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HERMAPHRODISME

recherche aussi les larves des Hannetons et les Escargots. Il ne monte jamais sur les arbres. La peur le rend immobile; dans le danger ou quand il est effrayé, les muscles de sa peau lui permettent de se mettre en une boule épineuse en fléchissant sa tête et ses pattes sous son ventre. Ses piquants se dressent, s’entre-croisent en tous sens, et forment une armure puissante contre les Chiens, les Renards, les Putois et les Martres qui veulent le saisir ; il répand alors une odeur désagréable.

Fig. 94. — Hérisson.

Cet animal ne fait aucune provision pour l'hiver. En octobre ou novembre, suivant les latitudes, alors que la température atmosphérique est descendue à + 6 degrés ou + 7 degrés, alors aussi que son épiploon est très chargé de graisse, il se creuse un terrier dans un endroit retiré et y passe l'hiver dans un engourdissement léthargique complet. C’est en avril ou mai qu’il quitte sa demeure hivernale, et c’est vers la fin de mai qu’on trouve de jeunes Hérissons. Jusqu’à ce jour on ignore la durée de la gestation des femelles. Chaque portée se compose de quatre à cinq petits. &

On connaît une autre espèce de Hérisson, qu’on rencontre surtout sur les bords de la mer Caspienne ; c’est le Hérisson à longues oreilles, de taille plus petite que le Hérisson d'Europe ; il se distingue par ses oreilles grandes comme les deux tiers de sa tête.

En résumé, ie Hérisson doit être classé parmi les animaux utiles à l'agriculture, puisqu'il détruit un grand nombre de ses ennemis. G. H.

HERMAPHRODISME, HERMAPHRODITE (bofanique). — Voy. FLEUR.

HERMELIN (biographie). — Samuel-Gustave, baron Hermelin, né à Stockholm en 1744, mort en 1820, a été un des principaux promoteurs des progrès agricoles en Suède, à la fin du dix-huitième siècle. Il entreprit, outre de vastes travaux métallurgiques, le défrichement et la colonisation de plusieurs provinces de ce pays. Il à publié un certain nombre d'ouvrages sur l’industrie minérale et la géographie de la Suède. H. S.

HERMES. — Ancienne qualification des terres vaines et vagues. Cette expression n’est aujourd’hui que rarement usitée.

HERMINE (z00logie). — Petit Mammifère de l’ordre des Carnivores, famille des Mustélidés, long de 35 centimètres environ avec sa queue, à pelage rose marron en été (d'où son nom de roselet), et blanc en hiver, sauf l'extrémité de la queue. Cet animal est extrêmement rare en France; il devient d'autant plus abondant qu’on s’avance davantage dans les régions septentrionales. Sa fourrure est très recherchée.

HERNIE (vétérinaire). — Dans son acception la plus générale, ce mot peut s'appliquer à toute tumeur formée par la sortie partielle ou totale d’un organe hors de la cavité qui le renferme normale-

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ment ; mais, dans le langage pratique, il ne s'entend guère que des tumeurs produites par l'issue d’un viscère à travers un orifice naturel ou accidentel des parois abdominales. Les hernies se forment de préférence dans les points où existent des ouvertures naturelles. Elles ont recu des dénominations différentes suivant leur siège. Ainsi la hernie est dite inguinale, lorsque l’un des organes abdominaux s'engage dans le canal inguinal, le long du cordon testiculaire ; ombilicale, quand elle existe à la partie inférieure du ventre et que la sortie des viscères s’est effectuée par l’ombilic ; diaphragmatique, lorsque les organes abdominaux ont fait irruption dans la cavité thoracique à la faveur d’une ouverture accidentelle ou d’un orifice naturel anormalement dilaté. On désigne sous le nom de hernies ventrales celles qui se développent en un point quelconque de la région abdominale par une déchirure des plans sous-cutanés qui entrent dans la constitution des parois du ventre. Dans le langage vulgaire, les mots hernie ventrale et éventration sont ordinairement employés comme synonymes, mais une différence principale existe cependant entre ces deux affections. Dans la hernie, les viscères sont encore recouverts et protégés par la peau qui, en raison de sa souplesse et de son élas— ticité, résiste aux actions contondantes suffisantes pour rupturer les plans musculo-aponévrotiques: sous-cutanés. Au contraire, dans l’éventration, les tuniques abdominales sont perforées ou déchirées, la cavité péritonéale est ouverte, et les organes qu’elle renferme peuvent s'échapper au dehors. Presque tous les viscères abdominaux sont susceptibles de s'engager à travers la paroi du ventre et de constituer des hernies, mais celles-ci sont généralement formées par les organes qui jouissent d'une grande mobilité : l'intestin grêle, le petit côlon, l’épiploon, la matrice chez les femelles, quelquefois la vessie chez les grandes femelles domestiques et chez les mâles des petites espèces. Jamais les reins ni le pancréas n’ont été trouvés. dans les tumeurs herniaires. On y a quelquefois rencontré le foie, l'estomac et la rate. — On à encore donné aux hernies des dénominations particulières indiquant l'organe qui les constitue = l’entérocèle est la hernie de l'intestin, l’épiplocele celle de l'épiploon, l’hystérocèle celle de la ma— trice, etc. Par les mots entéromphale et épiplomphale, on entend les hernies ombilicales formées par l'intestin ou l’épiploon. Enfin, au point de vue étiologique, on a aussi distingué des hernies congénitales, favoriséës-.par un vice de développement embryogénique.; des hernies {raumatiques, qui procèdent d'une violënce extérieure; des hernies spontanées, comprenant toutes celles qui ne rentrent pas dans les deux premiers groupes.

L'étiologie générale des hernies comprend des conditions prédisposantes et des causes déterminantes. Tout ce qui affaiblit la résistance de-Îlæ paroi abdominale (cicatrices, gestation, ascite) pré— dispose à ces accidents. La gestation entraine tou— jours une diminution très notable de l’épaisseur des plans abdominaux et ainsi favorise la production des hernies ventrales. On admet aussi généralement: une influence de l'hérédité. Les causes détermi-nantes principales sont : les contusions, les heurts,. les coups et les efforts violents et répétés qu’effec— tuent les animaux moteurs.

Les hernies constituent toujours des accidents graves. Il en est qui sont rapidement redoutables, mais même celles qui ne s’accompagnent d’aucur trouble de l’état général des animaux peuvent: secompliquer de divers accidents.

HERNIE INGUINALE. — Elle est produite par le passage d’une anse intestinale ou de lépiploon dans la gaine vaginale testiculaire. Celle-ci, chez nos animaux, n’est qu'un diverticulum de la cavité abdominale avec laquelle elle communique pen-—

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dant toute la vie par un orifice étroit qui donne passage aux organes du cordon. Logée dans le trajet inguinal, — conduit infundibuliforme d'une longueur de 8 à 10 centimètres, situé en avant du bassin, sur la ligne d’union du ventre et du membre postérieur, et formé antérieurement par la paroi abdominale réfléchie en haut, en arrière par une forte aponévrose qui se continue sur la face interne de la cuisse, — la gaine vaginale a la forme d’une bouteille à long goulot; elle est élargie à sa partie inférieure pour loger le testicule et se rétrécit graduellement vers son orifice jusqu’au voisinage de celui-ci (2 à 3 centimètres) où elle présente ses moindres dimensions. C’est cette partie la plus étroite qui constitue le collet de la gaine vaginale. On distingue les hernies inguinales en récentes ou aiguës et en anciennes ou chroniques.

Hernie inguinale aiguë. — Elle est produite par les efforts violents de tirage, principalement lorsque le cheval se maintient arc-bouté sur ses membres postérieurs pour surmonter la résistance qu'il doit vaincre. Alors l’orifice supérieur du canal inguinal peut se trouver dilaté dans une certaine mesure par le fait même de l'écartement des cuissés, et présenter ainsi à l'intestin une voie plus facile à franchir. À ce moment, les viscères comprimés par la contraction des muscles abdominaux se trouvent appliqués sur l’orifice inguinal, et, si celui-ci est plus ou moins entr’ouvert, on comprend qu'une anse intestinale puisse facilement s’y engager. — Les chevaux entiers sont plus exposés que les autres à l'affection, en raison de la plus grande largeur des orifices inguinaux et aussi parce que le poids du testicule a pour effet de dilater sensiblement ces orifices par l'intermédiaire du cordon qui appuie sur leur lèvre antérieure. L’observation clinique témoigne que c’est surtout pendant les chaleurs de l'été, alors que les testicules sont pendants, que la hernie inguinale se produit le plus fréquemment. On admet encore une prédisposition organique héréditaire qui consisterait en une largeur anormale de l’orifice supérieur de la gaine.

La hernie inguinale aiguë s’accuse d’abord par des coliques légères. Les sujets ralentissent l'allure, s'arrêtent et cherchent à se coucher (voy. COLIQUES). A l'exploration des bourses, on constate, dans la généralité des cas, des symptômes assez significatifs. Dans les premières heures, et si l'organe hernié n’occupe que la partie supérieure de la gaine, le testicule du côté correspondant cst souvent plus ou moins remonté vers le trajet inguinal, mais bientôt il revient dans sa situation première; alors le cordon semble épaissi et un gonflement douloureux ne tarde pas à apparaître le long de cet organe. Dans le doute, l'exploration rectale permet d'établir le diagnostic. Vers la quinzième, la vingtième heure, quelquefois un peu plus tôt ou un peu plus tard, tous les signes des douleurs intestinales disparaissent : la gangrène de l’anse herniaire est réalisée. Ce calme, qui survient à une certaine période de la hernie inguinale aiguë, loin d’être, comme on pourrait le croire, un signe favorable, indique une lésion incurable et mortelle.

La hernie inguinale aiguë est une affection d’une très grande gravité. Elle s'accompagne fatalement et immédiatement d’étranglement, et, abandonnée à elle-même, elle est mortelle. Une intervention rapide est indispensable; au delà de la quinzième heure, il reste peu de chances de guérison. On peut essayer de la réduire par le taxis, mode opératoire qui consiste à exercer des manipulations, des pressions méthodiques sur la tumeur herniaire. Les affusions d'eau froide sont encore avantageuses et peuvent aider à la réduction. Mais ces moyens ne réussissent que dans les premiers moments. Passé cinq ou six heures, ils sont impuissants, et la guérison ne peut être obtenue que par l'opération.

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Elle consiste à supprimer l’étranglement de l’organe hernié, en débridant le collet de la gaine vaginale en un point rigoureusement déterminé, à rentrer cet organe dans la cavité abdominale, et à fermer la gaine par l'application d’un casseau placé haut sur le cordon testiculaire.

Hernie inguinale chronique. — Pour qu'elle se produise, il faut que l'anneau inguinal supérieur ait acquis des dimensions anormales. Quelquefois il y a une déchirure de cet anneau; alors la hernie peut acquérir un volume considérable.

La hernie inguinale chronique est permanente ou intermitiente. La première persiste pendant toute la vie de l’animal et se constate à tous les moments; la hernie intermittente disparaît à certains instants, surtout lorsque les sujets sont au repos, pour se reproduire à d’autres, principalement sous l'influence des efforts du tirage.

On reconnait la hernie inguinale chronique à l'existence, dans la région des bourses, d’une tumeur plus ou moins volumineuse, molle et indolente. En général, ses dimensions et sa consistance sont plus fortes après les repas. Souvent la hernie inguinale chronique est accompagnée d’hydrocèle (voy. ce mot), mais il est rare qu’elle se complique d’engouement ou d’étranglement.

Le seul traitement efficace est l'opération. Elle consiste à inciser une partie des envelopjes, à réduire la hernie, et, comme dans la hernie inguinale récente, à fermer la gaine vaginale par le procédé de castration dit à testicule couvert, en plaçant le casseau haut sur le cordon.

HERNIE OMBILICALE, exomphale, omphalocele. — Après la naissance et la chute du cordon, l’ouverture qui livrait passage aux vaisseaux ombilieaux s’oblitère. À son niveau, se forme une cicatrice d'autant plus solide qu’elle s'éloigne davantage de l'époque de la naissance; mais, chez les jeunes sujets, cette cicatrice ombilicale a une résistance moindre que les autres points de la paroi abdominale et elle cède plus facilement à la pression des organes qui y sont contenus. Aussi la hernie ombilicale survient-elle habituellement pendant les deux ou trois premiers mois qui suivent la naissance. On ne l’observe pas avec une égale fréquence dans toutes nos espèces domestiques. Elle est beaucoup moins commune chez le bœuf, les petits ruminants et le porc que chez le chevat et le chien.

Ses principales causes sont : les efforts qui résultent des sauts, des gambades, des courses que font les jeunes animaux, les contractions énergiques des muscles abdominaux provoqués par l’entérite et, en général, toutes les actions traumatiques qui portent sur la paroi inférieure de l'abdomen lorsque le travail de cicatrisation de l’ouverture ombilicale n'est pas complètement terminé.

Elle se traduit par l’existence, au niveau de l’ombilic, d’une tumeur hémisphérique ou ovoïde très variable dans son volume. Chez le poulain, elle a quelquefois les dimensions de la tête d'un enfant. Ses caractères varient un peu suivant l'organe qui la constitue, mais ordinairement elle est molle, pâteuse, plus ou moins élastique. Sa réduction, très facile à produire, permet de reconnaitre la largeur et l’état des bords de l’anneau ombilical. L’irréductibilité de la tumeur, son engouement, son étranglement sont des complications exceptionnelles.

Le traitement de la hernie ombilicale comprend . un grand nombre de moyens : bandages, topiques irritants, vésicants ou caustiques et différents procédés chirurgicaux. Mais comme elle disparait assez souvent d'elle-même au moment du sevrage, ül convient d'attendre ce moment avant de recourir à l'un ou l’autre des traitements recommandés.

HERNIES VENTRALES. — Elles se remarquent sur tous les points du ventre, mais elles sont particulièrement fréquentes à la partie inférieure du flanc. Leurs causes ordinaires sont : les violences exté-

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rieures, les coups de corne, de fourche, de pied, les chutes sur des corps saillants et mousses.

Les hernies ventrales se traduisent par des symptômes variés, suivant qu’on les examine à des moments plus ou moins rapprochés de leur production. Dans le principe, la tumeur herniaire est molle, pâteuse, un peu sensible et tout à fait réductible. Au bout de quelques jours, elle est chaude, œdémateuse et très sensible à son pourtour, puis peu à peu la tumeur reprend ses caractères primitifs qu'elle conserve indéfiniment s’il ne s'y produit aucune complication. Il est assez rare que la hernie ventrale s'accompagne de fièvre, et, quand les symptômes inflammatoires ont disparu, elle est tout à fait indolente. Sous l'influence de diverses causes, l’inflammation peut survenir au sac herniaire et déterminer des adhérences qui prédisposent à l'engouement et à l’étranglement, mais ces complications ne sont pas fréquentes dans les hernies ventrales.

La guérison ne peut être obtenue que si l’affection est rationnellement combattue dans les jours qui en suivent la production. Son traitement comprend deux indications principales : 1° réduire les organes herniés ; 2° appliquer un bandage contentif.

L'opération qui consiste à réduire la hernie et à suturer les lèvres de la solution de continuité n’est pas à recommander. Elle se complique généralement de péritonite et quelquefois d’éventration.

Eventration. — Ce mot s'entend de la perforation ou de la déchirure complète de la paroi abdominale. C’est un accident d’une gravité suprême.

L’éventration résulte le plus souvent des bles sures faites par des instruments tranchants, des chutes sur des corps aigus, de coups violents ; elle se produit aussi quelquefois à la suite de la castration, de la cautérisation excessive d’une hernie ombilicale, d'une fausse manœuvre chirurgicale dans l’opération que nécessite l’étranglement des hernies. Chez le chien, elle est encore assez souvent le résultat d’une morsure profonde. .

Elle s’accuse par deux symptômes principaux : l'existence d’une plaie pénétrante de l’abdomen et la sortie d’une anse intestinale (ordinairement l’intestin grêle et le petit côlon).

Chez le cheval, l’éventration est presque fatalement suivie de mort. Chez les ruminants, on peut éviter les complications graves; mais, à moins de circonstances exceptionnelles, il est plus avantageux de livrer les blessés à la boucherie. Chez le chien, à l’aide d’un traitement approprié et pratiqué assez tôt, on obtient communément la guérison.

Le traitement de l’éventration consiste à rentrer l'intestin dans la cavité abdominale après l'avoir soigneusement lavé à l’aide d’une solution antiseptique, ct à fermer la plaie abdominale à l’aide d’une suture enchevillée. Si l'intestin était perforé, il faudrait, avant de le réintégrer dans l'abdomen, occlure là plaie conformément aux données classiques. Sans cette indication, il n’y aurait aucune chance de succès.

HERNIE DIAPHRAGMATIQUE. — Elle est constituée par la pénétration des organes abdominaux dans la cavité thoracique, à travers le diaphragme, par une déchirure de cette cloison ou, beaucoup plus rarement, par l'ouverture naturelle qui donne passage à l’æœsophage. Elle est produite par les violences extérieures qui agissent sur la partie postérieure de la poitrine au niveau des dernières côtes, par les chutes et par les efforts considérables que font les animaux dans diverses circonstances, notamment pendant l’abatage, lorsque l’estomac et le gros intestin sont distendus par des aliments.

À son début, la hernie diaphragmatique se traduit par des coliques violentes semblables à celles causées par la congestion intestinale. Lorsque les animaux ne succombent pas, la hernie diaphragmatique passe à l’état chronique. Les sujets qui en

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