HEREFORD
tion, il s’en trouvait encore 22 portant entièrement les caractères du lainage mérinos. Mais on put observer, dès les débuts, que de l’accouplement d’un bélier soyeux avec une brebis également soyeuse, il n’a jamais manqué de résulter un agneau SOyeux.
Les choses eussent sans doute marché plus vite si, au lieu d’être malingre et conséquemment peu doué sous le rapport de la puissance héréditaire individuelle, l'agneau de 1828, à toison soyeuse, eût été vigoureux. Des brebis qu'il lutta en 1829, deux seulement firent des agneaux soyeux en 1830, et ils étaient de sexe différent. En 1831, on n’en obtint que cinq, dont une femelle seulement. Quand il y eut assez de béliers soyeux, en 1833, pour féconder toutes les brebis du troupeau, l’hérédité se montra le plus souvent unilatérale, et en faveur de la mère non soyeuse. C’est lorsqu'on eut obtenu assez de brebis soyeuses pour ne plus être dans l'obligation d’en faire lutter d’autres par les béliers de la nouvelle variété, c’est-à-dire quand on put agir dans tous les cas conformément à la loi des semblables, que la reproduction du nouveau lainage devint infaillible.
En résumé, si le lecteur a suivi avec attention les développements que nous venons de consacrer à l'étude des lois de l’hérédité, il doit être maintenant convaincu qu’il existe un mode de reproduction supérieur à tous les autres, comme rendant cette hérédité sûre, infaillible, et permettant dès lors d'établir les entreprises zootechniques sur une base solide, de façon que leurs résultats puissent être toujours prévus. Ce mode est celui dans lequel l'hérédité individuelle et l’atavisme convergent, au lieu d’être divergents; c’est celui dans lequel les individus accouplés étant le plus possible semblables entre eux, sous le rapport des formes ou de l'aptitude à reproduire, sont en même temps de la même race et aussi de deux familles ou d’une seule dans lesquelles ces formes ou cette aptitude se sont montrées constamment depuis plusieurs générations. Plus le nombre de celles-ci est grand, plus le résultat est assuré. Alors, comme on l’a déjà dit, que l'hérédité soit unilatérale ou bilatérale, ou autrement, que les puissances héréditaires individuelles soient inégales ou égales; que la loi d’atavisme fonctionne où non, ou en d’autres termes que l'individu procréé hérite d'un ancêtre ou de ses ascendants directs; en un mot, quoi qu’il arrive, cet individu sera toujours semblable à ceux-ci, puisqu'ils sont à la fois semblables entre eux et aussi à leurs propres ascendants de tous les degrés. C’est évidemment ce qui ne peut pas être contesté sans méconvaitre les lois de l’hérédité, que l'empirisme a tant de fois transgressées. On ne peut, en effet, hériter qu'exclusivement de son père ou de sa mère, ou bien des deux à la fois, ou enfin que d’un aïeul ou de deux aïeux de ligne différente. Il a bien été parlé aussi d’hérédité collatérale ; mais nous avouons ne pas comprendre comment elle pourrait se réaliser. L’hérédité physiologique ne peut exister qu’en ligne directe. Ce qui se montre en même temps chez les collatéraux vient d’un ancêtre commun. C’est purement et simplement de l’atavisme. A.S.
HEREFORD (z0otechnie). — Nom d’une des variétés bovines de l'Angleterre, qui se trouve principalement dans les comtés d'Hereford et de Glocester, au centre de la Grande-Bretagne, où elle est considérée comme une race. Sa population est en majorité composée de bœufs.
La variété d’'Hereford appartient, par ses caractères spécifiques, à la race Germanique (voy. GER- MANIQUE). D’après ce que dit David Low de son histoire, elle ne se distinguait point, jusque vers la fin du siècle dernier, aussi nettement qu’à présent des autres variétés de la même race. Comme ces dernières, clle était surtout laitière et exploitée