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HOCCO

Le plus généralement, c’est au mélange de Vesces d'hiver et de Seigle qu’on applique cette dénomination ; mais on confond quelquefois sous le même nom des fourrages plus complexes. C’est ainsi que nous avons vu ajouter aux deux plantes précédentes le Lentillon d’hiver, tandis qu'ailleurs on remplace les Vesces par le Pois gris.

Il est impossible de rendre par une formule unique les proportions suivant lesquelles les différentes semences sont associées; la nature des plantes, le sol, le climat, la destination de la récolte sont autant de facteurs dont on doit tenir un compte sérieux. Ces considérations expliquent comment quelques cultivateurs ont obtenu de bons résultats en mettant, par hectare, 54 litres de Vesces et 170 litres de Seigle, alors que d’autres étaient amenés à employer 140 litres seulement de semences, dont moitié pour le Seigle. Enfin on trouve, avec des quantités de semences sensiblement plus élevées, des proportions toutes différentes ; on voit, par exemple, semer 200 et même 250 litres dont la Vesce d'hiver représente les deux tiers. M. Fiévet, à Masny, mettait par hectare 125 litres de Vesces et 95 litres de Seigle.

Les hivernages succèdent à une céréale ou à une plante sarelée ; la première place est de beaucoup la plus commune. Dans ce cas, après un déchaumage, on fume et on donne un labour ordinaire sur lequel s'effectue le semis.

C’est en septembre qu'a lieu l’épandage des graines ; elles sont enfouies, tantôt par des hersages croisés, tantôt par un labour suivi d’un hersage. On roule quelquefois aussitôt après le semis, souvent on attend le printemps pour opérer ce travail qui est nécessaire dans toutes les terres motteuses pour rendre le fauchage plus facile.

Il est assez rare qu’on ait besoin de défendre les hivernages contre les plantes adventices; la végétation vigoureuse et précoce des fourrages associés leur permet d'occuper le sol dès les premiers beaux jours et d’étouffer les végétaux nuisibles. On se trouve bien cependant, dans quelques localités, de donner un léger sarclage ; on détruit ainsi Les Chardons, les Coquelicots, les Bleuets, qui sont parfois si abondants qu’ils diminueraient la récolte.

On attend, pour couper, que les gousses intérieures des Légumineuses soient bien formées et, à ce moment, on fauche ou on sape et on laisse. faner. Le fanage est d'autant plus dificile que la proportion de la Vesce est plus élevée; c’est là la cause des mélanges très riches en Seigle qu’on observe dans les départements du Nord.

Lorsque le séchage est avancé, on lie en bottes de 6 à 8 kilogrammes et on met en chaînes ou en moyettes, qu’on laissé sur champ jusqu’à ce que la dessiccation soit suffisante. On rentre alors en magasin.

Les hivernages constituent un bon fourrage, qui entre, pendant l'hiver, dans les rations alimentaires des chevaux, des bêtes bovines et ovines.

Les rendements peuvent atteindre, en culture ordinaire, 7000 kilogrammes de foin sec par hectare ; ils descendent peu au-dessous de 4000 kilogrammes. Chez [M. Fiévet, le rendement moyen, pendant la période décennale de 1853 à 1863, a été de 7171 kilogrammes par hectare. Les extrêmes ont passé de 10 421 kilogrammes en 1862 à 3876 kilogrammes en 1857. AB: x À

HLUBECK (biographie). — François-Xavier-Guillaume Hlubeck, né à Chatitschau (Silésie) en 1802, mort en 1864, agronome allemand, a été professeur d'économie rurale à Grætz. On lui doit : Trailé completid’'économie rurale (1846, 2 vol.), La nutrition des plantes et la statique de l'agriculture (1841), Le guide du vigneron (1855). He

HOGCO (ornithologie). — Genre d'oiseaux de la famille des Cracidés, ordre des Gallinacés, caractérisé par un bec fort dont la base est entourée

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