de l’'Agout, au nord d’Olargues et à l’ouest de Saint-Gervais, dans le massif des

monts de l’Espinouze; ce point a une

Fig. 92. — Hépiale du Houblon.

segments garnis d’épines très courtes dirigées en arrière. On compte en France une dizaine d’espèces de ce genre; la plupart n’exercent pas de ravages dans les cultures. Il faut faire exception toutefois pour lHépiale du houblon (4. humuli), dont la chenille dévore les racines de cette plante. Cet insecte (fig. 92) a le corps jaune, les pattes de couleur rouge-brique et les antennes jaunâtres; la femelle est plus grande que le mâle, dont l’envergure est de 5 centimètres. La chenille, dont la longueur moyenne est de 4 centimètres, est d'un jaune roussâtre clair, avec la tête et le prothorax d'un brun fauve et les stigmates noirs très apparents. Elle se nourrit en rongeant les grosses racines du Houblon; lorsque ses érosions ne déter-

altitude de 1126 mètres. Au sud de Saint-Pons et d’Olargues, entre le val du Jaur et les limites de l'Aude, des monts déchirés bordent et sillonnent le bassin d® la Cesse, autour de Minerve. Puis on trouve la Montagne Noire, dont la plus haute cime, le pic de Nore (1210 mètres),se trouve sur la fron- . tière du Tarn et de l'Hérault.

L’Espinouze s'arrête à la vallée de l’Orb; à l’est de ce fleuve et à l’ouest de la Lergue et de l’Hérault, les Cévennes envoient, du nord au sud, un chainon qui prend le nom d’Escandorgue. De la Lergue à la rive droite de l'Hérault, et au delà, les Cévennes portent le nom de Garrigues. Elles sont nucs ou couvertes de buissons de Chênes verts et d'arbustes. L’Escandorgue et les Garrigues forment le rebord méridional du Larzac, vaste plateau de 60000 hectares, en grande partie compris dans l'Aveyron. De la montagne de Seranne, point cul-

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minant des Garrigues, se détachent des chainons allant vers l'Hérault.

L'Hérault a 90 à 100 kilomètres de côtes sablonneuses ; à partir de Cette, la côte se présente sous la forme d’un bourrelet de sable, très bas; ce bourrelet sépare la côte des étangs d’Ingril ou de Frontignan, de Palavas, de Maguelonne, de Pérols, de Mauguio.

Les eaux du département se partagent d’une façon très inégale entre la Méditerranée et l'Océan, ce dernier ne recevant que les eaux d’une petite partie de l'arrondissement de Saint-Pons.

C’est par l’Agout, affluent du Tarn, que le département de l'Hérault déverse ses eaux dans l’océan Atlantique. L’Agout prend sa source au pied du plus haut sommet de l’'Espinouze. Il passe à Fraisse, à la Salvetat, reçoit la Vebre et entre, au moulin du Loup, dans le département du Tarn. La Vèbre entre dans l'Hérault près de la Salvetat, et reçoit le Viaur. Le Thoré est un autre affluent de l’'Agout.

La Méditerranée reçoit, de l’est à l’ouest, le Vidourle,le Lez, l'Hérault, le Libron, l'Orb et l'Aude.

Le Vidourle, au delà de Sommières (Gard), commence à séparer les départements de l'Hérault et du Gard; mais ce n’est qu’en face de Lunel, un peu en amont de Marsillargues, qu’il appartient à l'Hérault. Il reçoit la Bénovie à Boisseron.

Le Lez est formé, à Saint-Clément, par une magnifique fontaine ; il laisse Prades à gauche, Saint-Clément à droite, contourne la butte de Montferrier, baigne le parc de la Valette, Castelnau. Au delà de la citadelle de Montpellier, il devient un canal navigable qui traverse une vaste plaine, laisse Lattes à gauche, croise le canal des Etangs et va se jeter à la mer par le grau de Palavas. Il reçoit le Lirou, qui prend sa source aux Matelles et se grossit de la Déridiere, de l’'Yorgues, du Terrien et de la fontaine de la Fleurette; son second affluent est la Mosson ou Mausson, qui se grossit de la Garonne, du liimassel et du Coulezou.

L'Hérault entre dans le département en amont de Ganges, arrose la Roque, longe la montagne de Thaurac, baigne Saint-Bauzille-de-Putois, traverse les gorges de Saint-Guilhem-le-Désert, s'approche de Gignac, baigne Canet, Belarga, passe entre Paulhan et Campagnan. En aval de Pézenas, l’Hérault laisse Florensac à sa gauche et Bessan à droite; canalisé et navigable, il traverse Agde et se Jette dans la Méditerranée au fort du Graud, après un parcours de 99 kilomètres dans le département. Il reçoit d'assez nombreux affluents de faible importance.

Le Libron reçoit à Magalas le ruisseau de Badeaussou, passe à Licuran-lès-Beziers, à Bonjan et va se perdre dans les sables du littoral près du Grau du Roi.

L'Orb nait dans les escarpements méridionaux du Larzac. Il limite les départements de l'Hérault et de l'Aveyron, et coule devant Romiguières, passe à Ceilhes, à Bédaricux, reçoit ensuite le torrent de Lamalou, baigne Vieussan, Roquebrun, Cessenon, Lignon, contourne Béziers où il reçoit les eaux du canal du Midi. Puis il passe à Sauvian, à Sérignan et tombe dans la Méditerranée par les deux branches du Grau de Sérignan.

L’Aude n'appartient au departement de l'Hérault que par quelques kilomètres de son cours, par son embouchure et par plusieurs affluents de gauche. Ge fleuve reçoit en effet dans l'Hérault : l'Ognon, la Cesse, grossie du Brian et la Roquefourcade, déversoir de l’étang de Capestang.

Outre ses vastes étangs littoraux, on trouve encore dans le département les éfangs de Capestang, de Vendres, de Luno.

Le département de l'Hérault, à part le canton de la Salvetat et une partie de celui d'Olargues, appartient au climat méditerranéen. La température moyenne annuelle de Montpellier est de 13°,6;

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celle de l'hiver de 5°,8 et celle de l'été de 22 degrés. Le nombre des jours de pluie est de 67 et la hauteur moyenne d’eau tombée annuellement est de 0,740 à Montpellier, de 0",600 à Cette et de 1 mètre à 1,20 dans la montagne. Le vent dominant est le mistral. Le canton de la Salvetat et une partie de celui d’Olargues forment au contraire une région froide, neigeuse en hiver; il en est de même des plus hautes chaînes du département et des plateaux qui se rattachent au Larzac.

Au point de vue géologique, le sol du département appartient à des terrains d'origines très variées. En général, le sol de la plaine dérive du terrain tertiaire et du terrain jurassique ; il est recouvert par le diluvium alpin et par des alluvions. Les coteaux appartiennent au terrain jurassique et au terrain de transition. La montagne comprend trois terrains bien distincts : le calcaire jurassique auquel appartiennent les Causses et le Larzac, le terrain granitique qui forme la plus grande partie de l’arrondissement de Saint-Pons, et le terrain volcanique auquel appartient la chaine de l’Escandorgue. (Ce terrain se rencontre aussi à Agde, Cazouls d'Hérault, Saint-Thibéry, Grabels et Montferrier.

Le groupe primaire ou paléozoïque est représenté dans le département par les étages silurien et dévonien. Les environs de Neffiez, près de Pézenas, offrent une petite oasis silurienne où affleurent d’épaisses masses de schistes verts. Les nodules de ces schistes renferment de grandes trilobites. Près de Cabrières, à Falgairas, cet étage est recouvert, d'abord par des psammites, puis par des couches à

orthocènes. Le pic de Cabrières, près de Neffez,

offre une coupe assez intéressante d’un ilot dévonien, isolé dans la région du Languedoc. On observe de bas en haut : 4. marbre à encrines, avec petites trilobites ; 3. calcaire griotte rouge à goniatites; 2. quartz lydien; 1. calcaire schisteux à polypiers, avec quartz lydien.

Le groupe secondaire ou mésozoïque renferme le trias, le lias et le système oolithique.

Le trias, près de Lodève, à Fozière, est formé d'un grès bigarré. Un calcaire dolomitique caverneux et des calcaires schisteux séparent ce grès de marnes bariolées, contenant de puissants amas de gypse saccharoïde. Le trias des Corbières a une puissance de 500 à 600 mètres. Le grès bigarré y existe sous forme de poudingues de colorations diverses, alternant avec des argiles. Le muschelkalk est formé de cargneules, de calcaires variés et de dolomies avec fossiles indéterminables. Quant au keuper, il comprend trois sous-étages : l’inférieur, constitué par des grès siliceux et feldspathiques avec des argiles; le moyen, composé de cargneules et de dolomies; et le supérieur, consistant en argiles bariolées avec dépôts gypseux.

Quant au lias, l'étage rhétien, à la Défriche, près de Lodève, se compose de 4 mètres de grès blanc supportant 5 mètres d’une arkose à grain fin, dans laquelle se trouve un banc calcaire de 0,30 à A. contorta. Le tout établit un passage ménagé entre les marnes gypsifères et cargneuies du keuper, d’une part, et la zone à A. planorbis d'autre part. Cette dernière est représentée par 20 mètres de calcaires blanchâtres dolomitiques et compacts, superposés à 2 mètres de calcaires blancs dolomitiques à Cardinies.

Près de Lodève, le liasien à Amm. margaritatus surmonte directement l’hettangien.

Le système oolithique constitue les causses du Larzac. Les étages inférieurs, y compris l’oxfordien, sont à l'état de calcaires compacts, souvent dolomitiques, mal stratifiés, parfois puissants de 900 mètres et formant au pied des Cévennes des plateaux monotones et arides. Un petit nombre de profondes coupures, aux parois tranchées à pic, traversent ces plateaux. Les affleurements tithoniques se poursuivent sur les limites de l'Hérault.

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Puis vient le groupe tertiaire ou néozoïque. Le travertin blanc de Saint-Gély, près de Montpellier, appartient au début de l'éocène. Au-dessus se placerait une barre calcaire, surmontée d’un grès supportant des lignites. Enfin, au-dessus de ces lignites, à Grabels, se trouve un calcaire avec des Planorbis. Il est couronné par un conglomérat appartenant à l’éocène supérieur. A Montpellier, la base du pliocène est formée par des marnes sableuses jaunes à Auricula Serresi, que surmontent 30 à 50 mètres de sables jaunes calcaréo-siliceux, micacés, avec lits d’Ostrea nudala. Dans le haut, les sables passent à des marnes que couronne un poudingue à éléments surtout calcaires. A Celleneuve les sables manquent et le dépôt marneux contient la faune pliocène d’Hautervies (Drôme). A Saint-Martial on trouve des limons rouges et des alluvions.

Enfin, sur le bord des fleuves et des rivières, on retrouve des alluvions appartenant à l’ère moderne.

Le département comprend trois zones bien distinctes : la plaine, les coteaux, la montagne. La plaine occupe les parties méridionales des arrondissements de Montpellier et de Béziers jusqu’ aux rives de la Méditerranée et le territoire arrosé par l'Hérault dans l'arrondissement de Lodève. Les coteaux sont disposés en amphithéâtre entre la plaine et la montagne. Cette partie est mouvementée et traversée par des vallées bien ouvertes. La montagne comprend les élévations supérieures des Cévennes méridionales. Elle renferme l’arrondissement de Saint-Pons et la partie septentrionale des arrondissements de Lodève et de Montpellier. Les deux tiers de cette grande surface sont occupés par des forêts, des taillis, des châtaigneraies, des rochers et de vastes dépaissances.

La superficie du département de l'Hérault est de 619799 hectares. Voici comment elle est répartie d’après le cadastre achevé en 1838 :

hectares

Ferre laboutables ii, Ve Je du he: 158973

ET RER LOIS PIE COCA PUR 13416 RSR NT à a oise 104464 RO tt ae ne à pa int ad lou 80 357 Vergers, pépinières, jardins .......... 24143 Oseraies, aulnaies, saussaies.......... 167 Garrierés eines. "04: Minis 9 Mares, canaux d'irrigation, abreuvoirs.. 36 Canaux de navigation................. 519 Landes, pâtis, bruyères, etc........... 2092 253 LS RLRE AE RAP Re FRA AE AE RE 11714 Oliviers, amandiers, mûriers, etc...... 602% EE NE) STE PARA OPERA RER 164921 Propriétés bâties... ........, RER 1267 Total de la contenance imposable... 598033 Total de la contenance non imposable... 21 766 Superficie totale du département....., (619799

La superficie des terres labourables représentait alors 25 pour 100 de la superficie totale; celle des prés était de 2 pour 100 de la même surface; celle plantée en Vignes était de 17 pour 100.

Le tableau qui suit indique l'étendue des terres cultivées en céréales, d’abord d’après la statistique de 1852, ensuite d’après celle de 1882, avec les rendements moyens aux deux mêmes époques :

Cr RE AR Bees TT VE CT le M ES

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