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Fig. 6. — Taureau Garonnais.
rement à ce qui se voit ordinairement, la taille des femelles diffère peu de celle des mâles. Le train postérieur est toujours plus haut que l’antérieur, avec une attache de queue très saillante et le dos fléchi Les membres, presque toujours déviés, se rapprochent aux genoux et aux jarrets. En somme, la conformation est irrégulière. On observe aussi fréquemment une déviation soit dans l’une des cornes, soit dans les deux, dont la pointe, au lieu
GARONNAISE
de se diriger en avant et un peu en haut, se dirige en bas. et en dedans, souvent à tel point qu’on est obligé d’amputer près de sa base celle qui se trouve du côté du compagnon de joug, sans quoi le couplage serait impossible. Gette déviation si commune est due évidemment à une coutume locale que nous indiquerons tout à l'heure et qui n’est pas étrangère à celle de la tige dorsale.
Les vaches, relativement peu nombreuses dans la population, principalement composée de bœufs, ont le plus souvent, par rapport à leur taille, des mamelles peu volumineuses et généralement mal conformées, couvertes de poils grossiers.
Le pelage, dans la variété Garonnaise, est uniformément de la nuance claire du Froment. La
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nais. Les mères, faibles nourrices, tarissent vite et n’allaitent ainsi leurs veaux que bien insuffisamment. Mais les éleveurs ont tant de soins, tant d’attentions pour eux, qu'ils n’en atteignent pas moins, avec le temps, la forte corpulence que nous avons vue et un tempérament robuste et vigoureux. Engraissés vers l’âge de huit à dix ans, après avoir fourni une longue carrière de travail, dans laquelle ils se montrent capables de déployer une force énorme, les bœufs Garonnais atteignent des poids vifs qui vont jusqu’à 1100 et 1200 kilogrammes. Les vaches travaillent aussi et autant que les bœufs, car les petits cultivateurs du pays font leurs labours et leurs charrois soit avec une paire de bœufs, soit avec une paire de vaches, quelquefois même avec un seul bœuf ou une seule vache ; les vaches Garonnaises engraissées arrivent à peser jusqu’à 900 et 950 kilogrammes.
Les uns et les autres rendent proportionnellement peu de viande, à cause du fort développement de leur squelette, de l’ampleur énorme de leur panse et de la grande épaisseur de leur peau dense. Le rendement ne dépasse guère 50 pour 100 de
poids vif chez les meilleurs.
Mais cette viande est de qualité
Fig. 7. — Vache Garonnaise.
moindre trace de pigment, soit au mufle ou aux paupières, soit aux cornes ou dans les poils d’une partie quelconque du corps, est un indice certain d’impureté. On en observe des cas sur le bétail des environs de Nérac, qui se rapproche de celui de Bazas et qui est comme celui-ci un produit de croisement (voy. BAZADAIS). Aussi a-t-on, dans le pays, distingué ce bétail du Garonnais en l’appelant race néracaise.
Dans le pays garonnais, dans la partie où s’élèvent surtout les jeunes animaux, la propriété cst très divisée. Les étables, peu spacieuses, ne sont séparées de l'habitation du paysan que par une cloison en planches, percée d’ouvertures par lesquelles doit passer la tête des bêtes pour recevoir la nourriture, parcimonieusement ménagée, parce qu’elle est rarement abondante, surtout en hiver. Elle se compose de feuilles et de bractées de Maïs sèches, de feuilles d'arbres, de pampres. Les ouvertures de la cloison sont haut situées, et pour y atteindre, les animaux doivent placer leurs pieds antérieurs sur une sorte de seuil ou de petite estrade. L’attitude qu'ils prennent ainsi périodiquement durant leur jeunesse dévie leur tige vertébrale dans les régions du dos et des lombes, en élevant la croupe, et leurs cornes encore tendres, en heurtant souvent les bords de l'ouverture par laquelle la tête doit passer pour recevoir, bouchée par bouchée, la pâture, se dévient elles-mêmes d’autant plus facilement que leur direction normale est oblique à la base, de haut en bas et d’arrière en avant. Ainsi s’expliquent ces déviations, beaucoup moins communes, sielles s’y voient parfois, dans le Tarn-et-Garonne et dans la Haute-Garonne que sur les coteaux de la Gironde.
Le régime alimentaire dont nous venons de donner un aperçu a nécessairement pour effet de
rendre lent le développement des animaux Garon-
supérieure. Elle est de grain fin, comme disent les bouchers, bien infiltrée de graisse, tendre par conséquent et d’une saveur agréable. Cette viande jouit, dans le commerce de la boucherie de Toulouse, de Montauban et surtout de Bordeaux, où se peuvent faire des comparaisons avec celle des variétés d’autres races qui habitent d’une réputation justement mé-
la même région, ritée.
Ce qui serait à désirer, c’est que les condition agricoles devinssent telles que l’amélioration obtenue par quelques éleveurs dans le sens de la correction des formes et de la précocité relative du développement pût se généraliser dans la variété. En attendant, rien ne s’opposerait à ce qu’on attendit moins longtemps pour livrer les animaux à l’engraissement, ce qui augmenterait la production en l'améliorant, par un renouvellement plus fréquent de la popuiation. A. S.
GARONNE (HAUTE-) (DÉPARTEMENT DE LA) (géographie). — Ce département a été formé, en 1790, de divers pays appartenant au Languedoc et à la Gascogne. Le Languedoc a fourni 290 000 hectares provenant : 205 000 du diocèse de Toulouse et 85000 du Lauraguais. Les pays gascons ont fourni : le Comminges, 210 000 hectares ; le Nébouzan, 46 000 ; les Quatre-Vallées, 44 000 ; le Couserans, 4000, et la Lomagne, 35 000. Le département de la Haute-Garonne est situé dans la région du sud-ouest de la France, et Toulouse, son chef-lieu, se trouve à 0°53/ de longitude occidentale et à 43°37/ de latitude nord. Il est borné, à l’ouest, par les Hautes-Pyrénées et le Gers ; au nord, par le Tarnet-Garonne et le Tarn ; à l’est, par l'Aude et l'Ariège; au sud, par la chaîne des Pyrénées. Sa superficie est de 628988 hectares. Sa longueur, du Pie-du- Port-d'Oo au point où le Tescou effleure le département, est de 160 kilomètres; sa plus grande largeur, dans la région septentrionale, est de 95 kilomètres. ;
Le département de la Haute-Garonne est divisé en 4 arrondissements comprenant 39 cantons et formant un total de 587 communes.
L’arrondissement de Toulouse occupe le nord du département; immédiatement au-dessous se trou-
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vent les arrondissements de Muret et de Villefranche, le premier à l’ouest, le second à l’est; l'arrondissement de Saint-Gaudens, le plus méridional et le plus à l’ouest, s'appuie contre l’arrondissement de Muret.
C’est entre les Hautes-Pyrénées et l’Aran qu'est tracée la première section de la limite méridionale de la Haute-Garonne. Sur un espace de 16 à 17 kilomètres se dressent les sommités les plus hautes du département. On trouve d’abord, sur la limite des Hautes-Pyrénées, le pic du Port-d'Oo (3114 mètres), que le Port-d’Oo, ouvert à 3002 mètres, sépare à l’est du Seil-de-la-Baquo, pic de 3060 mètres, tandis qu’au nord, le long de la limite des Hautes- Pyrénées, un massif couvert de Sapins descend vers le Port-de-Peyresourde, en séparant la vallée de Louron de celle d’Oo ; puis, la ligne frontière allant toujours vers l’est, passe au col du Portillon et atteint 3145 mètres sur l’arête du pic Royo. De ce point, la limite entre la France et l'Espagne s’abaisse, pour se relever aussitôt et gravir le pic Crabioules. De ce pic une arête pénètre dans l’intérieur de la Haute-Garonne, y forme les pics du Portillon et Quairat, et s’y prolonge entre les vallées d’Oo et du Lis, en un contrefort qui se bifurque lui-même au pie de Céciré. La crête frontière se relève aux pics de Maupas et de Boum. Du pic Sacroux part un petit contrefort qui va séparer la vallée du Lis de celle de la Pique. Trois dépressions forment successivement les ports de la Glère, de Venasque et de la Picade. La frontière se replie alors et monte vers le nord. La crête qu’elle suit sépare la vallée de Luchon de celle d’Aran ; elle n’est plus qu’un contrefort de 2000 mètres d’altitude. Puis, au massif du Bacanère, la frontière reprend la direction de l’est ; elle s’abaisse à 585 mètres pour laisser la Garonne sortir du val d’Aran. Elle se relève aussitôt pour rejoindre le tronçon occidental de la chaîne des Pyrénées. A la Tour de Crabère se détache la limite départementale de la Haute-Garonne et de l'Ariège.
Deux vallées principales, qui se rejoignent à angle droit à Bagnères-de-Luchon, remplissent l’espace laissé vide par les versants de la crête frontière, des montagnes d’Aran, de l’Antenac et du Monné. Ce sont les vallées de l’Arboust, de l’Oo et d’Oueil, vallées latérales, et la vallée de Luchon, arrosée par la Pique, dont les affluents ont creusé les vallées du Lis, de la Glère, de la Pique et de Burbe.
A l’est de la Garonne, sur la limite du département de l'Ariège, l'altitude des contreforts se maintient au-dessus de 1500 mètres. Aux confluents de la Neste et du Volp, avec la Garonne, commence la région moyenne du département. Ce sont des collines et des plateaux couverts de bois et de cultures ; l'altitude moyenne est de 350 à 450 mètres. Ces plateaux convergent vers Montréjeau pour former le plateau de Lannemezan. C’est à Montréjeau que commence également la région des plaines : les deux principales plaines sont celles de Rivière et de Toulouse. Cette dernière s’étend principalement sur la rive gauche de la Garonne ; à droite, elle se réunit, en aval de Muret, aux plaines moins larges de l'Ariège, et, sous les murs de Toulouse, aux plaines de Lhers. Au delà de Toulouse, elle s'étend également sur les deux rives, avec une largeur moyenne de 20 kilomètres. Enfin, la vallée du Tarn mérite sur la rive gauche le nom de plaine.
« Le système hydrographique de la Haute-Garonne, dit M. Joanne, est des plus simples ; un grand cours d’eau traverse le département dans le sens de sa longueur et y reçoit ses premiers affluents. »
La Garonne prend sa source à la Maladetta; elle entre en France au défilé du Pont-du-Roï ; elle partage alors en deux le bourg de Saint-Béat, puis reçoit à gauche la Pique, qui lui amène les eaux de l'One, grossie elle-même des Nestes d’00 et d'Oueil. La Garonne arrose alors la vallée de Fronsac.
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Elle décrit un demi-cercle vers l’ouest, et recoit la Nesle, venue des Hautes-Pyrénées. Le fleuve passe ensuite à Montréjeau ; il prend la direction de l’est, traverse la plaine de Rivière, passe à Valentine et à Saint-Gaudens, puis prend la direction du nord-est, après avoir reçu le Ger, venu d'Aspet et grossi lui-même du Job. Après avoir reçu, à gauche, le Saumès et le Jo, la Garonne arrose Saint-Martory et arrive en vue de Roquefort. Elle reçoit alors
le Salat, qui a 17 kilomètres de cours dans la
Haute-Garonne, et qui reçoit lui-même l’Arbas et le Lens.
La Garonne, devenue navigable, arrose Cazerès, reçoit le Volp et l’Arise, venus du département de l'Ariège. À Muret, elle reçoit la Louge, ruisseau de 108 kilomètres de cours. Près de Pinsaguel, la Garonne reçoit l'Ariège et passe à Toulouse. En quittant cette ville, le fleuve prend la direction du nord-ouest et reçoit le canal du Midi, qui devient alors le canal latéral. Près de Blagnac, il reçoit le Touch. À droite, la Garonne reçoit le Lhers, grossi de la Marcassonne, âe la Saune et du Girou. La Save, grossie de la Gesse, se jette dans la Garonne en aval de Grenade. Puis, à deux kilomètres de l'embouchure de cette rivière, le fleuve quitte le département de la Haute-Garonne pour entrer dans celui de Tarn-et-Garonne.
A son extrémité septentrionale, le département est traversé, du sud-est au nord-ouest, par le Tarn, qui n’a que 22 kilomètres de cours dans le département. E
Dans la région élevée du département de la Haute-Garonne, on compte plusieurs lacs. Les plus considérables sont les lacs glacés d’Oo et du Portillon, le lac Saousat, le lac Vert, le lac d'Espingo.
Le climat du département est le climat girondin. Moins soumis, cependant, aux influences maritimes que la plupart des départements du Sud-Ouest, le département de la Haute-Garonne a un climat beaucoup plus sec en été. Dans sa partie méridionale, les montagnes arrêtent souvent les nuages et les obligent à se décharger en pluie sur les vallées et les collines les plus rapprochées. Les neiges séjournent longtemps sur les hauts sommets, et, les montagnes arrêtant les rayons solaires pendant une partie du jour, le haut pays subit de longs hivers. La quantité de pluie tombée dépasse un mètre dans la montagne, alors que dans la plaine, à Toulouse, elle n’est plus que de 0,70. Dans la plaine, la distribution des pluies est irrégulière ; nombreuses et abondantes au printemps, elles deviennent très rares à partir du mois de juillet jusqu’à la fin de septembre. Il en résulte que, dans la plaine, la sécheresse est ordinairement très grande en été, d'autant plus que le vent du sud-est, l’antan sec et chaud, dessèche la terre, brûle les plantes.
Dans les montagnes, au contraire, les pluies sont fréquentes. A Toulouse et dans le Lauraguais, les vents sont quelquefois très violents et les orages souvent accompagnés de grêle, assez fréquents.
Sous le rapport géologique, le département de la Haute-Garonne est compris dans la région désignée sous le nom de bassin sous-pyrénéen, et constituée par un dépôt postérieur au soulèvement qui a donné aux Pyrénées leur relief actuel. Les terrains plus anciens sont distribués, à partir de fa crête, par leur ordre d’ancienneté. Cependant cet ordre est troublé par la réapparition des terrains anciens en différents endroits qui, normalement, devraient appartenir aux formations secondaires. Les terrains plus modernes (crétacé supérieur et calcaire nummulitique) se trouvent rassemblés au pied de la grande chaîne, dans un petit chainor marginal, désigné sous le nom de Petites-Pyrénées.
La crête supérieure n’est pas composée d’une seule rochè : le massif de la Maladetta et les pics qui dominent la vallée d'Oo sont granitiques ; le
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reste est formé de schistes anciens passant au gneiss et au micaschiste au contact des granits. On rencontre ensuite des schistes de transition, moins consistants, d’une décomposition plus facile, jusqu'à Luchon, où réapparait une masse granitique sur laquelle reposent des sources sulfureuses. En aval de Luchon, les schistes reparaissent et se continuent à peu près jusqu’à la hauteur du confluent de la Garonne et de la Pique. La plus grande partie de la vallée d’Aspet est également constituée par le terrain de transition.
Au nord de la série primaire, bordée par un liséré de grès rouge sans importance au point de vue de la composition du sol arable, on rencontre la région secondaire, jurassique et crétacée. Cependant, au confluent de la Pique et de la Garonne, un soulèvement violent a remis le granit à jour, ainsi que les terrains anciens (granits de soulèvement et schistes anciens), en formant des sortes d’ilots au milieu du calcaire jJurassique ; la montagne qui sépare la vallée de la Garonne de la vallée de Barousse (Hautes-Pyrénées) et le Pic de Ger sont ainsi constitués. Viennent ensuite des vallées plus élargies, bordées par des montagnes calcaires moins élevées, aux formes arrondies, le plus souvent boisées, qui s’abaissent brusquement au nord.
Les Pyrénées proprement dites s'arrêtent à la Garonne-Neste ; au delà s’étend un chainon parallèle, désigné par Leymerie sous le nom de Petites- Pyrénées. Il prend naissance vers Aurignae, se retrouve plus bas sur la rive droite de la Garonne (montagne d’Ausseing) et se prolonge à travers le département de l'Ariège jusqu'aux Corbières. Ce chainon est formé de calcaires jaunes, au-dessus desquels on rencontre une assise argilo-marneuse, décrite par Leymerie sous le nom de terrain garumnien. À cette dernière assise succède enfin l’éocène pyrénéen, constitué principalement par le calcaire à nummulites. Les trois formations présentent, au point de vue agricole, des différences très tranchées ; le calcaire jaune crétacé et le calcaire à nummulites, par suite de la disposition accidentée qu'ils affectent ordinairement, et de leur compacité, donnent des terres arables qui ne sont propres qu'à la végétation forestière. Cependant, le premier, moins compact, donne des sols plus épais et meilleurs.
Le terrain garumnien occupe habituellement les versants et le fond des vallées ; il donne des terres très difficiles à ameublir, mais très favorables à la production herbagère.
Au nord des Petites-Pyrénées s’étend une longue plaine qui occupe à peu près les cinq sixièmes du département, et qui est constituée par le miocène pyrénéen et par des alluvions quaternaires. Le sol de cette plaine est essentiellement composé de couches argileuses ou marneuses renfermant des grumeaux calcaires et des poches de sable. C’est le sous-sol des terres arables, si difficiles à labourer que l’on appelle ferre-fort. Sur ces terres, de nature argileuse ou marneuse, les eaux s’infiltrent difficilement, les sources sont rares et irrégulièrement distribuées, et les chemins, pour lesquels il faut aller chercher ailleurs les matériaux d’entretien, sont généralement mauvais.
Il n’en est pas de même pour le dépôt diluvien, qui occupe les grandes vallées et se retrouve sur certains plateaux alternant avec le précédent. Dans la vallée de la Garonne, les matériaux ont été déposés sur la rive gauche d’une façon intermittente, de manière à former deux larges terrasses qui atteignent, à la hauteur de Toulouse, une largeur de 20 kilomètres.
Les terrains diluviens, désignés sous le nom de boulbènes, sont composés d’un mélange de sable et d'argile, avec des cailloux roulés, dans des proportions très diverses, mais toujours dépourvus de calcaire, La chaux et la marne y produisent &e très
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bons effets, Sur les plateaux, l'alternance des boulbènes avec les terres-fort rend l'emploi de la marne plus facile et plus économique que dans les grandes vallées.
Dans la vallée proprement dite de la Garonne, le sol est plus mélangé de débris tertiaires, plus profond et mieux équilibré; les vallées secondaires (Lhers, Save, Rize, etc.) sont constituées par un mélange calcarifère résultant du lavage des terresfort avoisinants.
La vallée du Lhers, dans laquelle a été creusé le canal du Midi, sépare cet appareil diluvien des Pyrénées d’un autre appareil tout différent par la nature quartzeuse de ses éléments, qui rentre dans le domaine du plateau central de la France. La vallée du Tarn, qui en fait partie, offre, comme celle de la Garonne, deux terrasses principales qui s’établissent du même côté. Le plateau qui se trouve entre ces deux vallées (cantons de Villemur et de Fronton) est également beaucoup plus quartzeux, quoique de la même époque, que le bassin miocène sous-pyrénéen. Il convient particulièrement à la culture de la Vigne.
Enfin, on trouve dans les vallées pyrénéennes et sur les versants des montagnes, notamment dans la vallée de l’Arboust, près de Luchon, des débris meubles provenant de l’extension ancienne des glaciers. Lorsque ces dépôts ne sont pas à une altitude trop élevée, on y pratique avec succès la culture des céréales ; lorsqu'on peut les arroser, les prairies y réussissent également très bien.
La superficie de la Haute-Garonne est de 628988 hectares. Voici comment elle est répartie d’après le cadastre achevé en 1843 :
hectares Terres labourablés ::..602.. V7 . 360240 Prés. Fran ARE PE ee 43 688 Vignes .:..tee ht tuohen 50 062 BOIS. 0E,, SENS RAS ER BAT 92 626 Vergers, pépinières, jardins... ,......, 44928 Oseraies, aulnaies, saussaies.,,....... .33 Carrièresietamiies 4.22. 2tet0- 0e 2 Mares, canaux d'irrigation, abreuvoirs.. 93 Canaux de navigation................. 240 Landes, pâtis, bruyères, etc........... 40 393 Etangs SRE ER RTEREEECE 4 Ghâtaigneraies ii. #20 CHER 2 280 Propriétés bAtios 25: 527 60 PS 3549 Total de la contenance imposable... ... 597 635 Total de la contenance non imposable... 31 353- Superficie totale du département....., 628 958
La superficie des terres labourables représentait 97 pour 100 de la superficie totale du département; la surface consacrée aux prés représentait 7 pour 100 de cette même surface totale, et la surface consacrée aux Vignes 8 pour 100.
Le tableau qui suit indique l'étendue des terres consacrées aux céréales, d'abord d’après la statistique de 1852, ensuite d’après celle de 1882, avec les rendements moyens aux deux mêmes époques :
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