HERD-BOOK
dent à l'anéantissement des mauvaises herbes. Un sol propre permet seul les récoltes maxima; dans une terre insuffisamment nettoyée, les engrais servent au développement de la végétation spontanée et,au lieu de belles moissons, ce sont des monceaux d'herbes qu’on obtient. FYB;
HERBIVORES (z00{echnie). — En zoologie, les Vertébrés mammifères sont divisés en trois grands groupes, d'après leur alimentation naturelle, avec laquelle leur dentition est en rapport. Les uns se nourrissent exclusivement de matières animales : ce sont les carnassiers ; les autres, de matières végétales seulement : on les appelle herbivores ; enfin, ceux qui vivent à la fois des deux sortes d’aliments sont qualifiés d’omnivores.
L’appellation d’herbivore n’est pas précisément exacte, au sens rigoureux du mot. Prise à la lettre, elle signifierait que les animaux auxquels elle s’applique ne peuvent vivre normalement que d'herbes, dont la définition est bien connue (voy. HERBES). Il n’en est pas ainsi. La vérité est que leur appareil digestif est seulement disposé pour recevoir des aliments végétaux, et que livrés à leurs propres instincts, ils n’en prennent pas d’autres. Leur bouche est dépourvue de dents aiguës. Leurs molaires présentent une table fonctionnant à la manière des meules. L’estomac et les intestins ont chez eux une capacité plus grande, indiquant qu'ils peuvent recevoir et digérer une alimentation plus volumineuse et moins riche. Quelques-uns, comme les ruminants, ont même d'énormes réservoirs alimentaires, qui leur permettent d'emmagasiner de la nourriture pour plusieurs jours.
Ce n’est pas à dire que les animaux herbivores soient incapables de subsister avec une alimentation animale exclusive, et surtout que les matières animales ne puissent pas être utilisées dans leur alimentation. L'expérience a bien des fois prouvé le contraire. Les petits chevaux Islandais, notamment, sont nourris avec du poisson durant une bonne partie de l’année. Mais il est certain que leur nutrition est imparfaite quand ils n’ont pas, pour s’alimenter, un certain quantum de leur aliment naturel. Et c’est là une notion de première importance pour la zootechnie. Sans cet aliment, ils ne sont pas entretenus dans leur état normal, dans l’état où ils peuvent fonctionner avec leur pleine puissance, pas plus que le carnassier ou carnivore nourri de végétaux ou de matières d’origine végétale ne conserve sa vigueur naturelle.
Des quatre genres d'animaux qui fournissent les principaux sujets de la zootechnie, trois appartiennent au groupe des herbivores. Ce sont les Equidés, les Bovidés et les Ovidés. Le quatrième, celui des Suidés, est omnivore. En ce qui concerne l’alimentation essentielle d'entretien dont il vient d'être parlé, la qualification doit être regardée comme rigoureuse pour les deux premiers et pour une partie du troisième. Les Equidés, les Bovidés et les Ovidés ariétins ne s’entretiennent complètement qu'avec de l'herbe fraiche de prairie naturelle ou de pâturage, ou avec le foin qui en provient. Les Ovidés caprins (genre Capra de Linné) préfèrent les végétaux ligneux des hauteurs. À
HERBUES. — Nom vulgaire donné aux plaques de terre végétale garnies de plantes herbacées qu'on enlève sur les rebords des fossés et même dans les pâturages, pour améliorer le sol des Vignes.
HERD-BOOK (z0otechnie). — Expression anglaise signifiant littéralement : livre de troupeau. L'objet de ce livre est de faire connaître la généalogie des familles qui y sont inscrites et pour lesquelles il est une sorte de registre d'état civil. Cette expression n’a été appliquée, jusqu’à présent, qu'aux généalogies de Bovidés. Instituées d’abord en Angleterre pour les Courtes-cornes, en 1822, sous le titre de The General Short-Horned Herd-